Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

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Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Messagepar MANÉ Diégo sur 12 Juil 2026, 08:59

CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

Le Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale est reformé suite au décret du 21/04/1815 à partir des 1er et 2ème régiments de Chasseurs à pied de l'ancienne Garde Impériale, du régiment de Fusiliers-Chasseurs de l'ancienne Garde Impériale, du bataillon d'Instruction de l'ancienne Garde Impériale qui sont dissous le 19/04 pour reformer trois régiments de Chasseurs à pied. Le 4ème régiment a été organisé suite au décret du 21/05/1815. L'état-major général comprend un colonel, un colonel en second et un porte-Aigle, un capitaine quartier-maître, un capitaine d'habillement, un lieutenant d'habillement, un maître-tailleur, un maître cordonnier, un maître guêtrier, 32 musiciens et un chef de musique.

Chaque régiment comprend un major, deux chefs de bataillon, deux capitaines adjudant-majors, deux lieutenants adjudant-majors, un lieutenant officier payeur, un chirurgien major, deux assistants chirurgiens, un vaguemestre, un tambour-major, un caporal tambour et un maître armurier.
Chaque Cie comprend un capitaine, un lieutenant en premier, un lieutenant en second, un sergent-major, 4 sergents, un caporal fourrier, 8 caporaux, 3 tambours, deux sapeurs et 128 chasseurs.

Le 1er régiment sera licencié le 11/10/1815.
Le 2ème régiment sera licencié le 05/10/1815.
Le 4ème régiment sera incorporé au 3ème régiment le 01/07/1815 sous le gouvernement provisoire, ce dernier étant licencié le 01/10/1815.

D'après Waterloo : étude de la campagne de 1815 par Édouard Louis Joseph Melchior de La Tour d'Auvergne : 4603 Chasseurs à pied.
D'après La Sabretache -1905 - page 36 : 4713 Chasseurs.
D'après Armies at Waterloo de Scott Bowden : 132 officiers et 4471 sous-officiers et soldats, soit 4603 hommes.

ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL
COLONEL-COMMANDANT LIEUTENANT-GÉNÉRAL Comte Charles Antoine Louis Alexis MORAND
3 AIDES-DE-CAMP
CHEF DE BATAILLON Claude Joseph de CHERRIER
CHEF DE BATAILLON Robert Antoine Pierre Germain Jérôme RIMOZ de LAROCHETTE
CAPITAINE Joseph Augustin MORAND

COLONEL EN SECOND LIEUTENANT-GÉNÉRAL Comte Claude Étienne MICHEL
3 AIDES-DE-CAMP
CHEF DE BATAILLON Nicolas Michel CHEVREAU
CAPITAINE Guillaume Paul BERTHELOT des VERGERS
CAPITAINE Michel

CHEF D'ÉTAT-MAJOR
CHEF DE BATAILLON Auguste Marie Ferdinand de VARAIGNE

QUARTIER-MAÎTRE TRÉSORIER DES CHASSEURS À PIED au dépôt CAPITAINE Jean Baptiste LARROUY

SOUS-ADJUDANT QUARTIER-MAÎTRE DES CHASSEURS À PIED au dépôt LIEUTENANT EN PREMIER Henry COUSIN

ADJUDANT D'HABILLEMENT DES CHASSEURS À PIED au dépôt CAPITAINE Benjamin CHAILLOU

SOUS-ADJUDANT D'HABILLEMENT DES CHASSEURS À PIED au dépôt CAPITAINE Pierre Julien RIVIÈRE

QUARTIER-MAÎTRE DES VOLTIGEURS DE JEUNE GARDE au dépôt CAPITAINE Jean Baptiste Honoré BINET

ADJUDANT D'HABILLEMENT DES VOLTIGEURS DE JEUNE GARDE au dépôt CAPITAINE Pierre COSTE

SOUS-ADJUDANT D'HABILLEMENT DES VOLTIGEURS DE JEUNE GARDE CAPITAINE Julien PATOUREAU

MUSIQUE DU CORPS DES CHASSEURS À PIED

Tableau récapitulatif des soldats des Chasseurs à pied de la Garde

À LA SUITE

D'après les registres matricules du SHD, série GR 20 YC 44 et 45, qui comportent 5187 matricules dont :
61 en permission, congédiés ou retraités à la 1ère Restauration : matricules 214, 570, 664, 672, 733, 740, 752, 755, 756, 918, 920, 933, 934, 961, 980, 1100, 1219, 1227, 1239, 1243, 1288, 1293, 1294, 1295, 1379, 1383, 1426, 1437, 1477, 1623, 1766, 1919, 1920, 1922, 1935, 2082, 2095, 2096, 2111, 2239, 2284, 2399, 2400, 2577, 2578, 2580, 2581, 2592, 2602, 3689, 3915, 3917, 3918, 4170, 4482, 4672, 4700, 4723, 5056, 5075, 5090

73 à l'hôpital ou en convalescence aux Cent-Jours : matricules 93, 167, 364, 438, 444, 479, 576, 578, 579, 753, 909, 910, 912, 948, 1121, 1180, 1221, 1269, 1662, 1721, 1746, 1765, 1773, 1799, 1803, 1952, 2026, 2040, 2091, 2196, 2222, 2263, 2370, 2528, 2616, 2622, 2717, 2735, 2736, 2776, 2785, 2880, 2889, 2913, 2949, 3142, 3195, 3242, 3317, 3418, 3423, 3429, 3468, 3494, 3540, 3568, 3705, 3981, 4218, 4222, 4229, 4243, 4488, 4493, 4539, 4565, 4691, 4959, 5093, 5096, 5106, 5112, 5157
2 morts aux Cent-Jours : matricules 1183, 5099

44 désertés aux Cent-Jours : matricules 1224, 1357, 1460, 1475, 1502, 1689, 1703, 1733, 1796, 1813, 1829, 2003, 2152, 2178, 2295, 2296, 2376, 2380, 2601, 2667, 2917, 2929, 2930, 2980, 3005, 3046, 3218, 3286, 3445, 3475, 3585, 3795, 3803, 4004, 4039, 4183, 4737, 4741, 4763, 4764, 4765, 5098, 5102, 5115

119 à la suite au dépôt ; matricules 69, 181, 202, 216, 236, 245, 270, 314, 323, 358, 373, 377, 379, 384, 418, 453, 456, 499, 505, 511, 583, 601, 607, 614, 641, 643, 647, 674, 677, 684, 693, 780, 781, 791, 796, 828, 847, 848, 1012, 1029, 1054, 1072, 1078, 1104, 1119, 1146, 1154, 1216, 1366, 1372, 1474, 1568, 1762, 1776, 1778, 1785, 2059, 2114, 2258, 2614, 2615, 2704, 2722, 2733, 2752, 2770, 2836, 2837, 2839, 2841, 2844, 2845, 2846, 3130, 3131, 3434, 3672, 4246, 4537, 4914, 5019, 5107, 5109, 5110, 5114, 5116, 5117, 5118, 5119, 5126, 5127, 5128, 5129, 5130, 5131, 5132, 5133, 5137, 5138, 5139, 5140, 5141, 5142, 5143, 5144, 5145, 5146, 5147, 5148, 5149, 5150, 5151, 5152, 5153, 5154, 5155, 5156, 5158, 5159

23 congédiés ou retraités aux Cent-Jours : matricules 11, 17, 19, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 29, 30, 31, 32, 49, 529, 539, 540, 541, 542, 675, 1784, 5103, 5105

15 passés à un autre Corps : matricules 62 (Govin Etienne au 2ème Voltigeurs), 63 (Bretet Charles au 4ème Voltigeurs), 65 (Lapra Mathieu au 1er Voltigeurs), 248 (Series Jean au 4ème Voltigeurs), 249 (Fouque Pierre au 5ème Voltigeurs), 250 (Rivrain Jean), 255 (Perrier Louis au ?), 436 (Rouchet Jean au 4ème Voltigeurs), 1736 (Gentel Nicolas passé sergent au 96ème de Ligne 21YC726-page 52), 1870 (Bijoux Guillaume au 5ème Voltigeurs), 2780 (Audibert Lucien au 3ème Voltigeurs), 2782 (Lelièvre Jean Baptiste au 3ème Voltigeurs), 3216 (Pion Claude à la 2ème Cie du 1er bataillon du 3ème Voltigeurs), 3675 (Cusson Pené au 72ème de Ligne), 4713 (Ragon Pierre à la 6ème Cie d'Artillerie à pied de la GI),

125 arrivés trop tard ou après la campagne de Belgique : matricules 442, 608, 624, 783, 784, 970, 1145, 1344, 1564, 1844, 1845, 1846, 1847, 1848, 1849, 1850, 1851, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2034, 2183, 2184, 2185, 2186, 2187, 2188, 2189, 2354, 2355, 2356, 2395, 2671, 2672, 2673, 2674, 2675, 2713, 2833, 2834, 2835, 2838, 2840, 2842, 2843, 3095, 3096, 3097, 3098, 3099, 3100, 3101, 3102, 3104, 3017, 3108, 3109, 3110, 3116, 3118, 3119, 3122, 3123, 3370, 3371, 3372, 3879, 4136, 4137, 4138, 4389, 4390, 4915, 4916, 4917, 5108, 5111, 5113, 5120, 5121, 5122, 5123, 5124, 5125, 5134, 5135, 5136, 5160, 5161, 5162, 5163, 5164, 5165, 5166, 5167, 5168, 5169, 5170, 5171, 5172, 5173, 5174, 5175, 5176, 5177, 5178, 5179, 5180, 5181, 5182, 5183, 5184, 5185, 5186

14 double emploi : matricules 577, 1680, 1878, 2346, 2319 (double emploi avec un grenadier du 2ème Grenadiers à pied), 2915, 3082, 3552 (avec mat. 597), 4092 (avec un grenadier du 3ème Grenadiers à pied), 4151 (avec le mat. 3923), 4189 (avec le mat. 2499), 4254 (avec le mat. 2498), 5092 (avec le mat. 4416), 5104 (avec le mat. 2003)

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ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL

COLONEL-COMMANDANT
LIEUTENANT-GÉNÉRAL
Comte Charles Antoine Louis Alexis MORAND

Né le 04/06/1771 à Montbenoit (Doubs), fils d'Alexis François (conseiller ès cours) et de Jeanne Claudine Marie Roussel.
Mort le 02/09/1835 à Paris (Seine).

Licencié en droit en 1791, il intègre le 7ème Bataillon des volontaires du Doubs avec le grade de capitaine le 09/08/1792, est nommé lieutenant-colonel en second de son bataillon le 05/09 suivant, grade qu'il refuse mais qui lui est impérativement confié par le général Pichegru. Après quelques temps de garnison au fort de Blamont, il fait les campagnes de 1792 et 1793 à l'Armée du Rhin sous les ordres des généraux Biron, Custine et de Beauharnais, prenant part au siège du Quesnoy, au blocus de Maubeuge, au combat de Wattignies et à la prise de Gravelines. Le 08/09/1793, il contribue au succès de la bataille de Hondschoote. Passé en l'an II à l'Armée du Nord, il combat à Sprimont où il est blessé d'un coup de feu à la cuisse le 2ème jour complémentaire an II (18/09/1794).

A sa sortie de l'hôpital, il intègre la 10ème division d'infanterie du général Bernadotte et fait ensuite les campagnes des ans III et IV à l'Armée de Sambre-et-Meuse sous le commandement du général Schérer, se distinguant encore à la bataille d'Aldenhoven le 12 brumaire an III (02/11/1794). Son bataillon est intégré le 09 nivôse suivant (29/12) dans la 112ème demi-brigade de Bataille lors du premier amalgame et il s'illustre à la prise de Kreuznach le 10 frimaire an IV (01/12/1795). Sa demi-brigade est à son tour comprise dans l'organisation de la 88ème demi-brigade de Ligne le 12 ventôse an IV (02/03/1796) au second amalgame et il garde la tête d'un bataillon avec lequel il est présent à la prise du fort de Königstein le 08 thermidor (26/07/1796) et au combat de Teining le 05 fructidor suivant (22/08). Il passe ensuite à l’Armée d’Italie pour la campagne de l'an V.

Embarqué en l'an VI avec l'Armée d'Orient, il sert de cette année à l'an IX en Égypte et en Syrie, sous le général Desaix et participe à la bataille des Pyramides où ses talents lui valent le grade de chef de brigade de la 88ème, décerné sur le champ de bataille par le général Bonaparte le 03 thermidor an VI (21/07/1798) à l'âge de 27 ans et après 5 ans et 11 mois de services. Après la bataille de Sediman le 16 vendémiaire an VII (07/10/1798), il bat Mourad-Bey dans son camp de Samanhout le 25 thermidor suivant (12/08/1799). Investi des fonctions d'adjudant-général chef de brigade le 21 fructidor (07/09), le général Kléber le nomme gouverneur de la province de Gizeh, en remplacement du général Friant promu général de division. Puis il est élevé au grade de général de brigade le 19 fructidor an VIII (06/09/1800) à 29 ans et après 8 ans de services.

Rentré en France en l'an X après la capitulation d'Alexandrie qu'il a signée avec le général Belliard, il se voit confier le commandement du département du Morbihan le 28 ventôse an X (19/03/1802), restant dans cette position jusqu'au 12 fructidor an XI (30/08/1803), puis sert au camp de Saint-Omer où il reçoit les croix de Membre et de Commandant de la Légion d'honneur les 19 frimaire (11/12/1803) et 25 prairial an XII (14/06/1804). Le 12 fructidor an XIII (30/08/1805), il est nommé commandant de l'avant-garde de la 1ère division du IVème Corps du Maréchal Soult à la Grande Armée pour faire la campagne d'Autriche et se trouve blessé à la bataille d'Austerlitz où il s'illustre ce qui lui vaut le grade de général de division décerné le 03 nivôse an XIV (24/12/1805) à l'âge de 34 ans et après 13 ans et 4 mois de services.

Le 16/02/1806, il remplace le général Caffarelli à la tête de la 1ère division du IIIème Corps, commandé par le Maréchal Davout, et remplit provisoirement les fonctions de chef d'état-major du IVème Corps le 12/03 suivant. Ayant repris le commandement de sa division, il fait la campagne de Prusse de 1806, se distinguant à la bataille d'Auerstaedt où il est blessé d’un coup de biscaïen au bras le 14/10. Puis il prend part à la prise de Küstrin et au combat d'Hochheim en novembre et le 23/12, à la bataille de Czarnowo puis à celle de Golymin trois jours après. A la bataille d'Eylau, le 08/02/1807, il est à nouveau blessé puis est nommé gouverneur de Vienne peu après et est élevé, après la campagne au rang de Grand-Officier de la Légion d'honneur le 07/07/1807. Le Roi de Saxe lui remet le 16/04/1808 la décoration de Commandant de l'Ordre de Saint-Henri et l'Empereur lui accorde le titre de Comte d'Empire le 19/03 avec lettres patentes du 24/06 suivant.

Placé le 12/10 à la tête de la 1ère division de l'Armée du Rhin du Maréchal Davout, il participe aux batailles de la “campagne des cinq jours” : Abensberg (19/04), Landshut (21/04), Eckmühl (22/04) et à la prise de Ratisbonne. Fin avril, il rejoint son IIIème Corps pour combattre à Wagram le 06/07/1809 où il est à nouveau blessé. En 1810, il commande la 1ère division de l'armée d'Allemagne et occupe les villes de Bayreuth et de Hambourg.

Le 07/01/1812, il reçoit le commandement de la 1ère division du Corps d'observation de l'Elbe, futur Ier Corps du Maréchal Davout. C'est avec cette division qu'il franchit le Niemen le 24/06/1812 et s'illustre à Smolensk et à La Moskova le 07/09 où il a la mâchoire fracassée par un biscaïen.

Après la retraite de Moscou, il est chargé de la garnison de la Poméranie suédoise puis est versé à la tête de la 1ère division du IVème Corps le 17/03/1813. L'Empereur lui confère le titre de Grand-Croix de l'Ordre de la Réunion le 03/04 et celui de Commandant de la Couronne-de-Fer le 15/05 suivant. Il se distingue encore aux batailles de Lützen le 02/05, de Bautzen le 22/05, de Dennewitz le 06/09, de Hanau le 30/10, et d'Hochheim le 09/11 lors de la campagne de Saxe. Nommé au commandement du IVème Corps à la place du général Bertrand le 16/11/1813, il s'enferme en décembre dans Mayence pour y soutenir un siège de cinq mois. Après la reddition de la place en avril 1814, il rentre en France et se retire à Fontainebleau. Fait Chevalier de Saint-Louis par Louis XVIII le 31/07/1814, il est mis en disponibilité le 15/10.

Il reprend du service pendant les Cent-Jours en devenant aide-de-camp de l'Empereur dès le 20/03/1815. Chargé le 23 du même mois du commandement militaire des 12ème, 13ème, 21ème et 22ème Divisions Militaires, il est nommé colonel des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/04 et le 02/06, il est élevé à la dignité de Pair de France. Napoléon lui confère aussi le grand cordon de la Légion d'honneur. Il participera à la campagne de Belgique de juin suivant et se battra à Mont-Saint-Jean le 18/06 puis retraitera sur la France, d'abord sur Paris puis sous la Loire où la Garde sera licenciée.

A la seconde Restauration, il sera mis en non-activité le 01/08 et réformé sans traitement le 23/12 suivant. Condamné à mort par contumace par un Conseil de guerre le 29/08/1816 pour une proclamation anti-Bourbon faite à Nantes le 03/04 précédent, il s’exilera en Pologne, patrie de son épouse, pendant trois ans. Il reviendra en France, retrouvant son ancien rang le 01/09/1819 et sera compris comme disponible dans le cadre de l'état-major général le 12/01/1820 puis admis à la retraite le 17/03/1825. Il retrouvera un poste à la Révolution de 1830 et sera nommé commandant de la 6ème Division Militaire, celle de Besançon, le 04/08 de cette dernière année.

