CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)
2e RÉGIMENT DE CHASSEURS À PIED
Le régiment est issu du Corps royal des Chasseurs à pied de France dissous le 01/04/1815 à Courbevoie et rétabli comme 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21 de ce mois.
Le 22/04/1815, l'Empereur annule l'ordre de passer de 150 à 200 hommes (officiers, sous-officiers et soldats) par Cie (ordre 2904 du Volume II d'Ordres et Apostilles d'A.Chuquet).
L'état de la Garde du 16/06/1815 trouve 16 officiers et 565 sous-officiers et chasseurs pour le 1er bataillon et 16 officiers et 566 sous-officiers et chasseurs pour le 2ème bataillon soit 32 officiers et 1131 sous-officiers et soldats. Total de 1163 soldats.
(d'après Derniers jours de la Grande Armée-Mauduit-1848)
Idem Gloire et Empire N°1
Idem Les carnets de la campagne N°7
Tradition Magazine HS N°20 trouve 36 officiers et 1131 hommes
D'après darnault-mil.com : au 31/05, le régiment présente 35 officiers et 1190 hommes (+ 55 aux hôpitaux)
Il sera dissous le 05/10/1815 à Bourganeuf (Creuse), faisant partie de l'armée de la Loire.
ÉTAT-MAJOR
MAJOR-COMMANDANT MARÉCHAL DE CAMP Baron Jean Jacques Germain PELÉ dit PELET
AIDES-DE-CAMP
LIEUTENANT EN PREMIER Louis Honoré LANGLOIS
LIEUTENANT EN SECOND Jean Guillaume Prosper DESAZARS de MONTGAILHARD
CHEF DU 1er BATAILLON MAJOR Chevalier Jacques COLOMBAN
CHEF DU 2ème BATAILLON MAJOR Jean Baptiste MOMPEZ
ADJUDANTS-MAJORS
CAPITAINE Antoine Médéric GILLET
CAPITAINE Louis DUBIER
SOUS-ADJUDANTS-MAJORS
LIEUTENANT EN PREMIER Charles AMIOT
LIEUTENANT EN PREMIER Nicolas Étienne STENVILLE
OFFICIER PAYEUR LIEUTENANT EN SECOND Pierre PIAGET
CHIRURGIEN-MAJOR Apollinaire Joseph Augustin EMERY
CHIRURGIEN AIDE-MAJOR Louis Marie JAMES
CHIRURGIEN AIDE-MAJOR Auguste Charles Joseph PETIT RADEL
PETIT ÉTAT-MAJOR
SERGENT VAGUEMESTRE Joseph Fontenas ou Fontenat
NON ENRÉGIMENTÉS
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MAJOR-COMMANDANT
MARÉCHAL DE CAMP
Baron Jean Jacques Germain PELÉ dit PELET
Né le 15/07/1777 à Toulouse (Haute-Garonne), fils de Germain (marchand orfèvre joaillier) et de Marguerite Bertrande Sempé.
Mort le 20/12/1858 à Paris (Seine).
Fils d'un orfèvre aisé, il reçoit une solide éducation au collège Royal de Toulouse puis à l’École des Sciences et des Arts. Appelé comme conscrit en l'an VI, alors qu'il poursuit ses études à l'Académie de Toulouse, il devient aide-de-camp du général Auburgeois lors de l'insurrection royaliste autour de Toulouse fin thermidor (mi-août) qu'il aide à combattre. Son général se rendant à Toulon, il le suit mais est blessé d'un coup de baïonnette dans le dos lors d'une échauffourée près d'Aix. Soigné à Toulon, il est placé en convalescence puis rejoint le 1er Bataillon auxiliaire de Haute-Garonne le 07 pluviôse an VIII (27/01//1800) en tant que sergent pour se rendre à l'armée d'Italie commandée par le général Brune, en compagnie de son ami intime Joseph Cavailher.
Il y est rapidement attaché au Génie le 28 fructidor (15/09) en tant qu'adjudant provisoire aux grands travaux de la place d'Alexandrie puis aux sièges de Peschiera qui tombe le 27 nivôse an IX (17/01/1801). Récompensé par le général Chasseloup-Laubat qui le nomme provisoirement garde du Génie de troisième classe aux forts de Vérone le 1er pluviôse (21/01), il est nommé le 16 prairial suivant (05/06/1801) sous-lieutenant topographe de troisième classe dans le Corps des Ingénieurs-Géographes militaires pour être affecté au bureau topographique de l'Adige et de l'Ada. Sous les ordres du colonel Brossier, il cartographie avec son ami Cavailher la région comprise entre le Pô et l'Oglio, puis celle de Vérone et se trouve récompensé de son travail par le grade de lieutenant de seconde classe le 24 germinal an X (14/04/1802). Il rédige alors plusieurs relevés topographiques du terrain entre l'Adige et le lac de Garde et écrit un dictionnaire topographique militaire.