(d'après Dictionnaire historique et biographique des généraux français..., Fastes de la Légion d'honneur-Tome III-page 421, souvenir-davout.com/spip.php?article55, napoleon.gery.pl, darnault-mil.com, La base Léonore du Ministère de la Culture, https://gw.geneanet.org/pdelaubier?lang ... s&n=morand, Dictionnaire biographique des généraux...-G. Six-Tome II-pages 223 et 224)

3 AIDES-DE-CAMP

CHEF DE BATAILLON
Claude Joseph de CHERRIER

Né le 06/03/1785 à Neufchâteau (Vosges), fils de Jean Claude (lieutenant général au bailliage de Mirecourt) et de Jeanne Marthe Henry de Beaumont.
Mort le 26/07/1872 à Bazoilles-sur-Meuse (Vosges).
Il se destine d'abord aux sciences naturelles et reçoit les encouragements de l'illustre Cuvier puis il embrasse ensuite la carrière militaire en entrant au service comme sous-lieutenant le 22 vendémiaire an XIV (14/10/1805) au régiment Latour-d'Auvergne qui tient garnison à Naples et fait les campagnes de 1806 et 1807 dans la Calabre et les Pouilles. On le trouve sur les champs de bataille d'Italie, de Saxe et d'Allemagne. Nommé capitaine adjoint à l'état-major du IVème Corps du Comte Bertrand le 30/12/1813, il participe à la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est d'abord appelé auprès du général Morand le 21/06/1814 comme aide-de-camp et obtient le grade de chef de bataillon le 06/09 à l’âge de 29 ans et après 8 ans et 10 mois de services puis reçoit la croix de Chevalier de la Légion d'honneur le 27/01/1815 et passe à l'état-major de la 4ème Division Militaire le 12/10 suivant.
Aux Cent-Jours, il est nommé chef de bataillon aide-de-camp du général Morand le 08/05/1815 et combattra à la bataille de Mont-Saint-Jean le 18/06. A la seconde Restauration, il sera licencié, démissionnera de l'armée puis retrouvera un poste dans l'administration, étant placé comme sous-préfet à Neufchâteau. Il quittera ses fonctions après la Révolution de 1830 et poursuivra une carrière d'historien.
(d'après Biographie générale vosgienne-page 380, Annales-Volume XIV-Par la société d'émulation du département des Vosges-page 126, La base Léonore du Ministère de la Culture, https://gw.geneanet.org/fraalbert?n=de+ ... ude+joseph, Le panthéon des illustrations françaises..., Registre des généraux et aides-de-camp XEM 166-page 353, Registre des adjoints d'état-major XEM 173-page 135)

CHEF DE BATAILLON
Robert Antoine Pierre Germain Jérôme RIMOZ de LAROCHETTE
Né le 05/11/1786 à Roanne (Loire), fils de Jérôme et de Claudine Marie Giraud Deprelle.
Mort le 17/10/1839 à Nantes (Loire-Inférieure).
Il entre comme élève à l’École spéciale Militaire de Fontainebleau à sa formation le 20 messidor an XI (09/07/1803) et en sort avec le brevet de sous-lieutenant le 19 nivôse an XIII (09/01/1805) pour intégrer le 17ème de Ligne qu'il joint à l'Armée des Côtes-de-l'Océan. Appelé à la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, il participe à celle de Prusse l'année suivante et reçoit le grade de lieutenant le 28/10/1806 devant Berlin. Blessé d'un coup d'obus à la hanche gauche le 26/12 suivant à la bataille de Golymin, il poursuit la campagne de 1807 en Pologne et se voit octroyer la croix de Membre de la Légion d'honneur le 07/07 de cette dernière année. Resté en garnison en 1808, il retrouve la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de 1809, passe capitaine au 17ème Léger le 06/06 à Vienne et se trouve blessé d'un coup de feu à la jambe gauche lors de la bataille de Wagram. Venu aux armées d'Espagne en 1811, il reste dans la péninsule en 1812 puis retrouve l'Allemagne pour la campagne de Saxe de 1813. Passé aide-de-camp du général Morand le 30/08, il est promu chef de bataillon le 19/11 à l'âge de 27 ans après 10 ans et 4 mois de services pour participer à la défense de Mayence dont son général est commandant de la garnison. Rentré en France à la première Restauration, il est gardé en poste près de son général.
Aux Cent-Jours, il est maintenu en fonction comme chef de bataillon près le général Morand et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il perdra tous ses effets dans la retraite après la bataille de Mont-Saint-Jean du 18/06. A la seconde Restauration, il sera licencié et mis en non-activité le 01/09/1815. Il retrouvera un poste de chef de bataillon au 14ème de Ligne le 31/10/1830, sous Louis-Philippe, passera lieutenant-colonel du 63ème de Ligne le 24/07/1831 et colonel du 45ème de Ligne le 31/12/1835 puis décédera en fonction à Nantes.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Correspondance du Maréchal Clauzel...-Volume I-page 318, Annuaires de l'état militaire de France, Registre des généraux et aides-de-camp XEM 166-page 353, Annuaires de l’état militaire de France)

CAPITAINE
Joseph Augustin MORAND
Né le 11/12/1788 au château de Largillat (Doubs), fils d'Alexis François (conseiller ès cours) et de Jeanne Claudine Marie Roussel.
Mort le 21/01/1875 à Avesnes (Pas-de-Calais).
Frère de François Alexis Morand, il entre comme élève au Prytanée Militaire de Saint-Cyr le 08 fructidor an X (26/08/1802) et en sort avec son brevet de sous-lieutenant le 25/06/1807 pour prendre rang au 18ème de Ligne à la fin de la campagne de Pologne. En Allemagne en 1808, il participe à la guerre de 1809 contre l'Autriche et se trouve nommé lieutenant le 05/05 pour avoir enlevé avec quarante voltigeurs le château d'Ebersberg. Appelé comme aide-de-camp auprès de son frère le général Morand le 18/06, il sert à l'Armée d'Allemagne en 1810 et 1811, puis est promu capitaine le 07/09/1811 à l'âge de 22 ans et après 9 ans de services pour prendre rang au 15ème Léger et participe à la campagne de Russie de 1812. Rappelé comme aide-de-camp auprès du général Morand le 21/12 lors de la retraite de Moscou, il combat lors de la campagne de Saxe de 1813, recevant la croix de Chevalier de la Légion d'honneur le 14/06 puis celle d'Officier de l'Ordre le 19/11 pour avoir pris à l'ennemi avec trois chasseurs, un convoi de dix voitures et de 35 chevaux. En 1814, il aide à la défense de la place de Mayence dont le commandant est son général. A la première Restauration, il est maintenu en poste auprès du général Morand.
Aux Cent-Jours, il garde ses fonctions de capitaine aide-de-camp du général Morand et fera la campagne de Belgique de juin 1815. A la seconde Restauration, il sera licencié et retrouvera un poste de capitaine à la Légion du Doubs en 1816 qui sera transformée en 44ème de Ligne en 1821. Promu au grade de chef de bataillon le 16/10/1830, il deviendra commandant de la place d'Avesnes (Nord) le 01/07/1837 et sera retraité par décret du 04/01/1850 avec jouissance au 22/09/1849.
(d'après Registre des généraux et aides-de-camp XEM 166-page 353, Illustrations européennes...Livre d'or de la Noblesse-page 330, La base Léonore du Ministère de la Culture, stehelene.org, https://gw.geneanet.org/wailly?n=morand ... h+augustin, Bulletin des Lois de la République Française-Xe Série-Partie supplémentaire-Tome V-1850-page 2)

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À suivre ... Le GL MICHEL et ses aides de camp ...
MANÉ Diégo
 
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Messagepar MANÉ Diégo sur 13 Juil 2026, 06:23

CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

COLONEL EN SECOND
LIEUTENANT-GÉNÉRAL
Comte Claude Étienne MICHEL

Né le 03/10/1772 à Pointre (Jura), fils de Jean Baptiste (chirurgien) et de Jeanne Françoise Chaiget.
Mort le 18/06/1815 à Mont-Saint-Jean (Belgique).

Entré au service comme soldat dans le 3ème Bataillon des volontaires du Jura le 01/10/1791, il est rapidement promu sergent-major le 15 du même mois et sous-lieutenant le 04/03/1792 pour prendre rang dans le 24ème d'Infanterie ci devant Brie-Infanterie. Il devient lieutenant puis capitaine les 22/08 et 06/10 suivant dans le 2ème bataillon du 96ème d'Infanterie ci-devant Nassau-Infanterie. Employé à l'Armée des Ardennes, au cordon établi sur la frontière de la Suisse en 1792, il est fait prisonnier de guerre par les Prussiens le 05/03/1793 à Rheindürkheim alors qu'il est à l'Armée du Nord. Pendant sa captivité, son bataillon est intégré dans la 174ème demi-brigade de Bataille le 05 brumaire an III (27/10/1794) lors du premier amalgame à Düsseldorf.

Échangé le 03 messidor an III (21/06/1795), il rejoint sa nouvelle demi-brigade et se signale à l'avant-garde de l'Armée de Sambre-et-Meuse. Fait chef de bataillon le 09 vendémiaire an IV (01/10/1795), sa demi-brigade est intégrée dans la 49ème demi-brigade de Ligne le 07 nivôse suivant (28/12) et il passe en Corse puis fait ensuite partie de l'expédition d'Irlande. Embarqué sur la frégate « La Furie » le 15 messidor an VI (03/07/1798), il est fait prisonnier de guerre par les Anglais le 06 vendémiaire an VII (27/09/1798) pour être échangé le 14 frimaire suivant (04/12/1798) et rejoint l'armée Gallo-Batave. Le 10 vendémiaire an VIII (02/10/1799), à la bataille d'Egmond-aan-Zee, il est blessé d'une fracture du bras droit par un coup de feu.

À la bataille de Nuremberg, le 27 frimaire an IX (18/12/1800), il s'illustre une nouvelle fois en chargeant à la tête de son bataillon, une forte colonne ennemie qu'il culbute, et reçoit un coup de feu au bras gauche. Envoyé à Saint-Domingue avec le général Leclerc, il revient en France à la fin de l'an XI. Passé avec son grade au 24ème de Ligne le 1er vendémiaire an XII (24/09/1803), il devient major au 40ème de Ligne le 1er nivôse (23/12) et reçoit, le 04 germinal suivant (25/03/1804), la croix de Membre de la Légion d'honneur. Ses services à la bataille d'Austerlitz lui valent, le 06 nivôse an XIV (27/12/1805) à l'âge de 33 ans et après 14 ans et 2 mois de services, le grade de colonel et son admission, en qualité de major, dans le 1er Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 01/05/1806.

Il participe alors à la campagne de Prusse de cette année, se distinguant à la bataille d'Iéna et c'est lors de la campagne de Pologne de 1807, qu'il est fait colonel-major de son régiment le 16/02/1807, en récompense de sa conduite à la bataille d'Eylau. Puis il combat à Friedland le 14/06 et part pour l'Espagne après le traité de Tilsit. Créé Baron d'Empire par décret du 19/03/1808 avec lettres patentes de mai suivant, il obtient la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 01/11. Au combat de Burgos, le 10/11, il montre la plus grande valeur. Rappelé à la Grande Armée en Allemagne en 1809, il assiste aux batailles d'Eckmühl, d'Essling et de Wagram. Revenu en France où il reste en 1810 et 1811, il est nommé général de brigade le 24/06 de cette dernière année, à 38 ans et après 19 ans et 8 mois d'activité.

Il participe ensuite à la campagnes de 1812 contre la Russie à la tête de la brigade de Grenadiers de la 3ème division de la Vieille Garde le 20/06. En 1813, l'Empereur le décore des croix de Commandant de la Légion d'honneur le 06/04 et de Chevalier de la Couronne de Fer le 16/08. Promu le 20/11 général de division à l'âge de 41 ans et après 22 ans et 1 mois de services, il obtient le poste de colonel des Grenadiers à pied de la Vieille Garde le 26/12. En 1814, il prend le commandement de la 2ème division de la Vieille Garde le 08/02, pendant la campagne de France, chasse l'avant-garde du Prince de Liechtenstein le 03/02 aux Maisons-Blanches et surprend le lendemain les alliés à Saint-Thibault, les repoussant jusqu'à Saint-Parres-lès-Vaudes.

Le 11/02, à la bataille de Montmirail, le bras fracassé par un coup de feu, il reste à la tête de sa division et contribue au succès de cette journée ce qui lui vaut le titre de Comte d'Empire décerné le 23/03. Il oublie vite sa blessure et reparaît, le bras en écharpe, à la tête d'une division de conscrits de la Jeune Garde, le 30/03 devant les murs de Paris. Chargé de s'emparer du village de Pantin, il est à nouveau blessé par un coup de biscaïen dans les reins le 30/03. A la première Restauration, Louis XVIII le nomme colonel du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07 et lui offre la croix de Chevalier de Saint-Louis le 25 du même mois.

Aux Cent-Jours, il rallie l'Empereur à son retour de l'île d'Elbe et devient colonel en second des Chasseurs à pied de la Garde le 01/04/1815. Faisant partie de l'Armée du Nord, il participera à la campagne de Belgique de juin suivant. Il tombera à Mont-Saint-Jean le 18/06 lors de l'attaque du plateau entre Hougoumont et La-Haie-Sainte à la fin de la journée, son corps ne sera jamais retrouvé.*

(d'après Dictionnaire historique et biographique des généraux français..., Fastes de la Légion d'honneur-Tome IV-page 319, napoleon.gery.pl, darnault-mil.com, La sabretache 1900-page 176, La base Léonore du Ministère de la Culture, Dictionnaire biographique des généraux...-G. Six-Tome II-pages 196 et 197, Tableaux par Corps et par batailles des officiers tués...-Martinien-page 16, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 82, cité dans Waterloo-Témoignages inédits-P.O. Juhel-page 344)

* Note DM : Que le corps du général n'ait pas été retrouvé, ou pour mieux dire reconnu, vient du fait plus que probable que son cadavre encore chaud aura été complètement dépouillé sur place, ne laissant dès lors qu'un corps nu au milieu de centaines d'autres corps nus. D'autres illustres disparus ont parsemé la "morne plaine" de leurs dépouilles devenues anonymes, mêlées à celles des simples soldats.


3 AIDES-DE-CAMP

CHEF DE BATAILLON
Nicolas Michel CHEVREAU
Né le 17/11/1766 à Rosoy-en-Brie (Seine-et-Marne), fils de Nicolas et de Charlotte Angélique Vincent.
Mort le 06/02/1838 à Paris (Seine) dans le 6e arrondissement.

Il entre au service comme volontaire dans la garde nationale parisienne en 1789 puis intègre comme sergent la Cie de volontaires de la Halle aux Blés le 05/09/1792 qui est incorporée le 22 du même mois dans le 19ème Bataillon des volontaires de Paris dit du Pont-Neuf. Il passe sous-lieutenant le 03/04/1793 et rejoint l'Armée du Nord. Son bataillon intègre la 86ème demi-brigade de Bataille lors du premier amalgame le 15 germinal an II (04/04/1794) à Yvoy et il sert aux armées des Ardennes, de la Moselle puis du Rhin-et-Moselle de l'an II à l'an IV, sa demi-brigade étant amalgamée dans la 103ème demi-brigade de Ligne le 1er ventôse an IV (20/02/1796) à Lingenfeld.

Blessé au siège de Kehl le 16 frimaire an V (06/12/1796), il est promu au grade de lieutenant le 06 prairial an VI (25/05/1798) et fait les campagnes de l'an IV à l'an V sur le Rhin, des ans VI et VII aux armées d'Helvétie, du Danube et celle des ans VIII et IX à l'Armée du Rhin. Sa demi-brigade devient 103ème de Ligne à l'organisation du 1er vendémiaire an XII (24/09/1803) et il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14 brumaire an XIII (05/11/1804) puis devient capitaine le 11 ventôse suivant (02/03/1805). Il participe alors aux campagnes de 1806 contre la Prusse et de 1807 en Pologne puis est retraité en 1809.

Il reprend du service en étant commissionné comme aide-de-camp du général Michel le 09/10/1811 et accompagne ce dernier lors des campagnes de Russie de 1812 et de Saxe de 1813. Décoré de la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 16/08 de cette dernière année, il est promu au grade de chef de bataillon le 14/09 suivant à l'âge de 46 ans et après 21 ans de services. Il fait encore la campagne de France de 1814 durant laquelle il est blessé à la bataille de Troyes le 23/02. A la première Restauration, il reste à son poste auprès de son général et reçoit la croix de Chevalier de Saint-Louis le 03/11/1814 des mains de Monsieur, frère du Roi, confirmé par ordonnance du 16/01/1815.

Aux Cent-Jours, il est maintenu au service comme chef de bataillon près le général Michel et fera la campagne de Belgique de juin 1815 durant laquelle il sera blessé de trois coups de feu dont le pouce gauche fracassé à la bataille de Mont-Saint-Jean le 18/06. A la seconde Restauration, il sera placé en non-activité au licenciement de l'armée puis retraité par ordonnance royale du 21/07/1824 avec jouissance au 12/06 précédent.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Les volontaires nationaux pendant la révolution...-page 25, Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIe Série-Tome XIX-1825-N° 687 bis-page 22, Les carnets de la campagne-Volume 7-page 89, Registre des généraux et aides-de-camp XEM 167-page 507, Tableaux par Corps et par batailles des officiers tués...-Martinien-page 803, cité dans Waterloo-Témoignages inédits-P.O. Juhel-page 344)

CAPITAINE
Guillaume Paul BERTHELOT des VERGERS
Né le 15/09/1790 à Vertou (Loire-Inférieure), fils de Guillaume François (écuyer) et de Marie Thérèse Monnier.
Mort le 19/10/1863 à Nantes (Loire-Inférieure).

Il entre au service comme soldat, conscrit de 1810, à la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Grenadiers de la Garde Impériale le 08/03/1809 et fait la campagne d'Autriche de cette année. Venu aux armées d'Espagne pour les campagnes de 1810 et 1811, il passe grenadier à la 1ère Cie du 2ème Grenadiers à pied le 07/08/1811 et devient caporal le 16/11 suivant à la 8ème Cie. Promu sergent le 15/02/1812, il intègre la 7ème Cie du 1er Grenadiers à pied puis entre comme sous-lieutenant au 4ème Tirailleurs de la Jeune Garde le 01/04 puis devient lieutenant aide-de-camp du général Michel le 05/05 par ordre de l'Empereur. Il participe alors à la campagnes de Russie de cette année mais est fait prisonnier de guerre en décembre lors de la retraite de Moscou. Rentré en France à la première Restauration le 01/11/1814, il est maintenu en poste près le général Michel.

Aux Cent-Jours, il est promu au rang de capitaine le 19/05/1815 à l'âge de 24 ans et après 6 ans et 2 mois de services pour prendre rang au 7ème Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale. Commissionné aide-de-camp du général Michel le 30 de ce mois, il participera à la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera blessé à la bataille de Mont-Saint-Jean le 18/06. A la seconde Restauration, il sera licencié et mis en demi-solde avec le grade de lieutenant. Il sera retraité par l'ordonnance royale du 21/12/1833 avec jouissance au 01/01/1832 avec le grade de capitaine.

(d'après Houssaye H. La Garde meurt et ne se rend pas - histoire d'un mot historique - Perrin (Paris) 1907, https://ploeuc-genealogie.over-blog.com ... 49555.html, Bulletin des Lois du royaume de France-IIe Partie-IIe section-Tome IV-1834-page 984, N° matricule 3985 du GR 20 YC 15 et matricule 488 du GR 20 YC 9 et matricule 6721 du GR 20 YC 6, darnault-mil.com, Registre des décès du 5e canton de la ville de Nantes de 1863-page 52, Les carnets de la campagne-Volume 7-page 89, Registre des généraux et aides-de-camp XEM 167-page 507, Tableaux par Corps et par batailles des officiers tués...-Martinien-page 57, Registre des Voltigeurs en 1815-2YB59-page 21, cité dans Waterloo-Témoignages inédits-P.O. Juhel-page 345)

CAPITAINE
Michel
Né le
Mort le

Aux Cent-Jours, il est commissionné aide-de-camp du général Michel
(d'après Registre des généraux et aides-de-camp XEM 167-page 507)

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À suivre ... Suite de l'Etat-Major des Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815
MANÉ Diégo
 
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Messagepar MANÉ Diégo sur 14 Juil 2026, 09:05

CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

Suite de l'Etat-Major des Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

CHEF D'ÉTAT-MAJOR
CHEF DE BATAILLON
Auguste Marie Ferdinand de VARAIGNE
Né le 09/07/1786 à Paris (Seine), fils de Pierre Benoît Joseph (ingénieur des Ponts-et-Chaussées) et de Cécile Marie Claudine Duvaucel.
Mort le 10/04/1852 à Paris.