Il est ensuite choisi par le général Jourdan pour les reconnaissances du Tyrol à compter du 27 messidor an XIII (16/07/1805) et fait tous les combats de l'armée d'Italie notamment le passage de l'Adige le 25 vendémiaire an XIV (17/10/1805), la bataille de Caldiero où il est blessé d'un coup de feu à la tête le 08 brumaire (30/10) et le passage de la Brenta où il est cité à l'ordre de l'armée. Choisi comme aide-de-camp par le Maréchal Masséna le 06 brumaire an XIV (28/10/1805), il est chargé d'apporter des dépêches à l'Empereur le 14 brumaire (05/11) et se trouve à la bataille d'Austerlitz le 11 frimaire (02/12/1805) avant de revenir en Italie. Accompagnant le Maréchal Masséna à Naples, il le suit en Calabre en 1806 où il participe à la prise de la forteresse de Gaète et vient en Pologne en 1807 où il est promu capitaine le 12/02/1807 et détaché définitivement du Corps des Ingénieurs-Géographes.
Parti pour les armées d'Espagne en 1808, il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 20/09 de cette année puis rejoint la Grande Armée lors de la campagne d'Autriche de 1809. Présent à la bataille d'Eckmühl le 22/04, il permet d'occuper les hauteurs de la rivière Luber puis il enlève peu après un grand convoi aux autrichiens avec quelques dragons badois ce qui lui vaut la croix de l'Ordre du Mérite militaire de Bade décernée le 23/04/1809. Au combat d'Ebersberg le 02/05, il est blessé d'un coup de feu au bras gauche et est promu chef de bataillon le 15/05 suivant. Il est encore à la bataille d'Essling les 21 et 22/05 puis fait les reconnaissances des îles autour de l'île Lobau et prend avec 150 voltigeurs l'île du Moulin le 02/07 après quoi il est décoré de la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 21/07. Ces reconnaissances permettent le passage du Danube ce qui est fondamental pour le bon déroulement de la bataille de Wagram le 06/07. Il combat encore à Znaïm le 11/07 suivant et reçoit le titre de Chevalier d'Empire par décret du 15/08 et lettres patentes du 13/07/1811.
Devenu premier aide-de-camp et secrétaire privé, il suit le Maréchal Masséna au Portugal et en Espagne pour les campagnes de 1810 et de 1811. Revenu à Paris courant 1810, il fait un rapport direct de la mauvaise situation de l'armée du Portugal à l'Empereur qui le fait colonel le 10/04/1811, à l'âge de 33 ans et après 11 ans et 2 mois de services. De retour en Espagne pour assister à la bataille de Fuentes-de-Oñoro qui dure du 03 au 05/05, il part à la suite de Masséna rappelé à Paris peu après.
En 1812, il est attaché comme adjudant-commandant à l'état-major du général Marchand le 21/03 pour la campagne de Russie puis il est nommé chef d'état-major du Vème Corps Polonais sous le Prince Poniatowski pour participer à la prise de Smolensk mi-août et assister, le 07/09, à la bataille de La Moskova. Le 11/10/1812, à Moscou, il est nommé colonel du 48ème de Ligne et Baron d'Empire et se distingue dans la retraite de Russie dans le Corps du Maréchal Ney notamment à Krasnoïe le 18/11 où il est gravement blessé par deux coups de feu au pied et au bras droits et par un coup de biscaïen qui lui occasionne une fracture à la jambe gauche. Il continue néanmoins à combattre et atteint le Niemen le 18/12 pour se rendre au dépôt de son régiment à Mayence et y organise la formation de nouveaux bataillons.
Nommé général de brigade le 12/04/1813 à l'âge de 35 ans et après 13 ans et 2 mois de services, il se rend à la Grande Armée d'Allemagne, est affecté le 18 du même mois au VIème Corps du Maréchal Marmont et reçoit la charge de la place de Dresde. D'abord commandant de la 3ème brigade de la 4ème division de Jeune Garde le 15/08, il prend, le 24/08, la tête de la 2ème brigade de la 3ème division de Jeune Garde avec laquelle il participe à la bataille de Dresde le 27/08 en enlevant les villages de Grüne, Wiese et Reich. Sa conduite lui vaut la croix de Commandant de la Légion d'honneur décernée le 14/09/1813. Il combat ensuite à la bataille de Leipzig le 18/10, où il est blessé et perd deux chevaux tués sous lui et sa brigade fait arrière-garde dans la retraite sur Erfurt.
Nommé adjudant-général des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 28/11, il met en état de défense les villes de Thionville et Châlons-sur-Marne. Il combat vaillamment pendant la campagne de France de 1814 avec la Jeune Garde aux affaires de Champaubert, de Montmirail, de Vauchamps et de Montereau puis avec les Chasseurs à pied de la Garde à partir du 06/03 à la bataille de Craonne où il est blessé au pied gauche. Il sert encore durant les batailles de Laon, de Reims, d'Arcis-sur-Aube et de Saint-Dizier. En avril 1814, après l'abdication de l'Empereur, il fait sa soumission aux Bourbons. Créé major au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814, il reçoit la croix de Chevalier de Saint-Louis le 25/07 suivant.
Aux Cent-Jours, il rallie Napoléon lors de son retour de l'île d'Elbe. Celui-ci lui donne le 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 13/04/1815 avec lequel il combattra à Ligny le 16/06 et à Plancenoit le 18/06. Il sauvera l'Aigle de son Corps et réunira les débris des Chasseurs à pied à Charleroi puis fera arrière-garde jusqu'à Paris où il sera nommé colonel en second des Chasseurs à pied de la Garde le 25/06. Puis il les emmènera sous la Loire où il les licenciera un peu trop lentement de l'avis du nouveau pouvoir, à la seconde Restauration. Mis en non-activité le 11/10, il se retirera dans son domaine.
Nommé secrétaire de la commission de défense du royaume le 13/05/1818, il sera placé en disponibilité en février 1821. Reprenant du service après la Révolution de Juillet 1830, il deviendra adjoint au comité consultatif d'infanterie le 10/02/1830 et remis en disponibilité le 01/05 pour être nommé directeur de l'École d'état-major le 11/08. Général de division le 19/11/1830, il sera appelé à exercer les fonctions de directeur du dépôt de la guerre le lendemain. Élu député du 1er collège de la Haute-Garonne, il deviendra commandant de la 2ème division d'infanterie réunie sur la Meuse ainsi que de la division de cavalerie légère et celle de grenadiers et voltigeurs se rendant dans la 2ème Division Militaire le 13/11/1832 jusqu'au 02/02/1833.
Réélu député le 21/06/1834, il commencera la publication des cartes d'état-major en 1835. Blessé grièvement par la machine infernale de Fieschi le 28/07/1835, il sera fait Pair de France le 03/10/1837. Président du comité consultatif d'état-major le 23/09/1841, il sera maintenu dans la première section de l'état-major général le 05/07/1842 et placé dans la section de réserve du cadre de l'état-major à compter du 16/07/1845. Il sera maintenu directeur du dépôt de la guerre le même jour et sera admis à la retraite le 08/06/1848 avec jouissance au 12/04 précédent et ajoutera Clozeau à son nom le 20/09 suivant. Élu le 10/03/1850 en tant que représentant de l'Ariège à l'Assemblée Législative, il soutiendra la politique du Prince-Président. Membre de la commission consultative après le 02/12/1851, il sera nommé sénateur le 26/01/1852. Relevé de la retraite, il sera placé sur sa demande dans la section de réserve le 01/01/1853.
(d'après Dictionnaire historique et biographique des généraux français..., Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés..., stehelene.org/php/jpelet.php, napoleon.gery.pl, darnault-mil.com, Insurrection royaliste de l'an VII à Toulouse d'après les mémoires inédits du général Pelet-page 8, Dictionnaire biographique des généraux...-G. Six-Tome II-pages 294 et 295, La base Léonore du Ministère de la Culture à Pelé, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 93)
2 AIDES-DE-CAMP
LIEUTENANT EN PREMIER
Louis Honoré LANGLOIS
Né le 22/09/1787 à Étampes (Seine-et-Oise aujourd’hui Essonne), fils d'Alexis (pécheur de poissons) et de Marie Jeanne Poinclou.
Mort le 08/01/1858 à Troyes (Aube).