Il entre comme élève à l’École spéciale Militaire de Fontainebleau en l'an XI et en sort avec le brevet de sous-lieutenant pour intégrer le 61ème de Ligne le 1er brumaire an XIII (23/10/1804). Il rejoint ce régiment au camp d’Ambleteuse à l'armée des Côtes-de-l'Océan et le suit pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, combattant à Austerlitz le 11 frimaire (02/12/1805). Il participe ensuite à la campagne de Prusse de fin 1806, se distinguant à la bataille d'Auerstaedt le 14/10 où il reçoit une grave blessure et obtient le grade de lieutenant le 28/10. Toujours à la Grande Armée pour la campagne de Pologne de 1807, il est présent à la bataille d'Eylau, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur le 01/10.

En garnison en 1808, il fait la campagne d'Autriche de 1809, ayant été promu au grade de capitaine le 25/04 et devient aide-de-camp du général Defrance en mai avec le grade de lieutenant, écuyer de l’Empereur, qui commande les Carabiniers à cheval. Il assiste avec eux aux batailles de Ratisbonne, d'Eckmühl, de Wagram, devient capitaine le 21/03/1810 et fait la campagne de 1812 en Russie. Revenu de la retraite de Moscou, il est nommé chef de bataillon provisoire au 64ème de Ligne le 14/06/1813, passe adjoint à l'état-major du IIIème Corps de Cavalerie le 23/12/1813 à l'âge de 27 ans et après 9 ans et 2 mois de services et participe en cette qualité aux campagnes de cette dernière année en Saxe et de 1814 en France. A la première Restauration, il reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 29/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est nommé chef de bataillon, aide-de-camp du général Morand et se voit placé en qualité de chef d’état-major de la division des Chasseurs à pied de la Vieille Garde Impériale le 23/04/1815, commandée par son général puis fera la campagne de juin suivant en Belgique.

A la seconde Restauration, il sera licencié et mis en demi-solde puis sera compris dans l'organisation du Corps d'état-major en 1818 et retrouvera un poste à l’état-major général de l’armée des Pyrénées en 1823, pour être nommé au grade de lieutenant-colonel dans le cours de la campagne le 10/06/1823. Promu colonel le 22/02/1831 et mis en disponibilité, il exercera à Lille en 1833, les fonctions de chef d’état-major de la 16ème Division Militaire. Promu au grade de général de brigade le 22/01/1843, il sera mis en disponibilité et obtiendra sa retraite par arrêté du 08/06/1848 avec jouissance au 18/04 précédent.

(d'après Biographie des hommes du jour...-Volume IV-page 105, La base Léonore du Ministère de la Culture, darnault-mil.com, Annuaires de l'état militaire de France, Bulletin des Lois de la République Française-Xe Série-Partie supplémentaire-Tome I-1848-page 426, Registre des généraux et aides-de-camp XEM 166-page 353, Registre des adjoints d'état-major XEM 173-page 139)

CAPITAINE ADJOINT À L'ÉTAT-MAJOR

LIEUTENANT ADJOINT À L'ÉTAT-MAJOR


QUARTIER-MAÎTRE TRÉSORIER
DES CHASSEURS À PIED
au dépôt
CAPITAINE
Jean Baptiste LARROUY
Né le 13/03/1767 à Audaux (Basses-Pyrénées), fils d'Abraham (fermier) et de Marie Darrigran.
Mort le 26/05/1842 à Paris (Seine).

Il entre le 12/04/1792 dans la Garde à cheval Constitutionnelle du Roi, et en sort le 05/06 de la même année, jour du licenciement. Nommé quartier-maître le 22 vendémiaire an II (13/10/1793) dans le 6ème Bataillon des volontaires du Lot-et-Garonne pour faire les campagnes des ans II et III à l'Armée des Pyrénées-Occidentales, son bataillon intègre la 113ème demi-brigade de Bataille le 21 floréal an III (10/05/1795) à Ernain et il vient à l'armée d'Italie pour les campagnes des ans IV et V. Nommé capitaine quartier-maître le 1er nivôse an IV (22/12/1795), il passe surnuméraire à l'organisation des officiers de la 85ème demi-brigade de Ligne, faite à Vicenza le 11 frimaire an V (01/12/1796).

Embarqué pour l'Égypte le 30 floréal an VI (19/05/1798), il rentre en France par suite de la capitulation d'Alexandrie en l'an IX, et obtient le 05 nivôse an XII (27/12/1803) son admission comme capitaine quartier-maître dans le régiment des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls, à l'âge de 36 ans et après 11 ans et 8 mois de services. Légionnaire le 25 prairial de la même année (14/06/1804), étant au camp de Boulogne, il sert à la Grande Armée pendant les campagnes de l'an XIV à 1807 en Autriche, contre la Prusse et en Pologne et suit l'Empereur en Espagne en 1808. Resté au dépôt du régiment par la suite, il est créé Chevalier de l'Empire le 15/03/1810, puis reçoit la croix de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 16/08/1813. Il est conservé sous la première Restauration comme capitaine dans le Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est maintenu en fonction comme capitaine au 3ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815, passe quartier-maître du Corps et sera licencié à Aubusson avec le Corps le 16/09 de la même année. Mis à cette époque au traitement de non-activité comme chef de bataillon, il obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 15/10/1823 avec jouissance au 21/08 précédent.

(d'après Fastes de la Légion d'honneur...-Tome V-page 559, Le dossier LH de Rousseau Michel Nicolas François, Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIe Série-Tome XVII-1824-N° 634 bis-page 2, darnault-mil.com, Registre d'état civil de la paroisse d'Audaux de 1741 à 1889-page 112, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 67)

SOUS-ADJUDANT QUARTIER-MAÎTRE
au dépôt
LIEUTENANT EN PREMIER
Henry COUSIN
Né le 21/12/1784 à Lille (Nord), fils de Jean Baptiste Joseph (bourgeois) et de Jeanne Henriette Éléonore Corbeaux.
Mort le

Il entre au service le 08/09/1807.
Lieutenant quartier-maître des Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale en 1812.
A la première Restauration, il est placé comme lieutenant en premier quartier-maître trésorier du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme lieutenant en premier sous adjudant quartier-maître des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant.
(d'après le Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 36, https://gw.geneanet.org/phberet?lang=fr ... y&n=cousin)


ADJUDANT D'HABILLEMENT
DES CHASSEURS À PIED
au dépôt
CAPITAINE
Benjamin CHAILLOU
Né le 19/10/1777 à Paris (Seine), fils de Renaud Benjamin (maître mercier) et de Jeanne Félicité Liebert.
Mort le 22/12/1823 à Paris dans le 1er arrondissement.

Il entre au service comme soldat au 2ème bataillon de Sapeurs le 13 vendémiaire an VII (04/10/1798) qu'il joint à l'Armée d'Helvétie cet an-là et rentre à l'Armée du Rhin pour la campagne de l'an VIII puis obtient un congé le 05 thermidor (23/08/1800). Enrôlé volontaire comme chasseur au 25ème Léger le 1er brumaire an XII (24/10/1803), il est caporal le 04 du même mois (27/10), sergent le 09 (01/11) et sous-lieutenant le 1er germinal an XIII (22/03/1805) pour participer à la campagne de l'an XIV en Autriche, étant blessé d'un coup de feu au genou droit à l'affaire de Guntzbourg le 17 vendémiaire (09/10/1805).

Remarqué, il entre comme lieutenant en second aux Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 01/05/1806 et fait les campagnes de Prusse de cette fin d'année et celle de Pologne en 1807. Venu à la suite de la Garde en Espagne en 1808, alors qu'il a reçu la croix de Membre de la Légion d'honneur le 26/05 de cette année, il repart pour l'Allemagne en 1809 pour la campagne contre l'Autriche, devenant lieutenant en premier le 05/04 à la 3ème Cie du 2ème bataillon des Grenadiers à pied. Revenu à Paris où il stationne en 1810 et 1811, il est promu au grade de capitaine le 24/06/1811, à l'âge de 33 ans et après 12 ans et 8 mois de services pour prendre en charge la 2ème Cie du 2ème bataillon du 1er Grenadiers à pied.

Il participe alors à la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il passe capitaine d'habillement des Tirailleurs de la Jeune Garde le 28/02/1813 et reste probablement au dépôt des Tirailleurs en 1813 et 1814. A la première Restauration, il est maintenu comme capitaine au Corps royal des Grenadiers à pied de France le 01/07/1814 et reçoit les croix d'Officier de la Légion d'honneur le 25/07 et de Chevalier de Saint-Louis le 03/11 suivant des mains de Monsieur, frère du Roi, confirmé le 16/01/1815.

Aux Cent-Jours, il est maintenu en poste le 13/04/1815 comme capitaine dans son régiment redevenu 1er Grenadiers à pied de la Garde Impériale puis est nommé capitaine quartier-maître des Chasseurs à pied de la Garde le 17/05 suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 11/10/1815 et passera chef de bataillon à la Légion de la Seine le 11/11/1815 puis sera appelé aux fonctions d'aide-de-camp du lieutenant-général Baron Rottembourg le 04/11/1815 et décédera en fonction.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, darnault-mil.com, Registre reconstitué des décès de la ville de Paris de Chaillot à Chaillou-page 40


SOUS-ADJUDANT D'HABILLEMENT
DES CHASSEURS À PIED
au dépôt
CAPITAINE
Pierre Julien RIVIÈRE
Né le 20/11/1779 à Aurillac (Cantal), fils de Jean Jacques César et d'Antoinette Charlotte Barrier.
Mort le 15/06/1819 à Aurillac.

Il entre au service le 13 fructidor an VII (31/08/1799) comme sergent-major au 1er bataillon auxiliaire du Cantal, passe adjudant sous-officier au 2ème bataillon auxiliaire de la Haute-Loire le 10 nivôse an VIII (31/12/1799) puis est intégré comme chasseur à la 4ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 20 prairial an IX (09/06/1801). Nommé caporal-fourrier le 1er frimaire an X (22/11/1801) et sergent le 1er prairial suivant (21/05/1802), il sert à l'Armée des Côtes-de-l'Océan aux ans XII et XIII puis à la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807. Promu sergent-major le 16/02/1807, il devient lieutenant en second le 28/03 suivant et reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 26/05/1808.

A la suite du Corps en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche. Reparti en Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 et 1811, il est fait lieutenant en premier le 11/02/1811 et prend les fonction d'adjudant d'habillement le 03/02/1812. Resté au dépôt du Corps par la suite, il obtient le grade de capitaine avec les mêmes fonction d'adjudant d'habillement le 08/04/1813 à l'âge de 34 ans et après 13 ans et 7 mois de services. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme capitaine au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814 et reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 03/11 suivant, confirmé le 25/01/1815.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme capitaine d'habillement des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera au dépôt du Corps lors de la campagne de Belgique. Absent sans ordre le 05/07/1815 sous le gouvernement provisoire, il sera rayé des contrôles le 16/09 suivant, à la seconde Restauration.

(d'après darnault-mil.com, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 106, https://gw.geneanet.org/sigeanlasalle?n ... rre+julien, N° matricule 747 du GR 20 YC 37-page 188)


QUARTIER-MAÎTRE
DES VOLTIGEURS DE JEUNE GARDE
au dépôt
CAPITAINE
Jean Baptiste Honoré BINET
Né le 31/08/1784 à Amiens (Somme), fils de Jean Baptiste (bourgeois) et d'Anne Jeanne Picot.
Mort le 10/04/1853 à Paris (Seine).

Il entre au service comme caporal-fourrier au 64ème de Ligne sortant du Prytanée Français le 10 messidor an XI (29/06/1803), passe sergent le 21 brumaire an XIII (12/11/1804) et sous-lieutenant le 11 ventôse suivant (02/03/1805) participant aux campagnes des ans XII à XIV au camp de Boulogne de l'armée des Côtes-de-l'Océan. Rejoignant la Grande Armée pour la campagne de Prusse de fin 1806, il est blessé d'une forte contusion à la cuisse gauche par un coup de boulet qui lui emporte son épée à la bataille d’Iéna le 18/10/1806.

Nommé lieutenant aide-de-camp du général de brigade Jarry le 06/03/1807 lors de la campagne de Pologne, il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 27/05 suivant. Replacé comme lieutenant au 64ème de Ligne le 18/04/1808, il vient aux armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1808 à 1811. Promu au grade de capitaine le 25/04/1809 à l'âge de 24 ans et après 5 ans et 9 mois de services, il est blessé d'un coup de feu qui lui traverse l'épaule gauche le 16/05/1811 à la bataille d'Albuera et devient capitaine de grenadiers le 01/08 suivant.

Remarqué, il entre comme lieutenant en premier aux Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 18/09/1811. Son régiment est dirigé sur la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812 et il passe avec son grade au 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 01/04/1813 pour la campagne de Saxe de cette dernière année et fait encore celle de France de 1814. A la première Restauration, il devient lieutenant en premier quartier-maître trésorier à la suite du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814 et reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 27/01/1815.

Aux Cent-Jours, il est nommé au poste de capitaine quartier-maître trésorier des huit régiments de Voltigeurs de la Jeune Garde le 13/04/1815 et restera au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 11/10/1815 et retrouvera un poste de capitaine à la Légion de la Nièvre qui sera transformé en 3ème de Ligne en 1821. Admis comme sergent de première classe dans la Cie des Gardes-à-pied ordinaires du Corps du Roi le 12/03/1823 avec rang de chef de bataillon dans la Ligne, il sera licencié en 1830 après la Révolution de Juillet et mis en disponibilité. Il obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 04/03/1835 avec jouissance au 19/09/1834.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, l'Almanach impérial, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-IIe Partie-IIe section-Tome VII-1835-page 628, N° matricule 1759 du GR 21 YC 536, Annuaires de l'état militaire de France, Registre des officiers de Voltigeurs de 1815 2YB59-page 24, le Registre du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 13)


QUARTIER-MAÎTRE ADJOINT
DES VOLTIGEURS DE JEUNE GARDE
au dépôt


ADJUDANT D'HABILLEMENT
DES VOLTIGEURS DE JEUNE GARDE
au dépôt
CAPITAINE
Pierre COSTE

Né le 11/03/1777 à Baume-les-Dames (Doubs), fils de Jean Baptiste et de Françoise Maire.
Mort le 07/08/1855 à

Il entre au service comme soldat le 1er germinal an VII (21/03/1799) dans la 98ème demi-brigade de Ligne participant aux campagnes des ans VII et VIII à l'Armée du Nord. Passé caporal le 13 prairial an VII (01/06/1799), il est fait fourrier le 05 vendémiaire an VIII (27/09/1799) puis est blessé d'un coup de feu à la jambe gauche le 14 du même mois en Hollande (06/10). Appelé à l'armée d'Allemagne en l'an IX, il devient sergent le 21 thermidor (09/08/1801) et vient à Boulogne en l'an X quand il entre comme simple chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied la Garde des Consuls le 07 pluviôse de ce dernier an (27/01/1802).

En garnison à Paris, il est fait caporal le 20 germinal an XII (11/04/1804) et vient à la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/03/1806. Passé sergent à la 3ème Cie du 1er bataillon de son Corps le 01/10 suivant lors de la campagne de Prusse, il fait celle de Pologne l'année suivante, étant nommé au grade de sergent-major le 16/02/1807. Venu à la suite de l'Empereur en Espagne en 1808, il retourne en Allemagne en 1809 pour la campagne contre l'Autriche et obtient l'épaulette de lieutenant en second le 05/04 pour intégrer la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Tirailleurs-Chasseurs.

Il revient en Espagne pour les campagnes de 1810 et 1811, son régiment étant renommé 1er Voltigeurs cette dernière année. Nommé au poste de lieutenant en second sous-adjudant-major le 18/01/1813 dans les Fusiliers-Chasseurs, il rejoint le dépôt de son régiment et est promu lieutenant en premier chargé de l'habillement le 28/02/1813 à l'âge de 35 ans et après 13 ans et 11 mois de services. A la première Restauration, il est maintenu à l'activité comme lieutenant en premier dans le Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est placé comme capitaine d'habillement dans les Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale le 13/04/1815 et restera au dépôt de son Corps lors de la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 11/10/1815 et placé en demi-solde puis retraité.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture-2 dossiers, l'Almanach impérial, N° matricule 1030 du GR 20 YC 37, Registre des officiers de Voltigeurs de 1815 2YB59-page 60, le Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 33)


SOUS-ADJUDANT D'HABILLEMENT
DES VOLTIGEURS DE JEUNE GARDE
CAPITAINE
Julien PATOUREAU

Né le 25/07/1782 à Onzain (Loir-et-Cher), fils de Claude (marchand) et de Marie Anne Hardouin.
Mort le 02/04/1850.

Il entre au service comme vélite à la 4ème Cie du régiment de Vélites de Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 06 messidor an XII (25/06/1804) et fait les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807, étant placé comme chasseur à la 1ère Cie du 1er Chasseurs de la Garde le 01/01/1807. A la suite de la Garde en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche et stationne à Paris en 1810 et 1811. Nommé caporal-fourrier le 20/03/1811, il devient sergent le 02/03/1812 et participe à la campagne de Russie de 1812.

Revenu de la retraite de Moscou, il entre comme lieutenant sous-adjudant-major aux Flanqueurs-Chasseurs de la Garde le 18/01/1813 pour la campagne de Saxe de cette année. Blessé d'une contusion à la cuisse gauche le 26/08/1813 à la bataille de Dresde, il l'est de nouveau d'un coup de biscaïen sur la poitrine le 16/10 à la bataille de Leipzig et reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 28/11 suivant. Rentré en France pour la campagne de 1814, il se distingue le 12/02 en faisant 62 prisonniers russes et obtient la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 25/02 suivant. A la première Restauration, il est d'abord placé comme capitaine adjudant-major au 10ème de Ligne le 18/07/1814 à presque 32 ans et après 10 ans de services puis est mis en demi-solde le 01/09 suivant.

Aux Cent-Jours, il est rappelé en fonction comme capitaine adjoint au capitaine d'habillement des Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale le 13/04/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 11/10/1815 pour concourir à la formation de la Légion du Loir-et-Cher qui sera transformée en 47ème de Ligne en 1821. Il obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 27/10/1834 avec jouissance au 01/07 précédent.