Il entre au service comme soldat à la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Grenadiers de la Garde Impériale le 08/02/1807 pour la campagne de Pologne de cette année. A la suite de l'Empereur en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche, étant muté comme sergent-major au 48ème de Ligne le 18/04. En Hollande en 1810 et sur le Rhin en 1811, il est fait adjudant sous-officier le 01/07 de cette dernière année et retrouve la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812. Promu sous-lieutenant le 18/06, il revient de la retraite de Moscou, obtient le grade de lieutenant le 25/03/1813 et les fonctions d'adjudant-major le 20/04 avant d'être nommé lieutenant aide-de-camp du général Pelet le 16/05 pour combattre en Saxe. Décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 14/09 suivant, il est grièvement blessé d'un coup de boulet à l'épaule gauche à la bataille de Leipzig le 18/10 et reste au pouvoir de l'ennemi. Rentré en France à la première Restauration, il est admis comme lieutenant en premier au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814 à l'âge de 25 ans et après 7 ans et 5 mois de services.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme lieutenant en premier au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815, repasse très probablement aide-de-camp du général Pelet et fera la campagne de Belgique de juin suivant, combattant notamment le 18/06 autour de l'Aigle des Chasseurs à pied dans Plancenoit. A la seconde Restauration, il sera licencié le 25/09/1815 à Guéret et retraité peu après.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, N° matricule 378 du GR 20 YC 15 et matricule 5663 du GR 21 YC 411, Registre des généraux et aides-de-camp XEM 167-page 692, Registres paroissiaux de Notre-Dame d’Étampes de 1781 à 1788-page 188, Registre des décès de la commune de Troyes de 1858-page 7)
LIEUTENANT EN SECOND
Jean Guillaume Prosper DESAZARS de MONTGAILHARD
Né le 09/02/1796 à Toulouse (Haute-Garonne), fils de Guillaume (juge au tribunal civil du département) et de Marie Charlotte Rose Pietro di Lombardi.
Mort le 27/01/1863 à Paris (Seine).
Après des cours au Lycée de Juilly, il entre probablement à l'École spéciale Militaire de Saint-Cyr et en sort avec son brevet de sous-lieutenant.
Aux Cent-Jours, il est nommé lieutenant en second, aide-de-camp du général Pelet le 28/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié.
(d'après Registre des généraux et aides-de-camp XEM 167-page 692, https://gw.geneanet.org/adrienquelet?la ... ntgailhard)
CHEF DU 1er BATAILLON
MAJOR
Chevalier Jacques COLOMBAN
Né le 13/01/1772 à Villar-Saint-Pancrace (Hautes-Alpes), fils de Jacques et de Madeleine Travail.
Mort le 24/12/1829 à Embrun (Hautes-Alpes).
Il entre au service comme soldat au 4ème Bataillon des volontaires des Hautes-Alpes appelé aussi 1er Chasseurs des Hautes-Alpes le 20/01/1793. Nommé caporal le 24/03, il fait la campagne de 1793 à l'armée des Alpes. Passé à l'armée d'Italie en l'an II, son bataillon est intégré, lors du premier amalgame, le 1er germinal an II (21/03/1794) à Nice dans la 3ème demi-brigade Légère de première formation, elle-même incorporée à son tour dans la 11ème demi-brigade Légère de seconde formation au second amalgame le 06 prairial an IV (25/05/1796) à Peschiera. Admis le 08 messidor an V (26/06/1797) dans la Cie des guides à pied de l'armée d'Italie, il suit en cette qualité le général Bonaparte à l'expédition de l'armée d'Orient pour les campagnes d'Égypte et de Syrie des ans VI et VII. Fourrier le 21 germinal an VII (07/09/1799), il se fait remarquer au siège de Saint-Jean-d'Acre et rentre en France avec le général en chef.
Incorporé comme sergent dans la 2ème Cie du Corps des Chasseurs à pied de la Garde des Consuls le 13 nivôse an VIII (03/01/1800), il vient avec son régiment à l'armée d'Italie et prend part à la victoire de Marengo. Sergent-major le 21 vendémiaire an IX (13/10/1800), il passe sous-lieutenant 10 ventôse an X (01/03/1802) puis lieutenant en second le 26 messidor an XI (15/07/1803). Il est fait Membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII (14/06/1804) et participe aux campagnes des ans XII et XIII à l'armée des Côtes-de-l'Océan puis à celle de l'an XIV à la Grande Armée d'Allemagne dans la 5ème Cie du 1er bataillon des Chasseurs à pied. Lieutenant en premier le 17/05/1806 à la 4ème Cie du 1er bataillon des Fusiliers-Chasseurs, il suit la Grande Armée en Prusse et en Pologne pour les campagnes de 1806 et 1807.
Passé à l'armée d'Espagne en 1808 dans la 1ère Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs, il est blessé à la jambe gauche au combat de Sepulveda le 22/11/1808. Nommé capitaine le 05/04/1809 de la 1ère Cie du 1er bataillon du 2ème Conscrits-Chasseurs avec lequel il revient en Allemagne pour la campagne d'Autriche, il retourne en Espagne où il est créé par décret du 15/03/1810 Chevalier d'Empire avec lettres patentes du 20/03/1812. Il passe, quelque temps après, avec son grade à la 1ère Cie du 1er bataillon du 4ème Voltigeurs à sa formation en 1810. Le 22/05/1811, il est blessé à la jambe gauche au combat de San Pedro et quitte la péninsule en 1812 pour participer à l'expédition de Russie.
Revenu de la retraite de Moscou, il est nommé chef de bataillon le 08/04/1813 du 1er bataillon du 11ème Voltigeurs à 41 ans et après 20 ans et 2 mois de services. Décoré de la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 14/09 et de celle de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 28/11, il combat lors des campagnes de Saxe et de France de 1813 et 1814. A la première Restauration, il est conservé avec son grade dans le Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814 et reçoit la décoration de Chevalier de Saint-Louis le 12/08.
Au retour de l'Empereur, il obtient le commandement du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 avec lequel il fera la campagne de Belgique, à l'armée du Nord. Après la retraite sur Paris, il suivra l'armée sous la Loire où il sera licencié le 05/10 et sera mis à la retraite le 08/12 suivant.
(d'après l'Almanach Impérial, Fastes de la Légion d'honneur...-Tome V-page 110, La base Léonore du Ministère de la Culture, N° matricule 8 du GR 20 YC 37, le Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 32, Registres paroissiaux de Villar-Saint-Pancrace de 1769 à 1773-page 58)
CHEF DU 2ème BATAILLON
MAJOR
Jean Baptiste MOMPEZ
Né le 25/03/1783 à Pouillon (Landes), fils de Gratien et de Jeanne Bezincam.
Mort le 22/05/1860 à Strasbourg (Bas-Rhin).
Il entre au service comme vélite à la 3ème Cie du régiment de Vélites des Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 19 prairial an XII (08/06/1804). Promu caporal le 07 nivôse an XIV (28/12/1805) alors qu'il fait la campagne cet an en Autriche, il passe sous-lieutenant le 21/05/1806 dans le 5ème de Ligne pour faire les campagnes de 1806 à 1808 à l'armée de Dalmatie. Il entre avec son grade à la Cie de voltigeurs de son régiment le 06/08/1808 et y est nommé lieutenant le 21/11 suivant. En 1809, il est en Croatie et passe au XIème Corps du Maréchal Marmont, se distinguant le 22/05 devant Gospich en prenant un poste important aux autrichiens. Le 11/07, il est blessé de deux coups de feu à la tête et au pied droit à la bataille de Znaïm en Moravie et continue néanmoins le combat jusqu'à la fin de la bataille.
En 1810, il part pour l'Espagne, rejoignant le Corps du Maréchal Mac-Donald et reste dans la péninsule l'année suivante sous les ordres du général Decaen. Le 07/09/1811, il entre dans la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Grenadiers à pied de la Garde en tant que lieutenant en second et participe à la campagne de Russie de 1812 où il acquiert la croix de Membre de la Légion d'honneur le 05/06/1812. Revenu du désastre de la retraite de Moscou, il est nommé lieutenant en premier le 08/04/1813 au 2ème bataillon du 1er Grenadiers pour la campagne de Saxe. En 1814, il participe à la campagne de France et se trouve blessé le 30/03 d'un coup de feu au bras gauche sous les murs de Paris, étant depuis le 22/01, capitaine dans le régiment de Flanqueurs-Grenadiers de la Garde. Après l'abdication et les adieux de Fontainebleau, il suit Napoléon sur l'île d'Elbe en tant que capitaine de la 6ème Cie du Bataillon Napoléon le 07/04.
Il revient en France en mars 1815, reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 11/04 et se voit gratifié du grade de chef de bataillon au 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 13/04 à l'âge de 32 ans et après 10 ans et 10 mois d'activité. Il participera à la campagne de Belgique de juin suivant, se battant à Ligny le 16/06 et à Mont-Saint-Jean le 18/06. A la seconde Restauration, il sera placé en demi-solde au licenciement de son régiment avec le grade de capitaine suite à l'ordonnance du 01/08/1815 et sera rayé des contrôles de l'armée le 25/11. Réintégré et replacé en demi-solde le 27/05/1818, il reprendra du service comme chef de bataillon dans le 47ème de Ligne le 12/02/1823 puis passera au 10ème Léger le 25/11/1825. En traitement de réforme dans le grade de lieutenant-colonel le 24/12/1830, il reprendra l'activité au sein du 6ème Léger le 09/05/1831 et sera promu colonel du 61ème de Ligne le 31/12/1835 puis obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 20/06/1838 avec jouissance au 06/03 précédent.
(d'après l'Almanach Impérial, Histoire anecdotique politique et militaire de la Garde Impériale..., La base Léonore du Ministère de la Culture, Annuaires de l'état militaire de France, darnault-mil.com à Momprez, Bulletin des Lois de l'Empire Français-1861-Tome XVII-page 80, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-Partie supplémentaire-Tome XIII-1838-page 820, N° matricule 220 du GR 20 YC 48)
ADJUDANTS-MAJORS
CAPITAINE
Antoine Médéric GILLET
Né le 10/09/1773 à Ay (Marne), fils de Pierre (marchand) et de Marie Jeanne Vautrin.