(d'après Le Registre des officiers de Voltigeurs de 1815 2YB59-page 231, N° matricule 252 du GR 20 YC 48-page 46 et matricule 801 du GR 20 YC 38-page 163 et matricule 1063 du GR 20 YC 39-page 182, La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-IIe Partie-IIe section-Tome VI-1835-page 798, Annuaires de l'état militaire de France, Registre d'état civil de la paroisse d'Onzain de 1782-page 13)

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À suivre ... Les Musiciens ... et les militaires à la suite ...
MANÉ Diégo
 
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Messagepar MANÉ Diégo sur 15 Juil 2026, 06:53

CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

Suite de l'Etat-Major des Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

MUSIQUE DU CORPS DES CHASSEURS À PIED
(32 musiciens)

CHEF DE MUSIQUE
au dépôt
SERGENT-MAJOR
Félix Belgodère
Né le 10/05/1766 à Bastia (Corse), fils de Jean et de Marie Ange Canalé.
Enfant de troupe le 10/09/1774, Il entre au service comme musicien au bataillon de Chasseurs Royal-Corse le 10/05/1784 pour être réformé le 21/05/1791. Il est admis comme chasseur à la 1ère Cie du 1er bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 21/08/1808 et suit son Corps en Espagne pour la campagne de cette année. Venu en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche, il retourne en Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 et 1811. De retour à la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, il revient de la retraite de Moscou et sert en Saxe en 1813, devenant chef de musique au Corps le 16/02/1813. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chef de musique au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera au dépôt du Corps lors de la campagne de Belgique, désertant son poste le 29/06/1815, sous le gouvernement provisoire.
(N° matricule 9 du GR 20 YC 44-page 8 et matricule 2312 su GR 20 YC 49-page 389 et matricule 621 du GR 20 YC 52-page 108 et matricule 7 du GR 20 YC 47-page 7 et matricule 77 du GR 16 YC 632-page 10, https://gw.geneanet.org/btistan?n=belgodere&oc=&p=felix)

CHEF DE MUSIQUE
SERGENT-MAJOR
Jean Baptiste Collard
Né le 17/09/1787 à Ardres ? (Pas-de-Calais), fils d'Antoine et de Marie Fevrey.
Il entre au service comme cavalier au 7ème Chasseurs à cheval le 29 germinal an IV (18/04/1796) pour la campagne d'Helvétie de cet an. Aux armées d'Italie et d'Allemagne de l'an V à l'an VII, il sert à l'Armée de Naples de l'an VIII à l'an IX. A la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, il fait celle de Prusse de fin 1806 et celle de 1807 en Pologne puis vient aux armées d'Espagne pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1812. Enrôlé volontaire comme musicien au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 06/07/1813 pour la campagne de Saxe de cette année, il fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chef de musique au petit état-major du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et réintégré dans la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 10 du GR 20 YC 44-page 8 et matricule 12 du GR 209 YC 47-page 7 et matricule 2983 du GR 20 YC 40-page 49)

31 MUSICIENS

CAPORAL-FOURRIER
Dominique Joseph BANCARD
Né le 13/08/1780 à Valenciennes (Nord), fils de Bernard et d'Angélique Michelle Coutelier.
Il entre au service comme soldat, enrôlé volontaire, au 1er bataillon du 26ème d'Infanterie ci-devant Poitou-Infanterie le 14/08/1793 à l'Armée du Nord. Son bataillon est incorporé dans la 49ème demi-brigade de Bataille au premier amalgame de l'an II, elle-même intégrée dans la 13ème demi-brigade de Ligne au second amalgame le 04 pluviôse an IV (24/01/1796), servant à l'Armée de Sambre-et-Meuse de l'an II à l'an III. A l'Armée des Côtes-de-l'Ouest en l'an IV, il sert en l'an V à l'Armée d'Italie puis participe aux campagnes d’Égypte et de Syrie de l'an VI à l'an IX, étant blessé au siège de Saint-Jean-d'Acre. Rentré en France en l'an X après la capitulation d'Alexandrie, sa demi-brigade est transformée en 13ème de Ligne à l'organisation de l'an XII. A l'Armée d'Italie pour les campagnes de l'an XIV et de 1806, il sert dans le Frioul en 1807 et 1808 avant d'être admis dans la Garde Impériale comme chasseur au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 25/03/1809. Il combat alors contre l'Autriche cette année puis stationne à Paris en 1810 et 1811 avant de retrouver la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il devient caporal-fourrier dans la musique de son Corps le 24/01/1813 pour la campagne de Saxe de cette année. Décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 28/11/1813, il fait encore la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme caporal-fourrier de musique au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815 puis deviendra sergent au 4ème régiment d'Infanterie de la Garde et décédera en fonction le 06/01/1827 à l'hôpital de la Garde de Paris (Seine).
(N° matricule 12 du GR 20 YC 44-page 8 et matricule 1648 du GR 20 YC 38-page 332 et matricule 383 du GR 20 YC 39-page 68 et matricule 8 du GR 20 YC 47-page 7, https://gw.geneanet.org/champoulet1?n=b ... que+joseph)

Pierre Rémy Alexandre MAUCLER
Né le 05/10/1789 à Paris (Seine), fils de Jean Baptiste et de Marie Augé.
Il entre au service comme voltigeur, conscrit de 1809, à la 1ère Cie du 1er bataillon du 2ème Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale le 07/06/1809, devient tirailleurs le 01/07 lors de la campagne d'Autriche et passe musicien au Corps des Chasseurs à pied de la Garde le 09/01/1810. Il participe alors aux campagnes de Russie de 1812, de Saxe de 1813 et de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 31/07/1815 à la seconde Restauration.
(N° matricule 13 du GR 20 YC 44-page 9 à Mauclair et matricule 130 du GR 20 YC 63-page 27 à Maucler et matricule 2120 du GR 20 YC 38-page 426 à Maucler et matricule 505 du GR 20 YC 39-page 89 et matricule 9 du GR 20 YC 47-page 7, Registre reconstitué des naissances de la ville de Paris de Mauclaire à Mauclerc-page 29)

François VINCENT
Né le 19/11/1775 à Arnac-la-Poste (Haute-Vienne), fils de François et de Marie Deblois.
Il entre au service comme soldat au 20ème Bataillon des volontaires de Paris le 25/08/1793 et fait les campagnes de l'Armée du Nord en Belgique en l'an II, en Hollande en l'an III puis à l'Armée du Rhin en l'an IV et à celle d'Italie en l'an VI. Au Corps d'observation de la Gironde qui devient Armée du Portugal en l'an IX, il sert à la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807. Resté en Allemagne en 1808, il combat l'Autriche lors de la guerre de 1809 puis vient aux armées d'Espagne en 1811 et retrouve la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812. Il est admis comme musicien au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 14/02/1813 pour la campagne de Saxe de cette année et fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 14 du GR 20 YC 44-page 9 et matricule 10 du GR 20 YC 47-page 7 et matricule 897 du GR 20 YC 39-page 154, https://gw.geneanet.org/vcapelle?lang=f ... ncent&oc=6)

François André FAIVRE
Né le 20/10/1776 à Besançon (Doubs), fils d'Antoine Joseph (perruquier) et d'Hélène Philiberte Guerrier.
Il entre au service comme fusilier, enrôlé volontaire, au 2ème bataillon du 7ème de Ligne le 20/09/1806 pour la campagne de Prusse et fait celle de Pologne de 1807, étant devenu musicien au petit état-major puis est congédié le 04/06/1808. Il retrouve un emploi de musicien, enrôlé volontaire, au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 29/03/1813 pour la campagne de Saxe et fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 15 du GR 20 YC 44-page 9 et matricule 11 du GR 20 YC 47-page 7 et matricule 2330 du GR 21 YC 59-page 394 à Lefaivre et matricule 1077 du GR 20 YC 39-page 201 à Lefaivre, https://gw.geneanet.org/rfricot1?lang=f ... e&n=faivre)

Hyacinthe Negre
Né le 16/09/1784 ou le 20/08/1781 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), fils de Patrice et de Françoise Besombes.
Il entre au service comme soldat dans la 24ème demi-brigade Légère le 29 floréal an IX (19/05/1801) à l'armée du Rhin et passe au Bataillon de l'Île de France avant d'être placé à la 40ème demi-brigade de Ligne le 11 prairial an XI (31/05/1803) qui est transformée en 40ème de Ligne en l'an XII. Il participe aux campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807, devenant caporal. Appelé aux armées d'Espagne pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1812, il est admis comme musicien gagiste au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 03/11/1813 et fait la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815.
(N° matricule 16 du GR 20 YC 44-page 9 et matricule 858 du GR 21 YC 350-page 147 et matricule 1243 du GR 20 YC 39-page 212 et matricule 13 du GR 20 YC 47-page 8, ses parents à https://gw.geneanet.org/titeufs6?n=negre&oc=&p=patrice)

Jacques Marie ARMAND
Né le 07/05/1790 à Versailles (Seine-et-Oise), fils de Charles Joseph (musicien des Gardes Suisses) et de Marie Geneviève Fleury.
Il entre au service comme soldat à la 3ème Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 21/08/1808 pour la campagne d'Espagne de cette année. Appelé en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche, il revient aux armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 et 1811 puis retrouve la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il est muté comme chasseur à la 2ème Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 20/02/1813 pour la campagne de Saxe et fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme musicien au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il devra entrer à l'hôpital d'Issoudun le 01/08/1815 et sera rayé des contrôles suite au licenciement le 11/10 suivant.
(N° matricule 18 du GR 20 YC 44-page 9 et matricule 2334 du GR 20 YC 49-page 392 et matricule 1634 du GR 20 YC 52 et matricule 256 du GR 20 YC 42-page 47 et matricule 15 du GR 20 YC 57-page 8, Registre des baptêmes de la paroisse Notre-Dame de Versailles de 1790-page 52)

Jean Deker
Né le 17/09/1779 à Heilsberg (Électorat de Saxe ou Royaume de Prusse ?), fils de Joseph et de Lise Schmitz.
Il entre au service de France au 2ème Léger le 17/11/1807 et fait les campagnes d'Espagne et du Portugal de 1808 à 1813. Rentré en France en 1814, il serait admis dans la Garde Impériale le 01/04/1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 20 du GR 20 YC 44-page 10 et matricule 20 du GR 20 YC 47-page 9 et matricule )

Joseph Chichero ou Chicero
Né le 12/07/1792 à Gênes (République de Gènes), fils de Pierre et de Blanche Semina.
Il entre au service comme marin au 45ème Équipages de Haut-Bord le 25/09/1811 à Brest. A la première Restauration, il est placé comme musicien (1er cor) à l'état-major du bataillon de l'île d'Elbe le 01/09/1814.
Aux Cent-Jours, il revient en France avec l'Empereur et reçoit probablement la croix de Membre de la Légion d'honneur le 27/03/1815 puis est admis comme musicien (1er cor) au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/04 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 27 du GR 21 YC 44-page 11 et matricule )

Louis Defferari
Né le 16/08/1794 à Gênes (République de Gênes), fils de François et de Marie Vondola.
Il est musicien (seconde clarinette) à l'état-major du bataillon de l'île d'Elbe le 01/09/1814.
Rentré en France aux Cent-Jours, il reçoit probablement la croix de Membre de la Légion d'honneur le 27/02/1815, se trouve en fonction comme musicien (première clarinette) au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/04 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 28 du GR 20 YC 44-page 11 et matricule )

Nicolas Mentz ou Mensch
Né le 22/08/1795 ou 07/03/1792 à Amsterdam (Provinces-Unies des Pays-Bas), fils de Jean et de Sophie Waade.
Il entre au service comme pupille à la 5ème Cie du 1er bataillon du régiment des Pupilles de la Garde impériale le 03/08/1809, devient tambour le 16/11 et passe à la 3ème Cie du 9ème bataillon. Admis comme tambour à la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde le 08/03/1813, il participe aux campagnes de Saxe de cette année et de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste à la 1ère Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 33 du GR 20 YC 44-page 12 à Meutz et matricule 476 du GR 20 YC47-page 85 et matricule 1850 du GR 20 YC 52-page 313 à Mentz et matricule 611 du GR 20 YC 106-page 105 à Mensch)

René Antoine MARCADIER
Né le 11/08/1791 à Tours (Indre-et-Loire), fils de Raymond et de Marie Louise Robert.
Il entre au service comme soldat, conscrit de 1811 enrôlé volontaire, à la 3ème Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 09/12/1810 et fait la campagne d'Espagne de 1811. Appelé à la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, il est blessé d'un coup de lance à la tête dans un combat. Revenu de la retraite de Moscou, il sert avec la garnison de Dantzig qui capitule le 02/01/1814. Rentré en France à la première Restauration, il est maintenu en poste à la 3ème Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 04/10/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815 puis sera renvoyé dans ses foyers à Tours.
(N° matricule 34 du GR 20 YC 44-page 12 à Macardier et matricule 4109 du GR 20 YC 50-page 75 à Marcadier et matricule 1903 du GR 20 YC 47-page 325, stehelene.org à Marcadier, https://gw.geneanet.org/jmp281249?n=mar ... ne+antoine)

André Brassely ou Brazzeli
Né le 09/07/1765 à Samarate (Duché de Milan), fils de Charles et de Joséphine Manazoria.
Il entre au service comme soldat dans un régiment ligurien le 03/05/1781, passe au service de France en l'an IV et fait les campagnes d'Italie des ans VIII et IX, étant blessé à la bataille de La Trebbia. A la première Restauration, il est admis comme musicien (seconde clarinette) au Bataillon de la Garde de l'île d'Elbe 01/09/1814.
Aux Cent-Jours, il rentre en France avec l'Empereur, reçoit probablement la croix de Membre de la Légion d'honneur le 27/03 et se trouve placé comme musicien, seconde clarinette, au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/04/1815. Il fera alors la campagne de Belgique de juin suivant et sera licencié à la seconde Restauration pour concourir à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 35 du GR 20 YC 44-page 12 à Brassely et matricule )

Joseph Techleff ou Teichle
Né le 14/07/1789 à Besançon (Doubs), fils de ...
Il entre comme musicien, enrôlé volontaire, à la 6ème Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/08/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera congédié le 01/08/1815.
(N° matricule 36 du GR 20 YC 44-page 12 à Techleff et matricule 1725 du GR 20 YC 47-page 295 à Tchechelé)

Jean Baptiste Zanoni
Né le 02/01/1789 à Gênes (République de Gênes), fils de Nicolas et de Madeleine Basori.
Il entre au service comme marin au 67ème Équipage de Haut-Bord le 02/11/1811. Il est admis comme musicien à la 6ème Cie du Bataillon de la Garde de l'île d'Elbe le 01/09/1814.
Aux Cent-Jours, il revient en France avec la Garde, reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur sur le brick " l'Inconstant " le 27/02/1815 et se trouve en fonction comme grenadier dans la 1ère Cie du 2ème bataillon du 1er Grenadiers à pied de la Garde Impériale le 19/04. Muté en tant que musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde le 21/04, il participera à la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera congédié le 11/10/1815.
(N° matricule 37 du GR 20 YC 44-page 13 à Zanony et matricule 2864 du GR 20 YC 13-page 492)

Jean Pierre Legros
Né le ...
Il entre comme musicien, enrôlé volontaire, au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 31/07/1815.
(N° matricule 38 du GR 20 YC 44-page 13)

Pierre Floréal PETERS
Né le 10/05/1794 à Rouen (Seine-Inférieure), fils de Nicolas Joseph (cordonnier) et de Marie Jeanne Françoise Alexandre.
Il entre au service comme musicien, enrôlé volontaire, au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/02/1813 et fait la campagne de Saxe de cette année puis celle de France de 1814. A la première Restauration, il est congédié le 30/06/1814 puis retrouve un poste de musicien gagiste dans la 1ère Cie du 1er bataillon du régiment du Roi-infanterie de Ligne le 01/02/1815 mais se trouve rayé des contrôles pour longue absence le 24/03.
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 39 du GR 20 YC 44-page 13 et matricule 3220 du GR 21 YC 9-page 40 et matricule 873 du GR 20 YC 39-page 150, Registre des naissances du 3e quartier de la ville de Rouen de 1793 à l'an II-page 132)

Louis Belgodère
Né le 1781 à Bastia (Corse), fils de Jean et de Marie Augé.
Il entre comme musicien au petit état-major des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 20/03/1813 et fait la campagne de Saxe de cette année puis celle de France de 1814. A la première Restauration, il est probablement congédié.
Il est admis comme musicien, enrôlé volontaire, au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815.
(N° matricule 40 du GR 20 YC 44-page 13 et matricule 7514 du GR 20 YC 50-page 643)

François Rousseau
Né le ...
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 02/08/1815.
(N° matricule 41 du GR 20 YC 44-page 13 et matricule )

Jean Baptiste Bergerel
Né le ...
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 31/07/1815.
(N° matricule 42 du GR 20 YC 44-page 13 et matricule )

François DEBOIS
Né le 11/06/1790 à Paris (Seine), fils de Michel et de Marie Marguerite Deprix.
Il entre au service comme soldat à la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 21/08/1808 pour la campagne d’Espagne de cette année. Venu en Allemagne en 1809 pour la campagne d’Autriche, il passe musicien au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde le 06/10/1810 et suit son Corps en Russie pour la campagne de 1812. Resté en arrière du Corps lors de la retraite de Moscou le 14/12/1812, il est rayé des contrôles le 31 du mois.
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815 pour rentrer dans ses foyers à Paris où il décédera le 05/01/1859 dans le 9e arrondissement.
(N° matricule 43 du GR 20 YC 44-page 14 et matricule 2327 du GR 20 YC 49-page 391 et matricule 2336 du GR 20 YC 38-page 470, https://gw.geneanet.org/eloi3?n=debois&oc=&p=francois)

Louis Joseph Michel
Né le ...
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815.
(N° matricule 44 du GR 20 YC 44-page 14 et matricule )

Étienne Savard
Né le ...
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815.
(N° matricule 45 du GR 20 YC 44-page 14 et matricule )

Charles Rouflette
Né le ...
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815.
(N° matricule 46 du GR 20 YC 44-page 14 et matricule )

Jean Capitaine
Né le ...
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 31/07/1815.
(N° matricule 47 du GR 20 YC 44-page 14 et matricule )

Jean Baptiste Debois
Né le 07/10/1797 à Paris (Seine), fils de Michel et de Marguerite Debois. Il entre au service comme musicien au petit état-major des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 10/04/1813 et participe aux campagnes de Saxe de cette année et de France de 1814.
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815.
(N° matricule 48 du GR 20 YC 44-page 14 et matricule 7513 du R 20 YC 50-page 643)

Paul DAZIER
Né le 16/04/1792 à Dieuze (Meurthe), fils de Nicolas et de Catherine Matz.
Il entre au service comme soldat, conscrit de 1812, à la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 07/03/1813 et participe à la campagne de Saxe de cette année puis à celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme chasseur à la 6ème Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815. Non retenu, il rentrera dans ses foyers à Dieuze où il décédera le 29/07/1828.
((N° matricule 50 du GR 20 YC 44-page 15 et matricule 762 du GR 20 YC 47-page 132 et matricule 6801 du GR 20 YC 50-page 524 et matricule 1927 du GR 20 YC 52-page 326, https://gw.geneanet.org/jeronimo1?n=dazier&oc=&p=paul, Registre d'état civil de la paroisse de Dieuze de 1777 à 1792-page 277)

Jean Baptiste Pemy ou Penny
Né le 21/03/1786 ou 15/08/1787 à Limoges (Haute-Vienne), fils de Jean Baptiste Nicolas et d’Élisabeth Demouton.
Il entre au service comme soldat dans la 2ème demi-brigade Légère le 18 messidor an XI (07/07/1803). Son Corps devient 2ème Léger à l'organisation de l'an XII et il sert en Hollande en l'an XIV. A la Grande Armée en 1806 pour la campagne de Prusse, il fait celle de Pologne de 1807, étant blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à Dantzig le 15/05/1807. Appelé aux armées d'Espagne et du Portugal pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1812, il est blessé d'un coup de feu à la tête à la bataille de Buçaco le 27/09/1810. Admis comme tambour à la 1ère Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 16/01/1813, il devient musicien au petit état-major le 01/03 suivant et participe aux campagnes de Saxe de cette année et de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme chasseur à la 4ème Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et ne ferait pas la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 51 du GR 20 YC 44-page 15 et matricule 627 du GR 20 YC 47-page 110 et matricule 640 du GR 20 YC 39-page 111)