Mort le 12/11/1841 à Pierry (Marne).
Il entre au service comme soldat au 4ème Bataillon des volontaires de la Marne le 14/09/1791 et fait la campagne de 1792 à l'armée du Centre et celle de 1793 à l'armée du Nord. En l'an II, son bataillon est incorporé dans la 172ème demi-brigade de Bataille au premier amalgame le 06 germinal (26/03/1794) à Givet puis il rejoint l'armée de Sambre-et-Meuse où il se distingue le 08 messidor (26/06) à la bataille de Fleurus, étant blessé d'un coup de feu à l'avant-bras gauche. Remarqué, il entre comme grenadier dans la 8ème Cie de Grenadiers à pied de la Garde du Corps législatif le 1er prairial an III (20/05/1795). Il reste cantonné à Paris quand il est nommé caporal le 29 nivôse an VII (18/01/1799) et fait la campagne d'Italie de l'an VIII.
Passé sergent à la 6ème Cie du 2ème bataillon du Corps des Chasseurs à pied de la Garde Consulaire le 15 ventôse an X (06/03/1802), il rejoint le camp de Boulogne pour la campagne de l'an XIII. Participant aux campagnes de l'an XIV en Autriche, de 1806 contre la Prusse et de 1807 en Pologne, il est promu cette dernière année au grade de sergent-major le 16/02 à la 2ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied pour passer à celui de lieutenant en second le 28/03 à la 4ème Cie du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs. Membre de la Légion d'honneur le 26/05/1808, il est à l'armée d'Espagne cette année-là et revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche durant laquelle il est fait lieutenant en premier sous-adjudant-major le 29/06 à son régiment. Revenu en Espagne pour les campagnes de 1810 et 1811, il reçoit le grade de capitaine au même régiment le 24/06/1811 et prend les fonctions d'adjudant-major le 07/09 suivant à presque 38 ans et après pratiquement 20 ans de services.
Il fait à ce poste les campagnes de Russie de 1812 et de Saxe de 1813. Décoré de la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 16/03/1813, il est blessé le 26/08 de cette dernière année à la bataille de Dresde d'un coup de boulet qui lui fracture le poignet gauche et d'une balle qui lui traverse l'épaule et lui casse le bras droit. Faisant encore la campagne de France de 1814, il obtient la décoration de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 01/03 et se trouve de nouveau blessé le 07/03 à la bataille de Craonne de deux fortes contusions, l'une à la cuisse droite et l'autre au côté droit. A la première Restauration, il est maintenu en poste avec son grade au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814 et reçoit la croix de Chevalier de Saint-Louis le 12/08 suivant.
Aux Cent-Jours, il garde son emploi de capitaine adjudant-major au 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 25/09/1815 et mis en non-activité puis retraité par ordonnance royale du 24/10/1821 avec jouissance au 14/09 précédent.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin des Lois du Royaume de France-VIIe Série-Tome XIII-1822-N° 492 bis-page 46, N° matricule 166 du GR 20 YC 5 et matricule 1232 du GR 20 YC 37, darnault-mil.com, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 56)
CAPITAINE
Louis DUBIER
Né le 18/02/1785 à Montmirey-la-Ville (Jura), fils de Claude François Philibert (bourgeois) et de Marguerite Simonot.
Mort le 23/02/1869 à Montmirey-la-Ville.
Il entre au service comme élève à l’École spéciale Militaire de Fontainebleau le 1er brumaire an XII (24/10/1803), devient caporal le 28 thermidor (16/08/1804) et intègre avec son brevet de sous-lieutenant le 40ème de Ligne le 1er brumaire an XIII (23/10/1804) au camp de Saint-Omer de l'armée des Côtes-de-l'Océan. Il fait alors la campagne de l'an XIV en Autriche et celle de Prusse de fin 1806, devenant lieutenant le 21/12. En Pologne en 1807, il est remarqué et se trouve admis à la 3ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Grenadiers à pied de la Garde Impériale en tant que lieutenant en second le 25/06. Décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 26/05/1808, il suit l'Empereur en Espagne cette année et revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche.
Muté comme lieutenant au 1er Tirailleurs-Grenadiers de la Jeune Garde le 01/02, il est admis à la 3ème Cie du 1er bataillon du 1er Grenadiers à pied le 29/05 avec le grade de lieutenant en premier. En garnison à Paris en 1810 et 1811, il passe capitaine (avec rang de chef de bataillon dans la Ligne) au 1er Tirailleurs de la Jeune Garde le 19/04/1811 à l'âge de 26 ans et après 7 ans et 5 mois de services et rejoint son Corps aux armées d'Espagne. Rappelé à la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, il est fait prisonnier de guerre lors de la retraite de Moscou, le 31/12. Rentré en France à la première Restauration, il est maintenu en poste avec son grade au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 30/11/1814.