Alexandre Jean Simon MÉNÉTRIER
Né le 17/12/1792 à Paris (Seine), fils de Hubert Joseph et de Louise Victoire Cadet.
Il entre au service comme tambour, conscrit de 1812 enrôlé volontaire, à la 2ème Cie du 1er bataillon du 1er Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale le 22/12/1809, passe à la 1ère Cie le 31/12/1810 et participe aux campagnes d'Espagne de 1810 et 1811. A la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, il revient de la retraite de Moscou et intègre la Vieille Garde le 12/02/1813. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Rentré au dépôt le 27/06/1815 sous le gouvernement provisoire, il désertera son poste le 05/07 suivant.
(N° matricule 52 du GR 20 YC 44-page 15 et matricule 20 du GR 20 YC 61-page 8 et matricule 1918 du GR 20 YC 59-page 386 et matricule , Registre reconstitué des naissances de la ville de Paris de Ménétrié à Ménétrier-page 14)

Jean Marie LE BOURHIS
Né le 09/04/1793 à Rostrenen (Côtes-du-Nord), fils de Pierre (administrateur au directoire des six districts) et de Suzanne Perrine Bardelet.
Il entre au service comme soldat, conscrit de 1813, à la 3ème Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 15/12/1812, passe musicien au 1er Chasseurs à pied le 14/02 et fait les campagnes de Saxe de 1813 et de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme chasseur à la 2ème Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera congédié le 11/10/1815.
(N° matricule 53 du GR 20 YC 44-page 15 et matricule 512 du GR 20 YC 47-page 91 et matricule 6199 du GR 20 YC 50-page 423 et matricule 1410 du GR 20 YC 52-page 239 et matricule 887 du GR 20 YC 39-page 152, ses parents à https://gw.geneanet.org/mlebeau?n=le+bo ... 3&p=pierre, Registre des naissances de la commune de Rostrenen de 1793 à 1803-page 9)

Félix Lucionni
Né le 16/10/1784 à Saint-Pierre (Corse), fils de Pierre Joseph et de Marie Sercainne.
Il entre au service comme soldat dans un Bataillon de Chasseurs Corses le 03 vendémiaire an XI (25/09/1802) qui devient Légion Corse le 05 prairial an XIII (25/05/1805) et sert à la défense des côtes de Gênes ce dernier an. A l'armée de Naples en l'an XIV et 1806, il est admis comme musicien à l'état-major des Voltigeurs de la Garde Royale de Naples le 25/09/1806 qui devient Voltigeurs de la Garde Royale d'Espagne en 1808 et fait les campagnes d'Espagne de 1808 à 1813. Rentré en France en 1814, il est muté au 14ème Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale le 01/02/1814 lors de la campagne de France. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme chasseur à la 2ème Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il désertera son poste le 01/08/1815.
(N° matricule 54 du GR 20 YC 44-page 15 et matricule 26 du GR 20 YC 214-page 8 et matricule 38 du GR 20 YC 97-page 13 et matricule 513 du GR 20 YC 47-page 91 à Lucionny)

Pierre Nicolas Broulard
Né le ...
Aux Cent-Jours, il s'enrôle volontairement comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/06/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il restera en arrière à la bataille de Mont-Saint-Jean le 18/06 et sera rayé des contrôles par suite du licenciement le 11/10/1815.
(N° matricule 55 du GR 20 YC 44-page 16 et matricule )

Achille Érasme Augustin Joseph RASEZ
Né le 04/05/1788 à Condé (Nord), fils de Thomas Joseph et d'Amélie Josèphe Demarez.
Il entre au service comme soldat, conscrit de 1808, dans la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 04/12/1813 et fait la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme chasseur à la 3ème Cie du 1er bataillon du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme musicien au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera congédié le 11/10/1815 et rentrera dans ses foyers à Condé où il décédera le 10/03/1861.
(N° matricule 56 du GR 20 YC 44-page 16 à Razet et matricule 2216 du GR 20 YC 52-page 374 à Raset et matricule 587 du GR 20 YC 47-page 103 à Raze, https://gw.geneanet.org/j1889?n=rasez&o ... sme+joseph)

MAÎTRES OUVRIERS

Tableau récapitulatif des soldats des Chasseurs à pied de la Garde
RÉGIMENTS / État-Major / Officiers / Sous-Officiers et Soldats
État-Major Général : 9 Officiers et 33 Sous-Officiers et Soldats.
1er Chasseurs : É-M : 12 Officers et 6 Sous-Officiers + Troupe 36 Officiers et 1245 ou 1272 soldats.
2ème Chasseurs : É-M : 13 Officiers et 24 Sous-Officiers + Troupe 37 Officiers et 1132 ou 1206 soldats.
3ème Chasseurs : É-M : 10 Officiers et 12 Sous-Officiers + Troupe 34 Officiers et 1860 ou 1953 soldats.
4ème Chasseurs : É-M : 14 Officiers + Troupe 38 Officiers et 204 ou 243 soldats.
TOTAL : É-M : 49 Officiers et 42 Sous-Officiers + Troupe 154 Officiers et 4474 ou 4707 soldats.


À LA SUITE

LIEUTENANT EN SECOND
Mathieu Calpa
Né le
Mort le
A la première Restauration, il suit Napoléon à l'île d'Elbe.
Aux Cent-Jours, il est placé comme sergent-major à la suite du Corps des Chasseurs à pied de France le 21/04/1815 et passe lieutenant en second le 30/04 suivant.
(N° matricule 5089 du GR 20 YC 45-page 254)

SERGENTS

Nicolas Gasparini
Né le 15/05/1785 à Torre de Quartegola ? (Italie), fils d'Antoine et de Marie Zanella.
Il entre au service comme soldat, enrôlé volontaire, au 3ème bataillon de la 70ème demi-brigade de Ligne le 1er ventôse an X (20/02/1802), devenue 70ème de Ligne à l'organisation de l'an XII. Passé au 1er bataillon, il devient grenadier à ce bataillon le 06 vendémiaire an XIV (28/09/1805) et sert à l'Armée des Côtes-de-l'Océan de l'an XII à 1807. Aux armées d'Espagne et du Portugal pour les campagnes de la péninsule de 18108 à 1812, il est blessé d'un coup de feu dans un combat puis est nommé caporal de grenadiers le 01/12/1808, sergent le 01/08/1810 et sergent-major le 01/11/1810, revenant au 3ème bataillon en 1811. Appelé à la Grande Armée en Allemagne en 1813 pour la campagne de Saxe, il est admis comme chasseur dans la 3ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 08/02/1813. Muté comme caporal dans la 4ème Cie du 1er bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde le 15/02, il est promu sergent le 02/10 mais est fait prisonnier de guerre le 26/10 suivant. Rentré à la première Restauration, il est maintenu en poste comme sergent au cadre à la suite du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 20/08/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme sergent au cadre à la suite du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. Il passera dans la 1ère Cie du 1er bataillon du Corps le 01/07/1815 sous le gouvernement provisoire. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Légion de la Vienne le 11/10/1815.
(N° matricule 69 du GR 20 YC 44-page 18 à Gaspariny et matricule 2347 du GR 20 YC 47-page 399 et matricule 1378 du GR 20 YC 52-page 234 et matricule 1487 du GR 20 YC 39-page 252 et matricule 1499 du GR 21 YC 582-page 253 à Gaspariny)

André Généreux GARCIN
Né le 28/02/1784 à Fuveau (Bouches-du-Rhône), fils d'Antoine (charbonnier) et de Marguerite Samat.
Il entre au service comme soldat, conscrit de l'an XIII, dans la garde départementale des Bouches-du-Rhône le 09/10/1806 et entre comme fusilier dans la 2ème Cie du 1er bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 10/11 suivant pour la campagne de Prusse de cette fin d'année. En Pologne en 1807, il est blessé d'un éclat d'obus à la tête à la bataille d'Heilsberg le 10/06/1807. A la suite du Corps en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche puis retourne aux armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 et 1811. Admis comme chasseur dans la 2ème Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 31/07/1811, il rejoint la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, étant nommé caporal le 10/07/1812. Promu sergent le 04/10 suivant, il est blessé d'un coup de feu à la main gauche au passage de la Berezina et d'un éclat d'obus aux pieds au combat de Borisov fin novembre. Ayant perdu les orteils du pied droit et le petit doigt de la main gauche par suite de congélation, il est fait prisonnier de guerre le 12/12/1812 lors de la retraite de Moscou. Rentré en France et au Corps à la première Restauration le 29/01/1815, il est maintenu en poste comme sergent au cadre à la suite du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 02/02 suivant.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme sergent au cadre à la suite du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera reconnu dans le grade d'adjudant sous-officier le 01/09/1815 et renvoyé dans ses foyers avec retraite le 16/09. Appelé à faire partie des Cies provisoires des Bouches-du-Rhône du 28/09 suivant au 01/04/1816, il sera de nouveau congédié avec retraite le 21/12/1816. Engagé volontaire comme sergent dans la Cie de fusiliers Vétérans des Bouches-du-Rhône le 02/03/1831 qui deviendra 12ème Cie de fusiliers Vétérans le 03/03/1833, il décédera le 16/04/1855.
(N° matricule 5091 du GR 20 YC 45-page 254 et matricule 2591 du GR 20 YC 47-page 439 et matricule 900 du GR 20 YC 41-page 154 et matricule 1524 du GR 20 YC 49-page 257, La base Léonore du Ministère de la Culture, Cité dans le dossier LH de Siméon François Xavier Roman, https://gw.geneanet.org/griva13?n=garci ... e+genereux)

Bernard LAMY
Né le 11/05/1778 à Lyon (Rhône), fils d'Antoine (fabricant) et d'Anne Maître.
Il entre au service comme soldat dans une demi-brigade de Bataille le 14 frimaire an IV (05/12/1795) qui est incorporée dans la 12ème demi-brigade de Ligne au second amalgame. A l'Armée d'Italie de l'an IV à l'an VII, il est nommé caporal le 06 ventôse an VI (24/02/1798). A l'Armée de Naples en l'an VII, il sert dans les Grisons en l'an VIII. Admis comme chasseur dans la 6ème Cie des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 28 frimaire an IX (19/12/1800), il devient caporal le 18 ventôse an X (09/03/1802) et sert au camp de Boulogne de l'Armée des Côtes-de-l'Océan en l'an XIII. A la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de fin 1806 et de Pologne de 1807, il est promu sergent le 01/04/1807 et suit son Corps en Espagne en 1808. Revenu en Allemagne en 1809 pour la campagne d'Autriche, il est détaché avec son grade au 1er Tirailleurs-Chasseurs de la Jeune Garde le 01/02/1809 et reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 05/06 suivant. Revenu aux armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 et 1811, son régiment est transformé en 1er Voltigeurs de la Jeune Garde le 01/01/1811. Muté avec son grade dans la 4ème Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde peu après, il est congédié avec retraite le 27/07/1811.
Aux Cent-Jours, il rentre en fonction comme sergent dans le cadre à la suite du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/05/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 05/07/1815 sous le gouvernement provisoire.
(N° matricule 5094 du GR 20 YC 45-page 254 et matricule 6 du GR 20 YC 41-page 5 et matricule 50 du GR 20 YC 38-page 12, La base Léonore du Ministère de la Culture)

Louis Richard
Né le 03/02/1774 à Chaillot (Seine), fils de Germain et de Françoise Coulard.
Il entre au service comme soldat dans le 1er bataillon du 47ème d'Infanterie ci-devant Lorraine-Infanterie le 13 ventôse an II (03/03/1794) qui intègre la 93ème demi-brigade de Bataille le 15 prairial suivant (03/06) à Givet, elle-même incorporée dans la 49ème demi-brigade de Ligne le 07 ventôse an IV (26/02/1796) alors qu'il fait les campagnes de l'armée de Sambre-et-Meuse de l'an II à l'an V. A l'Armée de Hollande en l'an VII, il est admis comme chasseur à la 2ème Cie du 1er Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 21 frimaire an IX (12/12/1800) et sert au camp de Boulogne en l'an XIII. A la Grande armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de fin 1806 et de Pologne de 1807, il suit son Corps en Espagne en 1808 et revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche. Nommé caporal le 15/12/1809, il est détaché avec son grade au 1er Tirailleurs-Chasseurs de la Jeune Garde et participe aux campagnes d'Espagne de 1810 et 1811. Muté avec son grade à la 2ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 01/08/1811, il participe à la campagne de Russie de 1812 et reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 05/06/1812. Revenu de la retraite de Moscou, il combat en Saxe en 1813, étant promu sergent à la 4ème Cie du 2ème bataillon de son Corps le 11/04/1813 mais doit entrer à l'hôpital de Mayence le 04/11 et y subit le blocus de 1814. Rentré en France à la première Restauration, il est congédié avec retraite le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il rentre en fonction comme sergent dans le cadre à la suite du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 05/07/1815 sous le gouvernement provisoire.
(N° matricule 5095 du GR 20 YC 45-page 255 et matricule 39 du GR 20 YC 38-page 10 et matricule 1303 du GR 20 YC 41-page 222 et matricule 1013 du GR 20 YC 39-page 173 et matricule 19 du GR 20 YC 42-page 8)

Jean Ernest LEVAVASSEUR
Né le 23/06/1788 à Vieux-Condé (Nord), fils de François et de Marguerite Forvel.
Il entre au service comme soldat dans la 4ème Légion de réserve de l'Intérieur le 01/08/1807, devient caporal le 10/08 et fait les campagnes d'Espagne de 1808 à 1813. Promu sergent le 06/01/1809, il entre avec son grade dans la 5ème Cie du 2ème bataillon des Voltigeurs de la Garde Royale d'Espagne le 23/04 suivant. Il a été blessé à cinq reprises dont deux coups de feu au pied gauche et deux coups de baïonnette à la tête en Espagne et se trouve congédié par réforme le 20/08/1813.
Aux Cent-Jours, il rentre en fonction comme sergent dans le cadre à la suite du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 29/05/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. Il devra entrer à l'hôpital de Paris le 05/07/1815 et sera rayé des contrôles comme absent lors du licenciement le 16/09 suivant. Il décédera le 12/10/1844 à Paris (Seine).
(N° matricule 5097 du R 20 YC 45-page 255 et matricule 542 du GR 20 YC 214-page 94, https://gw.geneanet.org/archiveshergnie ... ean+ernest, Registre d'état civil de la paroisse de Vieux-Condé de 1786 à 1793-page 96)

CAPORAUX

Jacques Montel
Né le 03/10/1781 à Montpellier (Hérault), fils de Jean et de Françoise Fabraguette.
Il entre au service comme soldat, enrôlé volontaire, au 1er bataillon du 32ème de Ligne le 1er vendémiaire an XI (23/09/1802) et sert à l'Armée des Côtes-de-l'Océan de l'an XII à l'an XIII. A la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807, il passe au 3ème bataillon le 05/10/1807 puis au 5ème bataillon le 31/05/1808. Nommé caporal le 15/07 suivant, il est placé au 1er bataillon le 23/02/1809 et rejoint les armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1809 à 1812 puis est rappelé à la Grande Armée en Allemagne en 1813 pour la campagne de Saxe. Admis comme chasseur dans la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 03/04/1813,il participe à la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme caporal à la 6ème Cie du 2ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme caporal au cadre à la suite du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera renvoyé dans ses foyers avec un congé de semestre le 10/07/1815 à la seconde Restauration.
(N° matricule 5100 du GR 20 YC 45-page 255 et matricule 258 du GR 20 YC 47-page 48 et matricule 2454 du GR 20 YC 39-page 413 et matricule 1479 du GR 21 YC 281-page 251)

Étienne ou André Pilliat ou Pilla
Né le 12/03/1788 à Sanico ? (Royaume de Sardaigne), fils de Michel et de Jeanne Audonne.
Il entre au service comme soldat dans la 3ème Légion de réserve de l'Intérieur le 18/03/1807 et fait les campagnes d'Espagne de 1807 à 1813, étant placé comme voltigeur dans la 6ème Cie du 2ème bataillon des Voltigeurs de la Garde Royale d'Espagne le 20/12/1808. Revenu en France fin 1813, il est incorporé comme caporal dans la 3ème Cie du 3ème bataillon du 14ème Voltigeurs de la Jeune Garde Impériale le 01/02/1814. Blessé d'un coup de feu au bras droit à la bataille de Craonne le 07/03/1814, il reste en arrière du Corps le 10/03 suivant. A la première Restauration, il rentre en poste comme caporal au cadre à la suite du Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 19/02/1815.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme caporal dans le cadre à la suite du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera renvoyé dans ses foyers avec retraite le 16/09/1815.
(N° matricule 5101 du GR 20 YC 45-page 256 à Pillat et matricule 2593 du GR 20 YC 47-page 440 à Pillias et matricule 193 du GR 20 YC 97-page 39 à Pelliat et matricule 752 du GR 20 YC 214-page 129 à Pilliat)

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À suivre ... Statistiques de l'État-Major du 1er Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815
MANÉ Diégo
 
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Messagepar MANÉ Diégo sur 16 Juil 2026, 09:38

CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

Statistiques de l'État-Major du 1er Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815
(par Diégo Mané le 15/07/2026)

†ués ou ßlessés à Mont-Saint-Jean le 18 juin 1815 : 4

†ués à Mont-Saint-Jean le 18 juin 1815 : 2
Le LG MICHEL, Colonel en second des Chasseurs de la Garde.
Le Musicien enrôlé volontaire Pierre Nicolas Broulard ... Resté en arrière et pas reparu = †ué.

ßlessés à Mont-Saint-Jean le 18 juin 1815 : 2
Les Aides-de-Camp du LG Michel : CdB CHEVREAU (3 coups de feu) et Cne BERTHELET.

Déserteurs post combats : 17
En juin : 1, le 29, le SM Chef de Musique Félix Belgodère (au dépôt).
En juillet : 7 (dont 3 le 5 et 4 le 31).
En août : 9 (dont 8 le 1er et 1 le 2).

Étrangers : 8
6 Italiens, 1 Allemand, 1 Hollandais.

Moyenne d’âge à Waterloo, officiers compris : 28 ans pour les 42 militaires dont la date de naissance est donnée. Elle n’est pas renseignée pour 8 engagés volontaires en 1815 dans la musique des Chasseurs à pied de la Garde, probablement très jeunes pour la plupart.

Porteurs de chevrons d’ancienneté, 5 soldats en arboraient 1 (plus de 10 ans d’ancienneté), 3 en arboraient 2 (plus de 15 ans d’ancienneté), 4 en arboraient 3 (plus de 20 ans d’ancienneté), dont 1 en justifiait même 4, voire 5 (plus de 25 et 30 ans d’ancienneté).

Ce dernier présente en outre un parcours original que je résume ci-après :

Il s’agit de André Brazzeli, né en 1765 dans le duché de Milan. Entré au service à 16 ans (1781) dans un régiment ligurien, il passe en l'an IV au service de France et fait les campagnes de 1799, étant blessé à La Trebbia, et 1800. Il sera musicien au bataillon de l’ile d’Elbe puis au petit état-major des Chasseurs à pied de la Garde en 1815. Autre fait à souligner, malgré cette forte implication bonapartiste il sera conservé par les Bourbons lors de la 2e Restauration.

Comme quoi voici, une fois de plus, la preuve que « la musique adoucit les mœurs » !

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Etat-Major du 1er régiment de Chasseurs à pied de la Garde en 1815
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MANÉ Diégo
 
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Messagepar MANÉ Diégo sur 18 Juil 2026, 15:57

CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

1er RÉGIMENT DE CHASSEURS À PIED

Le régiment est issu du Corps royal des Chasseurs à pied de France dissous le 01/04/1815 à Courbevoie et rétabli comme 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21 de ce mois. Le même jour, les chasseurs du Bataillon Napoléon de l'île d'Elbe (2 Cies) forment les premières Cies du 1er bataillon de ce régiment.
Le 22/04/1815, l'Empereur annule l'ordre de passer de 150 à 200 hommes (officiers, sous-officiers et soldats) par Cie (ordre 2904 du Volume II d'Ordres et Apostilles d'A. Chuquet).
L'état de la Garde du 16/06/1815 trouve 18 officiers et 636 soldats soit 654 hommes au 1er bataillon et 18 officiers et 635 soldats soit 653 hommes au 2ème bataillon (total 36 officiers et 1271 soldats soit 1307 hommes).

(d'après Derniers jours de la Grande Armée-Mauduit-1848)
Idem Gloire et Empire N°1
Idem Les carnets de la campagne N°7
Idem Tradition Magazine HS N°20
Idem Armies at Waterloo de Scott Bowden
D'après darnault-mil.com : au 31/05, le régiment présente 43 officiers et 1389 hommes (+ 30 aux hôpitaux)
Il sera dissous le 11/10/1815 à Guéret (Creuse), faisant partie de l'Armée de la Loire.


ÉTAT-MAJOR
MAJOR-COMMANDANT MARÉCHAL DE CAMP Comte Pierre Jacques Étienne CAMBRONNE
AIDES-DE-CAMP
CHEF DU 1er BATAILLON MAJOR Jan Coenraad DUURING
CHEF DU 2ème BATAILLON MAJOR Antoine Jean Baptiste LAMOURET

ADJUDANTS-MAJORS
CAPITAINE Félicien Joseph ARNAUD
CAPITAINE Michel LEVÉ

SOUS-ADJUDANTS-MAJORS
LIEUTENANT EN PREMIER Claude Charles NOISOT
LIEUTENANT EN PREMIER Louis Célestin MOREL

OFFICIER PAYEUR LIEUTENANT EN SECOND Jean André SEUX

PORTE-AIGLE LIEUTENANT EN SECOND Jean Baptiste Noël MARTIN

CHIRURGIEN-MAJOR Claude Jean Baptiste COTHENET
CHIRURGIEN AIDE-MAJOR Bertrand BUISSON

Tableau récapitulatif des effectifs du 1er Chasseurs à pied de la Garde

PETIT ÉTAT-MAJOR
SERGENT-MAJOR VAGUEMESTRE Claude CALVAIRE

NON ENRÉGIMENTÉS

MAJOR-COMMANDANT
MARÉCHAL DE CAMP
Comte Pierre Jacques Étienne CAMBRONNE

Né le 26/12/1770 à Saint-Sébastien-sur-Loire (Loire-Inférieure), fils de Pierre Charles (négociant) et de Françoise Adélaïde Druon.
Mort le 29/01/1842 à Nantes (Loire-Inférieure).

Il entre au service en s'enrôlant dans le 1er Bataillon des volontaires de Loire-Inférieure le 26/09/1791 et passe dans la Cie de grenadiers le 07/11 suivant. Le 27/07/1792, il est muté au 1er bataillon de Mayenne-et-Loire et sert sous les ordres du général Dumouriez à l'Armée des Ardennes, alors en campagne en Belgique où il fait ses premières armes à la bataille de Jemappes le 06/11/1792.

À l'Armée du Nord en 1793, il revient en France à l'Armée des Côtes-de-Brest cette année et entre comme sergent dans la 2ème Légion Nantaise le 17/06/1793. Sergent-major le 01/07 et lieutenant le 10/09, il est nommé capitaine de carabiniers le 15 vendémiaire an III (06/10/1794), étant alors employé aux armées de Cherbourg et de l'Ouest de l'an II à l'an IV qui combattent l'insurrection vendéenne sous les ordres du général Hoche. Le 03 thermidor an III (21/07/1795), il participe à la bataille de Quiberon et se distingue en sauvant plusieurs émigrés.

Passé dans la 2ème Légion des Francs lors de sa formation en floréal an IV (mai 1796), il fait partie de l'expédition d'Irlande, toujours sous les ordres de Hoche cette même année. Après le retour de cette calamiteuse tentative de soulèvement de l'Irlande, la Légion est incorporée dans la 46ème demi-brigade de Ligne bis le 1er brumaire an V (22/10/1796). Passé en l'an V à l'armée du Rhin-et-Moselle, il sert en l'an VI à celle d'Angleterre où sa demi-brigade devient 46ème demi-brigade de Ligne le 1er thermidor an VI (19/07/1798) et fait la campagne de l'an VII à l'armée du Danube.

Il passe ensuite à celle des Alpes sous les ordres du général Masséna où il se fait remarquer à la tête d'une Cie de grenadiers à la bataille de Zürich le 04 vendémiaire an VIII (26/09/1799) en enlevant à la baïonnette avec sa Cie deux pièces de canons ennemies. Puis il est employé à la fin de l'an VIII et en l'an IX à l'Armée du Rhin où il se signale au combat d'Oberhausen le 08 messidor suivant (27/06/1800) en prenant le titre de premier grenadier de France après le décès du fameux Latour-d'Auvergne.

À la fin des hostilités, il tient garnison à Dunkerque où il reste pendant les ans X et XI. Il fait ensuite partie, aux ans XII et XIII, des troupes du camp de Saint-Omer, recevant la décoration de Membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII (14/06/1804). Promu chef de bataillon au 88ème de Ligne le 11 fructidor an XIII (29/08/1805), il reste sur les côtes de l'océan pendant l'an XIV et le début de 1806 puis rejoint la Grande Armée et se distingue à la bataille d’Iéna le 14/10/1806 dans la campagne contre la Prusse.

Décoré de la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 16/01/1807, il fait la campagne de Pologne de cette année. Employé à l'armée d'Espagne en 1808 et 1809, il passe le 11/04 de cette dernière année au 2ème bataillon du 1er Voltigeurs de la Garde Impériale et fait avec ce régiment la campagne d'Allemagne combattant notamment à Essling et à Wagram. Créé Baron d'Empire par décret du 15/03/1810 et lettres patentes du 04/06 suivant, il retourne en Espagne et y fait les guerres de 1810 à 1812.

Nommé colonel-major commandant du 3ème Voltigeurs de la Garde le 06/08/1811 à l'âge de 40 ans et après 19 ans et 10 mois de services, et Commandant de la Légion d'honneur le 06/04/1813, il quitte l'Espagne et prend part aux opérations de la Grande Armée en Saxe en participant aux batailles de Bautzen et de Dresde. Il est nommé colonel-major du 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 14/09 suivant, s'illustre à la bataille de Hanau le 30/10 et est promu général de brigade, commandant du 1er Chasseurs à pied de la Garde le 20/11 à 42 ans et après 22 ans et 1 mois de services.

Envoyé à la tête de la 2ème brigade de la 1ère division de Vieille Garde le 21/12, il fait ensuite la campagne de France de 1814. Blessé d'une balle à la cuisse gauche le 27/02/1814 au combat de Bar-sur-Aube, il reçoit un éclat de mitraille à la cuisse, une balle au bras gauche, une autre au côté gauche et une contusion au côté droit à la bataille de Craonne le 06/03. Encore blessé d'un coup de feu à la cuisse droite et d'une contusion à la jambe gauche le 30 du même mois sous les murs de Paris, il se rend à Fontainebleau encore convalescent pour les adieux de l'Empereur.
Ce dernier le nomme le 13/04 commandant du bataillon Napoléon et il s'embarque pour l'île d'Elbe où il arrive le 26/05. Il reçoit alors le commandement de Portoferraio et est chargé de l'instruction des troupes et de la direction du matériel de la Garde.

Accompagnant Napoléon Ier lors de son retour sur le continent, il commande l'avant-garde de sa petite armée et le 25/03/1815, il prend le commandement du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale. Arrivé à Paris, il est décoré du cordon de Grand-Officier de la Légion d'honneur le 01/04, créé Comte d'Empire et Pair de France le 02/06 et promu au grade de lieutenant-général, mais il refuse ce dernier grade. Il part avec l'Empereur le 12/06 pour se rendre à l'Armée du Nord et combattra à Mont-Saint-Jean le 18/06. Commandant un des dernier carré de la Vieille Garde, grièvement blessé d'un coup de feu au niveau du sourcil gauche, il sera fait prisonnier de guerre et conduit en Angleterre.

À la seconde Restauration, il sera compris dans l'ordonnance de proscription du 24/07 et sera rayé des contrôles de l'armée le 11/10. Il écrira à Louis XVIII pour faire sa soumission et obtenir la permission de rentrer en France mais reviendra sans avoir reçu de réponse le 17/12, sera arrêté le 19/12, conduit à Paris à la prison de l'Abbaye, traduit devant un conseil de guerre de la 1ère Division Militaire et acquitté le 26/04/1816. Mis en réforme le 14/05 suivant et placé avec son grade en non-activité le 01/07/1818, il reprendra du service comme commandant de la 1ère subdivision de la 16ème Division Militaire le 21/04/1820. Il sera admis à la solde de retraite sur sa demande par l'ordonnance royale du 15/01/1823 avec jouissance au 01/01/1822 et rentrera dans la vie civile.

(d'après le Dictionnaire historique et biographique des généraux français..., Biographie nouvelle des contemporains-1822, Fastes de la Légion d'honneur-Tome V-page 38, napoleon-series.org, napoleon.gery.pl, darnault-mil.com, Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIe Série-Tome XVI-1823-N° 591 bis-page 44, La base Léonore du Ministère de la Culture, Dictionnaire biographique des généraux...-G. Six-Tome I-pages 183 et 184, Tableaux par Corps et par batailles des officiers tués...-Martinien-page 26)

AIDES-DE-CAMP

Semichon ?
(d'après http://books.google.fr/books?id=BPZAAAA ... 22&f=false)


CHEF DU 1er BATAILLON
MAJOR
Jan Coenraad DUURING

Né le 13/01/1779 à Rotterdam (Provinces-Unies des Pays-Bas), fils de Jan et d'Alida de Konig.
Mort le 05/12/1834 à Breukelen-Nyenrode (Royaume des Pays-Bas).

Il commence sa carrière le 26 pluviôse an IV (15/02/1796) comme cadet dans le 2ème Bataillon de Chasseurs de l'armée Batave et participe aux campagnes de cette année et de la suivante. Le 13 nivôse an VI (02/01/1798), il est muté sur la frégate “Le Juno” et devient lieutenant de marine le 13 nivôse an VII (02/01/1799) pour passer premier-lieutenant le 29 ventôse an IX (20/03/1801). Sur ses demandes répétées de servir son pays sur terre, il entre le 16 germinal an X (06/04/1802) en tant que premier lieutenant dans le 22ème bataillon d'Infanterie alors en garnison au Cap de Bonne Espérance, aux Indes néerlandaises.

Il quitte la Hollande le 17 thermidor an X (05/08/1802) et arrive à bon port le 02 nivôse an XI (23/12/1802). En janvier 1806, après la capitulation de la ville du Cap et la reddition du gouverneur Janssens aux Anglais, il rentre aux Pays-Bas avec son bataillon en tant que capitaine depuis le 12/01 dans l'armée du Roi de Hollande Louis-Napoléon. Le 22/04/1809, il passe avec son grade dans le régiment de Grenadiers de la Garde royale de Hollande et participe au siège de Stralsund puis à la capture du Corps franc de Schill le 31/05, étant blessé dans cette action.

Il est promu chef de bataillon le 11/06 suivant à l'âge de 30 ans et après 13 ans et 3 mois de services et reçoit la croix de Chevalier de l'Ordre de l'Union le 19/11. En 1810, lors de la réunion de la Hollande à l'Empire, son régiment est incorporé dans la Garde Impériale et il devient chef de bataillon du 2ème bataillon du 3ème Grenadiers à pied de la Garde le 30/10. Il obtient la croix de Membre de la Légion d'honneur le 25/04/1812 puis il fait la campagne de Russie de cette année. Son régiment, dont il prend plusieurs fois provisoirement la tête, souffre tellement lors de la retraite de Moscou qu'il est supprimé le 15/02/1813.

Muté au 2ème Grenadiers à pied de la Garde en avril suivant, il est commandant du 2ème bataillon de ce régiment et se distingue lors de la campagne de Saxe. Après la bataille de Bautzen, il lui est accordé la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 16/08/1813. Il participe encore à la campagne de France de 1814 et se trouve présent lors des adieux de l'Empereur à Fontainebleau le 20/04 souhaitant l'accompagner à l'île d'Elbe. Ce dernier souhait n'étant pas accepté, il reste en France à la première Restauration et écrit à son ancien commandant, Tindal, pour qu'il l'aide à obtenir un emploi dans l'armée néerlandaise durant l'été 1814; démarche restée sans succès. Bien qu'étranger, il est néanmoins admis avec son grade de chef de bataillon dans le Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814 et reçoit la croix de Chevalier de Saint-Louis le 25/07. En août suivant, il rejoint sa nouvelle garnison à Nancy.

Il rallie l'Empereur à son retour de l'île d'Elbe qui le place à la tête du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/04/1815 et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. La sécurité des équipages de la Maison Impériale et du GQG sera assurée par son bataillon le 18/06. Il sera dans le dernier carré qui devra soutenir la retraite/déroute de l'armée française ce même jour et se repliera en bon ordre sur Paris puis sous la Loire où il sera licenciée le 25/12/1815. Au retour des Bourbons, il devra quitter l'armée française et sortira de Paris le 16/01/1816 pour se retirer à Rotterdam chez son frère. Il ne sera pas le bienvenu dans l'armée des Pays-Bas et obtiendra sa retraite le 25/04/1819 dans le grade de major.

(d'après l'Almanach Impérial, wikipédia, https://resources.huygens.knaw.nl/retro ... ssor_index, https://rjb.x-cago.com/GARJB/2001/12/20 ... /story.pdf, darnault-mil.com, La base Léonore du Ministère de la Culture à Dunring, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 51)


CHEF DU 2ème BATAILLON
MAJOR
Antoine Jean Baptiste LAMOURET
Né le 12/04/1779 à Saint-Quentin (Aisne), fils d'Antoine (marchand fabriquant de toiles) et de Marie Anne Gabet.
Mort le 03/08/1839 à Saint-Quentin (Aisne).

Il entre au service le 05 germinal an II (25/03/1794) comme fusilier dans la 2ème Cie du Bataillon de Jemappes qui est incorporé dans la 7ème demi-brigade Légère au second amalgame de l'an IV. Nommé caporal le 16 messidor an II (04/07), il fait les campagnes de l'an II et de l'an III à l'Armée des Pyrénées-Occidentales, y étant nommé fourrier le 27 germinal an III (16/04/1795). Passé à l'Armée d'Italie pour les campagnes de l'an IV à l'an VIII, il se distingue le 24 prairial an VII (12/06/1799) en entrant l'un des premiers dans la brèche faite à la ville d'Ortona et en prenant deux pièces de canon de trois qui défendent la porte principale.

Il devient sergent le 28 brumaire an VIII (19/11/1799) mais est blessé d'un coup de feu à la bouche le 10 prairial suivant (30/05/1800) à l'affaire du camp des Fourches où il contribue à la prise de la troisième redoute. Remarqué, il entre comme soldat dans la 4ème Cie du 2ème bataillon des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 08 ventôse an IX (27/02/1801). Nommé fourrier le 16 ventôse an X (07/03/1802), il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14 messidor an XIII (03/07/1805), passe sergent le 1er vendémiaire an XIV (23/09/1805) pour la campagne de cette dernière année en Autriche.

Sergent-major le 27 frimaire suivant (18/10), il participe à la campagne de Prusse de 1806 et à celle de Pologne de 1807 quand il reçoit les épaulettes de lieutenant en second pour prendre rang à la 3ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs le 25/06/1807. Il passe avec son grade à la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Tirailleurs-Chasseurs à sa création par décret du 16/01/1809 pour participer à la campagne d'Autriche de cette année. Parti pour l'Espagne en 1810 où son régiment est transformé par décret du 30/12/1810, il fait désormais partie de la 3ème Cie du 2ème Voltigeurs.

Il s'illustre le 30/03/1811 et est mis à l'ordre de la division pour avoir défendu ses cinquante hommes assaillis par 600 cavaliers espagnols dans la plaine de Celada. Promu au grade de lieutenant en premier le 24/06/1811 pour prendre rang à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs, il fait la campagne de Russie de 1812. Revenu du désastre de la retraite de Moscou, il est élevé au grade de capitaine au 1er bataillon du 2ème Chasseurs le 08/04/1813 et fait la campagne de Saxe de cette année. Blessé le 28/10 à la bataille de Hanau d'un coup de biscaïen à la cuisse droite alors qu'il a reçu la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 04/09 précédent, il fait encore la campagne de France de 1814. Après l'abdication de l'Empereur, il devient capitaine de la 1ère Cie du bataillon Napoléon de l'île d'Elbe le 13/04/1814 car il est le doyen des capitaines et prend les fonctions de commandant de la place de Portoferraio.

Au débarquement de l'Empereur, le 01/03/1815 à Golfe-Juan, il est chargé de prendre la ville d'Antibes mais il est fait prisonnier par le commandant de cette place. Libéré une fois Napoléon revenu au pouvoir, il est promu chef de bataillon du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04 à presque 36 ans et après 21 ans de services. Il fera en cette qualité la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera placé à la retraite le 11/10/1815, son avancement pendant les Cent-Jours étant annulé par l'ordonnance du 01/08 précédent.

(d'après l'Almanach Impérial, Histoire anecdotique politique et militaire de la Garde Impériale, Œuvres complètes d'Étienne Jouy..., https://seynaeve.pagesperso-orange.fr/page_l.htm, Un fidèle de l'Empereur en son époque Jean Mathieu Alexandre Sari-page 399, La base Léonore du Ministère de la Culture, darnault-mil.com, N° matricule 630 du GR 20 YC 37-page 159 et matricule 278 du GR 16 YC 622-page 29 à Lamourette)

ADJUDANTS-MAJORS

CAPITAINE
Félicien Joseph ARNAUD
Né le 09/06/1786 à Marseille (Bouches-du-Rhône), fils de Jean Pierre (aubergiste) et de Marianne Saunier.
Mort le 29/03/1858 à Marseille.

Il entre au service le 03/11/1806 comme soldat, conscrit de 1806, dans la 3ème Cie du 1er bataillon du régiment des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale pour participer à la campagne de Prusse cette année-là et à celle de Pologne en 1807. Nommé caporal le 19/07 de cette dernière année, il suit l'Empereur pour la campagne d'Espagne en 1808. Revenu en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche, il est blessé d'un coup de feu au téton gauche à la bataille d'Essling le 22/05 et obtient les fonctions de fourrier le 01/06 suivant à la 1ère Cie du 1er bataillon de son Corps.