Aux Cent-Jours, il est nommé au poste de capitaine adjudant-major au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Légion du Jura le 05/10/1815 mais ne sera pas retenu et sera placé en demi-solde. En traitement de réforme après la Révolution de Juillet 1830, il obtiendra sa retraite par l'ordonnance royale du 11/10/1834 et se retirera à Montmirey
(d'après darnault-mil.com, Almanach impérial, stehelene.org, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-IIe Partie-IIe section-Tome V-1834-page 576, https://gw.geneanet.org/4pierre?lang=fr ... s&n=dubier, Registre d'état civil de la commune de Montmirey-la-Ville de 1863 à 1872-page 182, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 47)
SOUS-ADJUDANTS-MAJORS
LIEUTENANT EN PREMIER
Charles AMIOT
Né le 21/03/1782 à Champvans (Jura), fils de Jean François (recteur d'école) et de Françoise Pernot.
Mort le 27/05/1850 à Dijon (Côte-d'Or).
Il entre au service comme soldat, engagé volontaire, à la 18ème demi-brigade de Ligne le 23 vendémiaire an XI (15/10/1802). Caporal le 27 brumaire (18/11), fourrier le 1er pluviôse suivant (21/01/1803), il passe sergent-major le 24 messidor an XII (13/07/1804) à son Corps devenu 18ème de Ligne et participe aux campagnes de l'an XIV en Autriche, de 1806 contre la Prusse et de 1807 en Pologne, étant blessé de trois coups de sabre à la tête et de trois coups de baïonnette au ventre à la bataille d'Eylau le 07/02/1807. Devenu adjudant sous-officier le 01/07/1808, il obtient les épaulettes de sous-lieutenant le 20/02/1809 pour prendre rang dans le 61ème de Ligne et combat contre l'Autriche cette année.
Promu au grade de lieutenant le 13/06 suivant, il est remarqué et entre en tant que lieutenant en second au 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 24/06/1811 pour participer à la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il fait la campagne de Saxe de 1813, recevant la croix de Membre de la Légion d'honneur le 15/03 de cette dernière année et le grade de lieutenant en premier sous-adjudant-major le 08/04 suivant à 31 ans et après 10 ans et 6 mois de services. Il fait encore la campagne de France de 1814 et reçoit la croix de Chevalier de l'Ordre de la Réunion le 02/04. A la première Restauration, il est maintenu en service avec son grade au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il reprend son poste de sous-adjudant-major au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. Mis en non-activité au licenciement de son régiment le 07/09/1815, il retrouvera un emploi de capitaine à la 2ème Légion du Nord sous la seconde Restauration en 1819 qui sera transformée en 29ème de Ligne en 1821. Passé avec son grade au 47ème de Ligne, il sera promu chef de bataillon pour prendre rang au 5ème de Ligne le 23/10/1833 et sera retraité par l'ordonnance royale du 14/05/1840 avec jouissance au 01/05 précédent.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-Partie supplémentaire-Tome XVII-1840-page 628, N° matricule 1265 du GR 21 YC 159, Annuaires de l'état militaire de France, Registre d'état civil de la commune de Dijon de 1850-page 459, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 3)
LIEUTENANT EN PREMIER
Nicolas Étienne STENVILLE
Né le 02/08/1783 à Toul (Meurthe), fils de Nicolas Hubert (huissier royal) et de Marguerite Malgaigne.
Mort le 09/09/1848 à Nancy (Meurthe).
Il entre au service comme soldat dans la 24ème demi-brigade Légère le 1er germinal an VIII (22/03/1800) et passe caporal le 1er nivôse an X (23/12/1801) alors qu'il participe aux campagnes de l'an VIII à l'an IX à l'armée d'Italie, étant blessé d'un coup de feu à la joue droite à la bataille de Marengo le 25 prairial an VIII (14/06/1800). Appelé à l'armée du Portugal en l'an IX, il vient en l'an XI au camp de Boulogne en tant que sergent depuis le 06 brumaire (28/10/1802). A l'armée des Côtes-de-l'Océan pour les campagnes de l'an XII et de l'an XIII, il est admis dans la 4ème Cie du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale comme simple chasseur le 30 ventôse an XII (21/03/1804) et reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 13 thermidor an XIII (01/08/1805). Il participe ensuite aux campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de fin 1806 et de Pologne en 1807.