Reparti pour l'Espagne en 1810, il y reste jusqu'en 1811 puis rejoint la Grande Armée en 1812 pour la campagne de Russie. Revenu du désastre de la retraite de Moscou, il fait partie de l'armée d'Allemagne en 1813, participant à la campagne de Saxe. Passé avec son grade dans la 4ème Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 01/03, il est promu sergent-major le 11/04 suivant et reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/09. Élevé au grade de lieutenant en second le 23/12 suivant, il participe à la campagne de France de 1814, puis est fait lieutenant en premier sous-adjudant-major le 15/03. Choisi pour suivre l'Empereur dans son exil de l'île d'Elbe, il devient lieutenant en premier sous-adjudant-major à l'état-major du bataillon Napoléon le 07/04/1814.

Aux Cent-Jours, il est nommé capitaine adjudant-major au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/04/1815 à l'âge de 28 ans et après 8 ans et 5 mois d'activité, reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur deux jours plus tard le 15/04 et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera blessé d'une forte contusion au genou droit le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean. À la seconde Restauration, il sera licencié le 01/10/1815, placé en demi-solde, ses promotions durant les Cent-Jours étant annulées suite à l'ordonnance du 01/08. Il retrouvera un poste après la Révolution de Juillet 1830 en étant promu chef de bataillon le 10/10/1830 et servir au 4ème de Ligne. Il obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 22/01/1837 avec le grade de chef de bataillon.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-Partie supplémentaire-Tome XI-1837-page 34, N° matricule 1303 du GR 20 YC 49 et matricule 477 du GR 20 YC 52 et matricule 264 du GR 20 YC 42, Annuaires de l'état militaire de France, Tableaux par Corps et par batailles des officiers tués...-Martinien-page 79)

CAPITAINE
Michel LEVÉ
Né le 04/10/1777 à Issoire (Puy-de-Dôme), fils d'Antoine et Claudine Malos.
Mort le 30/11/1855 à Brioude (Haute-Loire).

Il entre au service comme soldat au 2ème Bataillon des volontaires du Puy-de-Dôme le 17/05/1793 et passe caporal fourrier le 22/12 suivant, faisant les campagnes de 1793 à l'an II à l'Armée du Rhin. Son bataillon intègre la 202ème demi-brigade de Bataille le 1er messidor an III (19/06/1795) à Mayence et il est blessé de deux coups de sabre sur la tête le 08 brumaire an IV (26/10/1795) à Mannheim puis sert au siège de Mayence qui est enlevée par l'ennemi le 24 brumaire (15/11). Fait prisonnier de guerre, il est échangé au mois de nivôse (janvier 1796) et vient à Arras où sa demi-brigade se reforme.

Aux différentes armées du Rhin de l'an V à l'an IX, sa demi-brigade est incorporée dans la 53ème demi-brigade de Ligne le 11 ventôse an VI (01/03/1798) à Bruxelles. Nommé sergent le 25 floréal an VIII (15/05/1800), il est blessé d'un coup de feu à l'affaire de Neudorf le 10 frimaire an IX (01/12/1800). Promu au grade de sergent-major le 26 pluviôse an X (15/02/1801), il entre comme simple soldat dans la 1ère Cie du 2ème bataillons des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 19 ventôse (10/03/1802) et devient caporal le 1er floréal (21/04). Passé sergent le 09 thermidor an XI (28/07/1803), il retrouve les fonctions de fourrier le 04 ventôse an XII (24/02/1804).

Participant à la campagne de l'an XIV en Autriche, il est promu sergent-major le 1er vendémiaire (23/09/1805), reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/03/1806 et fait les campagnes de Prusse de cette fin d'année et de Pologne de 1807. Nommé lieutenant en second le 16/02 de cette dernière année, il prend rang à la 2ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied puis fait la campagne d'Espagne de 1808. Venu à l'armée d'Allemagne en 1809, il participe à la campagne contre l'Autriche durant laquelle il est promu lieutenant en premier le 05/04 à la 2ème Cie du 2ème bataillon des Chasseurs à pied de la Garde.

En garnison à Paris en 1810 et 1811, il devient capitaine le 17/03 de cette dernière année à l'âge de 33 ans et après 17 ans et 10 mois de services et passe au bataillon d'instruction de Fontainebleau. Il retrouve la Grande Armée en Saxe en 1813, en tant qu'adjudant-major depuis le 18/01 au régiment de Fusiliers-Chasseurs et reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 28/11 suivant puis fait la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en activité et placé pour son grade au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme capitaine adjudant-major au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 30/09/1815 et mis en demi-solde puis obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 05/11/1823 avec jouissance au 04/10 précédent.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, l'Almanach impérial, Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIe Série-Tome XVII-1824-N° 638 bis-page 20, N° matricule 1256 du GR 20 YC 37-page 315, ses parents à https://gw.geneanet.org/gmrobert?n=leve&oc=&p=antoine, Registre d'état civil de la commune de Brioude de 1855-page 132, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 73)


SOUS-ADJUDANTS-MAJORS

LIEUTENANT EN PREMIER
Claude Charles NOISOT
Né le 05/09/1787 à Auxonne (Côte-d'Or), fils de Jacques et de Françoise Molorbat.
Mort le 14/04/1861 à Fixin (Côte-d'Or).

Il entre au service comme conscrit de 1807 au dépôt général des conscrit de la Garde Impériale le 11/11/1808 et passe soldat au 1er Tirailleurs-Grenadiers de Jeune Garde le 01/02/1809 pour participer à la campagne d'Autriche de cette année, étant blessé d'un coup de feu à l'épaule droite à la bataille de Wagram. Son régiment devient 1er Tirailleurs de la Jeune Garde en 1810 et il part pour l'Espagne pour les campagnes de cette dernière année et de 1811. Il est blessé en 1810 au combat de Salinas d'un coup de feu à la jambe gauche et devient caporal le 27/03/1811.

Nommé aux fonctions de fourrier le 24/05, il entre avec son grade à la 6ème Cie du 2ème Grenadiers à pied de la Garde le 01/07 suivant et fait la campagne de Russie de 1812. Revenu des désastres de la retraite de Moscou, il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 21/03/1813 et est nommé sergent-major à la 2ème Cie du 2ème bataillon du 1er Grenadiers à pied le 27/04 suivant pendant la campagne de Saxe. Lors de la campagne de France de 1814, il reçoit les épaulettes de lieutenant en second le 15/03/1814. Après l'abdication de l'Empereur, il fait partie des troupes du bataillon Napoléon de l'île d'Elbe le 11/04/1814 et prend rang dans la 5ème Cie du bataillon. Il en est nommé sous-adjudant-major le 01/01/1815.

Revenu en France le 01/03/1815 à la suite de l'Empereur, il reçoit le grade de lieutenant en premier le 13/04/1815 à l'âge de 27 ans et après 6 ans et 5 mois de services ainsi que la croix d'Officier de la Légion d'honneur et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il est possible qu'en plus des fonctions de sous-adjudant-major, il soit fait aide-de-camp du général Cambronne ? Il aura un cheval tué sous lui le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean. A la seconde Restauration, il sera licencié et mis en demi-solde avec le grade de lieutenant en second, sans que son avancement dans l'Ordre de la Légion d'honneur soit reconnu. Il retrouvera un emploi de lieutenant à la Légion des Hautes-Pyrénées le 04/07/1819 mais sera renvoyé dans ses foyers le 02/12/1820 suite à des propos jugés bonapartistes. Il fera par la suite une carrière dans l'art de la peinture.

(d'après Mémoires de la Société bourguignonne de géographie et d'histoire...-Tome VIII-page 119, darnault-mil.com à Noisot et Noison, Un soldat de Napoléon Ier ; Noisot...-P.Sevin et E.Rey-1900, N° matricule 55106 du GR 20 YC 32 et matricule 406 du GR 20 YC 9 et matricule 2810 du GR 20 YC 7)


LIEUTENANT EN PREMIER
Louis Célestin MOREL
Né le 06/04/1786 à Bucquoy (Pas-de-Calais), fils de Guilain François (cultivateur) et de Scolastique Florentine Damiens.
Mort le 18/06/1815 à Mont-Saint-Jean (Belgique).

Il entre au service comme soldat, conscrit de 1806, à la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 01/10/1806 pour la campagne de Prusse de cette fin d'année. En Pologne en 1807, il est nommé caporal le 13/07/1807. A la suite de l'Empereur pour la campagne d'Espagne de 1808, il est fait sergent le 01/01/1809, et retourne en Allemagne cette année pour la guerre contre l'Autriche, étant blessé d'un coup de feu à la jambe droite à la bataille d'Essling le 22/05. Revenu en Espagne pour la campagne de la péninsule de 1811, il est rappelé à la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812.

Revenu de la retraite de Moscou, il combat en Saxe en 1813, passant lieutenant en second le 14/09 de cette année. Il est lieutenant en premier au régiment de Fusiliers-Chasseurs de la Garde en mars 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme lieutenant en premier au Corps Royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est nommé, avec son grade de lieutenant en premier, sous-adjudant-major au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera mortellement blessé le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean.

(d'après darnault-mil.com, https://gw.geneanet.org/chermant?n=more ... s+celestin, N° matricule 101 du GR 20 YC 49-page 20 et matricule 3 du GR 20 YC 52-page 5, Tableaux par Corps et par batailles des officiers tués...-Martinien-page 79, le Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 85)


OFFICIER PAYEUR
LIEUTENANT EN SECOND
Jean André SEUX
Né le 24/06/1778 à Annonay (Ardèche), fils d'André (maître boulanger) et de Catherine Pinet.
Mort le 11/08/1820 à Annonay.

Il entre au service comme soldat le 17 prairial an II (05/06/1794) probablement au 3ème Bataillon des Volontaires de l'Ardèche et fait les campagnes de l’an II à l'an III à l'Armée des Pyrénées-Orientales. Son bataillon est incorporé dans la 55ème demi-brigade de Bataille le 1er messidor an III (19/06/1795) à Perpignan et rejoint l'Armée d'Italie pour les campagnes des ans IV et V. Enfermé dans Mantoue assiégée, sa demi-brigade est intégrée à la 4ème demi-brigade de Ligne le 30 ventôse an V (20/02/1797). À l'Armée des Côtes et à celle d'Angleterre aux ans VI et VII, il est nommé caporal le 10 nivôse an VII (30/12/1798) et rejoint l'Armée du Rhin pour les guerres des ans VIII et IX, passant caporal-fourrier le 16 prairial an IX (05/06/1801).

Admis comme chasseur à la 3ème Cie du 1er bataillon du Corps des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 29 nivôse an XI (10/01/1803), il sert à l'Armée des Côtes-de-l'Océan aux ans XII et XIII, étant nommé caporal le 11 germinal an XIII (01/05/1805) et participe aux campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807. Il obtient les fonctions de fourrier le 01/03 de cette dernière année ainsi que la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/04 suivant. Venu en Espagne en 1808 à la suite de l'Empereur, il retourne en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche puis stationne à Paris en 1810.

Nommé sous-lieutenant officier payeur du 4ème Voltigeurs de la Jeune Garde le 11/03/1811 à l'âge de 32 ans et après 17 ans et 8 mois de service, il rejoint son Corps en Espagne puis le suit en Russie en 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il participe à la campagne de Saxe de 1813 puis à celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme lieutenant, quartier-maître en second au régiment de Ligne de Monsieur le 28/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est rappelé à la Garde Impériale comme lieutenant en second, officier payeur du 1er Chasseurs à pied le 13/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et mis à la retraite le 11/10/1815.

(d'après Almanach Impérial, Cité dans le dossier LH de Jean Baptiste Noël Martin, darnault-mil.com, N° matricule 1517 du GR 20 YC 37 et matricule 344 du GR 20 YC 38 et matricule 1078 du GR 17 YC 58, https://gw.geneanet.org/fredericserre?n ... jean+andre, Registre d'état civil de la paroisse d'Annonay de 1775 à 1778-page 245)


PORTE-AIGLE
LIEUTENANT EN SECOND
Jean Baptiste Noël MARTIN
Né le 21/12/1776 à Villeneuve-Saint-Georges (Seine-et-Oise), fils d'Augustin (vigneron) et de Marie Suzanne Lerond.
Mort le 26/11/1823 à Paris (Seine).

Il entre au service comme soldat au Bataillon des Volontaires de la Butte-des-Moulins de Paris le 05/09/1792 et passe caporal le 01/06/1793 alors qu'il fait les campagnes de 1792 à l'an II aux armées du Nord, des Ardennes et de la Moselle, étant blessé d'un coup de feu à la jambe droite le 16/10/1793 au dé-blocus de Maubeuge. Son bataillon est incorporé dans la 1ère demi-brigade de Bataille au premier amalgame le 08 floréal an II (27/04/1794) à Arlon, elle-même intégrée dans la 31ème demi-brigade de Ligne au second amalgame le 27 ventôse an IV (17/03/1796) à Sarreguemines.

Il fait alors les campagnes de l'an IV à l'an V aux armées de Sambre-et-Meuse et du Rhin, puis celles de l'an VII aux armées du Danube, d'Helvétie et d'Italie, étant blessé d'un coup de feu à l'estomac le 06 germinal an VII (26/03/1799) sur les rives de l'Adige à l'armée d'Italie. Sa demi-brigade fait ensuite partie de la garnison de Mantoue qui capitule le 12 thermidor suivant (30/07/1799) et qui est dirigée sur Tours sous condition de ne plus servir contre la coalition. Il fait donc partie de l'Armée de l'Ouest de l'an VIII à l'an IX.

Admis comme chasseur à la 2ème Cie du 1er bataillon du Corps des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 13 ventôse an IX (04/03/1801), il devient caporal le 18 ventôse an X (09/03/1802) à la 7ème Cie de son bataillon puis sergent le 05 nivôse an XI (26/12/1802). A l'Armée des Côtes-de-l'Océan de l'an XII à l'an XIII, il participe aux campagnes d'Autriche de l'an XIV et de Prusse de 1806, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/03 de cette dernière année. Nommé sergent-major vaguemestre le 01/06/1806, il combat en Pologne en 1807, et suit la Grande Armée en Espagne en 1808.

Revenu en Allemagne en 1809, il est fait lieutenant en second porte-Aigle du 1er Tirailleurs-Grenadiers de la Jeune Garde le 05/04/1809 à l'âge de 32 ans et après 16 ans et 7 mois de services, au cours de la campagne d'Autriche. Son régiment devient 1er Voltigeurs de la Jeune Garde en 1810 et il participe aux campagnes de 1810 et 1811 avec l'armée d'Espagne. En 1812, il part pour la campagne de Russie et, revenu de la terrible retraite de Moscou, il est fait prisonnier de guerre le 12/01/1813. Il retrouve la France à la première Restauration le 08/11/1814 pour être mis en demi-solde ce jour-là.

Aux Cent-Jours, il est remis en activité de service comme lieutenant en second porte-Aigle du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 30/09/1815 et remis en demi-solde puis retraité le 11/10 suivant.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, l'Almanach Impérial, N° matricule 600 du GR 20 YC 37, darnault-mil.com, Cité dans les Fastes de la gloire ou les braves recommandés à la postérité-Tome IV-page 119)


CHIRURGIEN-MAJOR
Claude Jean Baptiste COTHENET
Né le 05/06/1769 à Vanvey (Côte-d'Or), fils de Simon (officier de santé) et d'Anne Bourcier.
Mort le 12/06/1841 à Marville (Meuse).

Il entre au service comme chirurgien le 16/04/1787 au régiment du Dauphin-Infanterie qui devient 29ème d'Infanterie en 1791. Il y reste jusqu'au 14/10/1792 quand il est breveté chirurgien-major du 13ème bataillon de Chasseurs ci-devant Gardes-Françaises. Il rejoint sa nouvelle affectation à l'Armée du Centre pour la campagne de 1792, passe à celle de la Moselle en 1793 et à celle de Sambre-et-Meuse en l'an II. Cette dernière année, son bataillon intègre la 13ème demi-brigade Légère au premier amalgame le 1er floréal (20/04/1794) à Arlon pour participer à la campagne de l'an III à l'Armée d'Allemagne et à celle de l'an IV à l'armée du Danube.

Suite à l'arrêté du 18 nivôse an IV (08/01/1796), sa demi-brigade est incorporée dans la 25ème demi-brigade Légère le 19 germinal suivant (08/04) et il rejoint l'Armée d'Italie pour les campagnes des ans VI à VIII. Il y soigne le général Soult pendant le siège de Gênes et le traite de nouveau à Alexandrie. A l'Armée des Côtes-de-l'Océan de l'an XI à l'an XIII, il est attaché au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 28 germinal an XIII (18/04/1805) et participe à la campagne d'Autriche de l'an XIV, reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/03/1806 puis fait les campagnes de Prusse de 1806 et de 1807 en Pologne. Bien que blessé au cours de cette dernière campagne le 07/02, d'une fracture de la cuisse droite suite à la chute d'un caisson, cela ne l'empêche pas d'être reçu docteur en Médecine à la Faculté de Paris le 29/07/1808, ni de rejoindre son régiment en Espagne pour la campagne de 1808.

De retour en Allemagne en 1809 pour la campagne d'Autriche, il fait celle de 1812 en Russie. Revenu du désastre de la retraite de Moscou, il devient chirurgien en chef de l'hôpital de la Garde du Gros Caillou pour les campagnes de 1813 et 1814. A la première Restauration, il garde son poste de chirurgien-major au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est chirurgien-major en poste au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 19/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 14/11/1815 et mis à la retraite peu de temps après.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, darnault-mil.com, Soult maréchal d'Empire et homme d'état-page 135, La Garde impériale et la campagne de 1814-page 57, le Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 34)


CHIRURGIEN AIDE-MAJOR
Bertrand BUISSON
Né le 08/09/1782 à Sainte-Orse (Dordogne), fils de Louis et de Louise Lafarge.
Mort le 22/04/1859 à Terrasson (Dordogne).

Il entre au service en qualité de chirurgien sous-aide-major à l'hôpital militaire de Saint-Denis le 03 vendémiaire an XIV (25/09/1805) et passe en cette qualité à l'hôpital du Val-de-Grâce de Paris le 12/05/1808. Nommé chirurgien de troisième classe à l'ambulance de l'hôpital de la Garde Impériale le 11/04/1809, il fait la campagne de cette année contre l’Autriche. Le 25/02/1810, il part pour l'Espagne faisant fonction de chirurgien-major de la 2ème division de l'ambulance de la Garde. Placé au 1er Voltigeurs de la Jeune Garde pour y remplir les fonctions de chirurgien-major le 02/05/1810, il est promu chirurgien de seconde classe, aide-major, le 17/02/1811.

Il suit son régiment en Russie en 1812 où il ramène 45 blessés de son régiment depuis Krasnoïe où la bataille fait rage du 15 au 18/11 jusqu'à Posen où se regroupent les débris de l'armée. Nommé chirurgien aide-major au 1er Chasseurs à pied de la Garde le 01/05/1813, il fait fonction de chirurgien-major à ce régiment dès le 04 du même mois pour les campagnes de Saxe de 1813 et de France de 1814, recevant les croix de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 14/09/1813 et de Membre de la Légion d'honneur le 21/02/1814. A la première Restauration, il garde son poste de chirurgien aide-major au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est maintenu dans ses fonctions de chirurgien aide-major au 1er Chasseurs à pied de la Garde le 01/04/1815 après avoir été reçu docteur en Médecine le 16/03 et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 30/09/1815 pour être placé en non-activité.

(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord-Volume 67-page 460, Registre des décès de la commune de Terrasson de 1859(3)-page 8, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 22, https://gw.geneanet.org/herlaut?n=buiss ... p=bertrand)


CHIRURGIEN SOUS-AIDE-MAJOR

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À suivre ... Le Petit État-Major du 1er Chasseurs à pied de la Garde en 1815
MANÉ Diégo
 
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Messagepar MANÉ Diégo sur 21 Juil 2026, 08:42

CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

1er RÉGIMENT DE CHASSEURS À PIED

PETIT ÉTAT-MAJOR (9)

SERGENT-MAJOR VAGUEMESTRE
Claude CALVAIRE
Né le 31/03/1779 à Châtel-Saint-Germain (Moselle), fils de Dominique (maire) et de Jeanne Willemin.

Il entre au service comme grenadier, conscrit de l'an VIII, au 1er bataillon du 4ème de Ligne le 21 pluviôse an XII (11/02/1804) et sert au camp de Boulogne de l'Armée des Côtes-de-l'Océan en l'an XIII. A la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, il fait celle de Prusse de fin 1806 et celle de Pologne de 1807. Resté en Allemagne en 1808, il est admis comme chasseur au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 14/10/1808 et fait la campagne d'Autriche de 1809, étant blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche à la bataille de Wagram le 06/07. Nommé sapeur le 14/03/1810, il passe caporal le 09/04/1811 au Bataillon d'Instruction de Fontainebleau.

Revenu avec son grade à la 1ère Cie du 1er bataillon de son régiment, il participe à la campagne de Russie de 1812, revient de la retraite de Moscou et passe sergent à la 3ème Cie de son bataillon le 24/01/1813 pour la campagne de Saxe de cette année. Décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/09, il est promu sergent-major avec les fonctions de vaguemestre le 12/01/1814 et fait la campagne de France de cette année. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme sergent-major à la 3ème Cie du 2ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1815.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme sergent-major vaguemestre au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815 mais sera renvoyé dans ses foyers peu après. Il décédera le 18/04/1848 à Châtel-Saint-Germain.

(N° matricule 1 du GR 20 YC 44-page 7 et matricule 1863 du GR 21 YC 33-page 314 et matricule 2153 du GR 20 YC 36-page 455 et matricule 638 du GR 20 YC 39-page 111 et matricule 39 du GR 20 YC 47-page 12, La base Léonore du Ministère de la Culture, ses parents à https://gw.geneanet.org/franquie?n=calv ... =dominique, Tables décennales de la commune de Châtel-Saint-Germain de 1792 à 1952-page 67)

TAMBOUR-MAJOR
Jacques Louis Joseph LESECQ
Né le 12/04/1780 à Douai (Nord), fils d'Ignace Joseph (chasseur) et d'Angélique Amélie Waterlot.

Il entre au service comme tambour dans le 1er Bataillon des volontaires du Nord le 05 nivôse an III (25/12/1794) et sert de l'an III à l'an VI à l'Armée du Nord. Blessé d'un coup de feu à la jambe gauche au combat de Pont-à-Marcq le 25 floréal an IV (14/05/1796), il est muté comme tambour au bataillon des 500 d'Artillerie le 04 germinal an VIII (25/03/1800) alors en garnison à Paris. A l'Armée de Réserve de Hollande de l'an XI à l'an XIII, il passe tambour-major dans la Légion du Nord le 1er vendémiaire an XIV (23/09/1805), participant à la défense des Côtes du Nord de l'an XIV à 1807. Muté avec son grade dans la garde nationale du département du Nord le 01/08/1809, il sert à la défense du Brabant cette année avant d'intégrer comme tambour-maître le régiment de gardes nationales de la la Jeune Garde Impériale le 01/04/1810. Nommé tambour-major le 16/07 suivant, il rejoint les armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 à 1812. Admis comme tambour-major dans le 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/03/1813, il est décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 06/04 et participe à la campagne de Saxe de cette année puis combat en France en 1814, étant blessé d'un coup de feu au téton droit à la bataille de Montmirail le 11/02/1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1815.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme tambour-major au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815, étant placé comme tambour-major au 4ème régiment d'Infanterie de la Garde le 01/12 suivant. Il décédera le 20/04/1828.

(N° matricule 2 du GR 20 YC 44-page 7 et matricule 5 du GR 20 YC 82-page 6 et matricule 325 du GR 20 YC 42-page 59 et matricule 5 du GR 20 YC 47, La base Léonore du Ministère de la Culture)

CAPORAL-TAMBOUR
Nicolas Gabriel CALBAS
Né le 23/03/1781 à Dieppe (Seine-Inférieure), fils de Claude (soldat au régiment Royal-Infanterie) et de Marie Anne Mansuy.

Il entre au service comme enfant de troupe le 16/07/1784 dans le 1er bataillon du 24ème d'Infanterie ci-devant Royal-Infanterie qui devient 23ème d'Infanterie en 1791. A l'Armée d'Italie pour les campagnes de 1793 à l'an V, son bataillon étant intégré à la 45ème demi-brigade de Bataille au premier amalgame de l'an II, elle-même incorporée dans la 18ème demi-brigade de Ligne au second amalgame de l'an IV. Blessé d'un coup de feu à la cuisse droite à la bataille de Rivoli le 18 thermidor an IV (05/08/1796), il est fait prisonnier de guerre le lendemain et relâché peu après. En Suisse au début de l'an VI, il fait partie des troupes de l'Armée d'Orient pour les campagnes d’Égypte et de Syrie de l'an VI à l'an IX. Il se distingue en prenant un drapeau lors de l'assaut de la ville de Remini le 13 nivôse an VI (02/01/1798) et entre dans les Guides du général Bonaparte le 04 pluviôse an VII (23/01/1799).

Rentré en France en l'an X après la capitulation d'Alexandrie, il a été blessé à la tête par la chute de la grande vergue du mât de misaine à bord du bâtiment anglais " le Belgi " le 27 brumaire an IX (18/11/1800). Muté comme tambour-maître dans le 2ème régiment de la garde municipale de Paris le 24 prairial an XI (13/06/1803), il passe le 24/01/1806 au 2ème d'Artillerie à pied. A l'Armée d'Italie et à celle de Naples en 1806 et 1807, il est admis comme chasseur à la 2ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 20/10/1807 et combat l'Autriche lors de la guerre de 1809. Nommé tambour-maître le 11/04 dans un régiment de Jeune Garde, il passe tambour au 1er Chasseurs à pied le 26/07 suivant.

Décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 23/12/1810, il retrouve la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, revient de la retraite de Moscou et sert en Saxe en 1813. Blessé d'un coup de baïonnette aux parties à Dantzig le 09/07/1813, il est nommé caporal-tambour le 01/11 puis passe tambour-maître le 29/12, faisant partie de la garnison de la place assiégée qui capitule le 02/01/1814. Rentré en France à la première Restauration le 01/09/1814, il est maintenu en poste comme caporal-tambour au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 30/10 suivant.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme caporal-tambour au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié à Guéret et retrouvera une place dans la Garde Royale le 11/10/1815. Définitivement licencié le 25/05/1816, il décédera le 01/12/1826 à La-Villette (Seine).

(N° matricule 4 du GR 20 YC 44-page 7 et matricule 2690 du GR 20 YC 37-page 674 à Calbas et matricule 1216 du GR 20 YC 38-page 246 et matricule 265 du GR 20 YC 39-page 49 et matricule 2332 du GR 20 YC 47-page 396, La base Léonore du Ministère de la Culture à Calbat, Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIIe Série-Tome VIII-1817-N°224 bis-page 18, https://www.geneanet.org/archives/relev ... 900/348968, Registre reconstitué des décès de la ville de Paris de Calandri à Calcutt-page34 à Calbas)

CAPORAL-TAMBOUR
Jean Joseph GONDIN
Né le 12/02/1781 à Toulon (Var), fils de François Joseph (maçon) et de Marie Voisy.

Il entre comme enfant de troupe au 61ème d'Infanterie ci-devant Royal-Marine-Infanterie le 01/03/1789, devenu 60ème d'Infanterie en 1791. Aux armées de la République en Vendée en 1793, dans les Alpes en l’an III et en Allemagne en l'an IV, son bataillon est intégré à la 20ème demi-brigade de Ligne au second amalgame de l'an IV, restant dans la 17ème Division Militaire de l’an IV à l’an VII. Aux ans VIII et IX, il sert à l'armée du Rhin. Admis comme tambour dans la 8ème Cie du 1er bataillon des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 13 floréal an X (03/05/1802), il sert en l'an XII sur la flottille impériale au Havre puis en l'an XIII au camp de Boulogne de l'armée des Côtes-de-l'Océan, devenant caporal-tambour le 21 frimaire (12/10/1804).

A la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807, il suit l'Empereur en Espagne en 1808 et revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche. Muté comme caporal-tambour au petit état-major du 3ème Voltigeurs de la Jeune Garde le 17/07/1809, il participe aux campagnes d'Espagne de 1810 à 1813 puis à celle France de 1814, ayant été décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 06/04/1813. Muté comme caporal-tambour au 1er Chasseurs à pied de la Garde le 26/05/1814, à la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07 suivant.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme caporal-tambour au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera blessé d'un coup de sabre à la main droite à la bataille de Mont-Saint-Jean le 18/06. A la seconde Restauration, il sera licencié à Guéret le 15/09/1815 et retrouvera un poste provisoire dans la Garde Royale le 11/10/1815. Il sera finalement incorporé comme sergent tambour au 3ème régiment d'Infanterie de la Garde Royale le 28/01/1816.

(N° matricule 3 du GR 20 YC 44-page 7 et matricule 4 du GE 20 YC 68-page 4 et matricule 4887 du GR 20 YC 67-page 67 et matricule 6 du GR 20 YC 47-page 6 à Grondin et matricule 1331 du GR 20 YC 37-page 334 et matricule 2991 du GR 20 YC 40-page 50, La base Léonore du Ministère de la Culture)

MAÎTRES OUVRIERS

MAÎTRE-ARMURIER
SERGENT
Denis Joseph LEDENT
Né le 29/08/1773 à Liège (Pays-Bas autrichiens), fils de Gérard et de Barbe Catherine Bartholomé.

Il entre au service comme soldat dans la 9ème demi-brigade Légère le 04 germinal an IV (24/03/1796), devient caporal le 15 fructidor an V (01/09/1797) et fait les campagnes des armées du Rhin de l'an IV à l'an VI, étant blessé d'un coup de sabre à l'épaule gauche le 29 germinal an V (18/04/1797) au passage du Rhin. Admis comme chasseur dans la Garde du Directoire le 28 pluviôse an VI (16/02/1798), il rejoint l'armée d'Italie pour les campagnes des ans VIII et IX, étant blessé d'un coup de feu à la jambe gauche à la bataille de Marengo le 25 prairial an VIII (14/06/1800).

Passé comme chef armurier aux Chasseurs à pied de la Garde du Directoire le 1er nivôse an X (22/12/1801), il sert à la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807. A la suite de la Garde en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche. Reparti pour les armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 à 1811, il retrouve la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il sert lors des campagnes de Saxe de 1813 et de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme maître armurier au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera probablement au dépôt lors de la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il restera à Paris le 05/07/1815 sous le gouvernement provisoire et sera rayé des contrôles à la seconde Restauration par suite du licenciement le 26/09/1815.

(N° matricule 5 du GR 20 YC 44-page 7 à Ledant et matricule 1648 du GR 20 YC 37-page 413 à Ledan et matricule 402 du GR 20 YC 38-page 83 et matricule 38 du GR 20 YC 39-page 11 et matricule 25 du GR 20 YC 47-page 10 à Ledent, https://www.geneanet.org/archives/actes ... te=4891651)

MAÎTRE-CORDONNIER
au dépôt
SERGENT
« Antoine » Jean MATH
Né le 10/11/1761 à Roden (Moselle, aujourd’hui Allemagne), fils de Pierre et d’Eva Görgen.

Il entre au service comme soldat dans le régiment des Gardes-Françaises le 28/06/1782 et se trouve licencié le 31/08/1789 pour incorporer comme canonnier la garde nationale soldée de Paris. A l'Armée du Nord de 1792 à l'an III, il rejoint les troupes de la Garde de la Convention le 12 vendémiaire an IV (04/10/1795) en tant que grenadier. Admis comme chef cordonnier à l'état-major des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 16 nivôse an X (06/01/1802), il reste au dépôt lors des campagnes du Consulat et de l'Empire de l'an X à 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme maître cordonnier au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera au dépôt du Corps lors de la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié à Guéret le 26/08/1815.

(N° matricule 6 du GR 20 YC 44-page 7 et matricule 975 du GR 20 YC 37-page 245 et matricule 206 du GR 20 YC 38-page 44 et matricule 39 du GR 20 YC 39-page 11 et matricule 24 du GR 20 YC 47-page 9, https://gw.geneanet.org/barbaras?lang=f ... =math&oc=1)

MAÎTRE-TAILLEUR
au dépôt
SERGENT
François Séraphin Joseph DÉTREZ
Né le 27/01/1776 à Lille (Nord), fils d'Adrien Joseph (maître écrivain) et d'Eulalie Josèphe Crombet.

Il entre au service comme soldat au 2ème bataillon du 49ème d'Infanterie ci-devant Vintimille-Infanterie le 20 floréal an IV (09/05/1796) amalgamé peu après pour donner la 7ème demi-brigade de Ligne. Il sert alors de l'an IV à l'an VII dans l'Intérieur puis à l'Armée du Rhin pour les campagnes des ans VIII et IX, étant blessé d'une contusion de boulet au côté gauche devant Ulm le 26 floréal an VIII (16/05/1800). Admis comme chasseur à la 2ème Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 06 nivôse an X (27/12/1801), il est à l'armée des Côtes-de-l'Océan aux ans XII et XIII, puis à la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807. Muté comme caporal aux Fusiliers-Chasseurs de la Garde le 13/07/1807, il devient sergent le 12/02/1812 et intègre en tant que chef tailleur le 1er Chasseurs à pied de la Garde le 01/03 suivant pour la campagne de Russie de cette année. Revenu de la retraite de Moscou, il sert en Saxe en 1813 et en France en 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814 et reçoit la croix de Chevalier de la Légion d'honneur le 27/01/1815.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme maître tailleur au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera au dépôt du Corps lors de la campagne de Belgique de juin suivant. Resté à Paris le 05/07/1815 lors du départ de la Garde sous le Loire, il sera licencié le 16/09 suivant à la seconde Restauration. Il décédera le 29/04/1849.

(N° matricule 7 du GR 20 YC 44-page 8 et matricule 962 du GR 20 YC 37-page 242 et matricule 5917 du GR 20 YC 50-page 377 et matricule 2708 du GR 20 YC 38-page 544 et matricule 585 du GR 20 YC 39 et matricule 23 du GR 20 YC 47-page 9, La base Léonore du Ministère de la Culture)

MAÎTRE GUÊTRIER
au dépôt
SERGENT
Nicolas VICARD
Né le 27/12/1769 à Thiescourt (Oise), fils de Pierre (tisserand) et de Marguerite Baudoin.

Il entre au service comme soldat au 2ème bataillon du 56ème d'Infanterie, ci-devant Condé-Infanterie le 01/09/1786 qui devient 55ème de Ligne en 1791. A l'Armée du Nord pour les campagnes de Flandre et de Hollande de 1791 à 1793, son bataillon incorpore la 110ème demi-brigade de Bataille au premier amalgame de l'an II, étant nommé caporal le 18 germinal (07/04/1794). Admis comme grenadier aux Grenadiers de la Représentation Nationale le 1er prairial an III (20/05/1795), il est fait caporal le 13 frimaire an V (03/12/1796) et intègre comme maître guêtrier les Hussards à pied puis devient sergent chef guêtrier aux Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 16 nivôse an X (06/01/1802), restant au dépôt du Corps lors des campagnes du Consulat et de l'Empire. A la première Restauration, il est maintenu en poste comme sergent à la 5ème Cie du 1er bataillon des Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chef guêtrier au petit état-major du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et restera au dépôt du Corps lors de la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.
(N° matricule 8 du GR 20 YC 44-page 8 et matricule 976 du GR 20 YC 37-page 245 et matricule 207 du GR 20 YC 38 et matricule 177 du GR 20 YC 5 et matricule 40 du GR 20 YC 39-page 11 et matricule 74 du GR 20 YC 47, Registre d'état civil de la paroisse de Thiescourt de 176 à 1787-page 180)

SOLDAT DU
TRAIN DES ÉQUIPAGES MILITAIRES DE LA GARDE
ATTACHÉS AU 1er CHASSEURS À PIED

Gilles Michel DEBROISE
Né le 09/07/1787 à La-Chaise-Baudouin (Manche), fils de Gilles Toussaint (laboureur) et de Françoise Delaporte.

Il entre au service comme soldat, conscrit de 1807, à la 2ème Cie du 4ème bataillon du 135ème de Ligne le 28/01/1814 pour la campagne de France de cette année, désertant probablement son poste.
Aux Cent-Jours, il reprend du service comme soldat à la 2ème Cie du Train des Équipages militaires de la Garde Impériale le 05/06/1815 et se trouve détaché le 07/06 avec des chevaux de bâts au 1er Chasseurs à pied de la Garde. Il fera la campagne de Belgique de ce mois et sera rayé des contrôles pour longue absence le 30/09/1815 à la seconde Restauration, étant rentré dans ses foyers à La-Chaise où il décédera le 08/03/1861.

(N° matricule 556 du GR 20 YC 209 à Debrouiez et matricule 5291 du GR 21 YC 917-page 193, https://gw.geneanet.org/jlm93?n=debrois ... les+michel, Registre d'état civil de la paroisse de La-Cahise-Baudouin de 1787-page )

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Commentaires DM :

Pour ce Petit-État-Major, assez "petit" il est vrai, puisque réduit à 9 militaires dont en outre 4 sont restés au Dépôt, je relève 1 seul ßlessé, léger mais grave, je m'explique : il s'agit du Caporal-Tambour GONDIN, blessure par sabre (donc de près) à la main, donc légère, mais grave quand même pour un tambour qui, forcément, jouera beaucoup moins bien !

Ces 9 militaires étaient tous issus du Corps Royal, sauf le soldat du Train (qui entre dans la catégorie "qui a déserté désertera", mais bon, les deux fois post-combats ...

Ce dernier étant le plus jeune des 5 participants à la campagne avec ses 28 ans fait tomber la moyenne desdits 5 à 33 ans en 1815.

Étrangers : 1 seul (Pays-Bas autrichiens = Belgique), voire 2 si l'on compte comme Allemand en 1815 un infortuné né en France dans une commune de Moselle annexée à l'Allemagne en 1815.

Du point de vue des chevrons d'ancienneté 1 militaire en arborait 1 et 3 militaires en arboraient 3.
Parmi ces derniers deux enfants de troupe ayant commencé très jeunes et devenus tambours.

Petite originalité malheureuse en forme de première fois sur des milliers de "CV" parcourus, la blessure reçue à Dantzig 1813 par le Caporal-Tambour CALBAS d'un coup de baïonnette aux parties (normalement couvertes par l'instrument, non ?). Nous avions déjà vu quelques cas localisés de même, mais par balle. Là cela relève d'un "coup bas" peut-être intentionnel car infligé de très (trop ?) près.

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À suivre ... Les non enrégimentés (12 officiers subalternes) du 1er Régt de Chasseurs à pied en 1815
MANÉ Diégo
 
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