Nommé caporal le 21/01/1808 et sergent le 25/07 toujours à la 4ème Cie de son Corps, il suit la Grande Armée pour la campagne d'Espagne de cette dernière année et revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche. Resté en garnison à Paris en 1810 et 1811, il est fait lieutenant en second le 11/03/1811 à la 3ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied et participe à la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il devient lieutenant en premier sous-adjudant-major du 1er Chasseurs à pied le 08/04/1813 à 29 ans et après 13 ans de services et combat en Saxe cette année-là puis en France l'année suivante, recevant la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 21/02/1814. A la première Restauration, il est placé avec son grade au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il est en fonction comme lieutenant en premier sous-adjudant-major au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 10/09/1815 et mis en demi-solde. Réactivé comme capitaine au 26ème de Ligne au début du règne de Louis-Philippe, il sera retraité par l'ordonnance royale du 13/08/1832 avec jouissance au 06/06 précédent.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Bulletin des Lois du Royaume de France-IXe Série-IIe Partie-IIe section-Tome II-1833-page 146, N° matricule 1822 du GR 20 YC 37 et matricule 490 du GR 20 YC 38-page 100, Annuaires de l'état militaire de France, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 118)
OFFICIER PAYEUR
LIEUTENANT EN SECOND
Pierre PIAGET
Né le 25/03/1785 à Montmélian (Royaume de Sardaigne aujourd’hui Savoie), fils d'Hugues (caporal à la Légion des campements) et de Françoise Octavie Jallabert.
Mort le 01/01/1866 à Montmélian (Savoie).
Conscrit de l'an XIV, il entre au service comme soldat au 26ème Léger le 23 frimaire an XIV (14/12/1805), passe caporal le 21/03/1806 pour faire les campagnes de 1806 contre la Prusse et de Pologne en 1807 dans le Corps des Grenadiers Réunis. Il obtient les fonctions de fourrier le 21/10/1806 et le grade de sergent-major le 24/05/1807 et participe à la campagne d'Autriche de 1809, toujours dans le Corps des Grenadiers et Voltigeurs Réunis, passant adjudant sous-officier le 24/05 de cette dernière année. Nommé sous-lieutenant au régiment des Gardes nationales de la Garde Impériale le 20/08/1810, il sert à l'armée d'Espagne pour les campagnes de 1810 à 1813, son régiment étant versé dans le 7ème Voltigeurs de la Jeune Garde en avril de cette dernière année. Décoré de la croix de Membre de la Légion d'honneur le 30/08 suivant, il devient lieutenant, officier payeur de son régiment le 14/09 lors de la campagne de Saxe, à l'âge de 28 ans et après 7 ans et 8 mois de services et participe encore à la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il semble être placé en non-activité.
Aux Cent-Jours, il est nommé lieutenant en second, officier payeur au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il prendra les fonctions de quartier-maître trésorier et sera rayé des contrôles de la Garde le 05/10/1815 au licenciement, avec rang de capitaine honoraire puis rentrera à Montmélian, ville désormais sous l'autorité du Roi de Sardaigne.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Registre d'état civil de la commune de Montmélian de 1861 à 1870-page 269, Cité dans le dossier LH de Mayer François Antoine)
CHIRURGIEN-MAJOR
Apollinaire Joseph Augustin EMERY
Né le 24/01/1786 à Grand-Lemps (Isère), fils d’Étienne (docteur en Médecine) et d'Agathe Thérèse Pison-Lacourbassière.
Mort le 04/10/1821 à Grand-Lemps.
Il entre au service comme chirurgien sous-aide-major au 93ème de Ligne le 26 nivôse an XIII (16/01/1805) et fait avec son régiment les campagnes de 1806 contre la Prusse et de 1807 en Pologne. Nommé chirurgien aide-major le 25/03/1808, il reste à la défense du Danemark avec les bataillons de son régiment qui ne sont pas partis en Espagne. Il participe à la campagne de 1809 contre l'Autriche et vient en Hollande en 1810. Puis il passe au service du 4ème Dragons le 18/05/1811 avant d'entrer avec son grade au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 28/06 suivant. Il participe en son sein à la campagne de Russie de 1812 et à celle de Saxe de 1813 durant laquelle il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 17/05. Après la campagne de France de 1814, il accompagne l'Empereur à l'île d'Elbe qu'il aborde le 28/05 en tant que chirurgien-major du bataillon Napoléon.
Revenu en France en mars 1815, il est de nouveau nommé au 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 01/04/1815, reçoit la croix d'Officier de la Légion d'honneur le 11/04, est promu chirurgien-major de son régiment le 13 du même mois et participera à la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié le 26/09/1815, placé en demi-solde et rentrera dans ses foyers.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Napoléon Empereur de l'île d'Elbe... de Pons de l'Hérault, Revue des études napoléoniennes-1935-Volume XL-page 376, Lettres de 1815 d'A.Chuquet-Volume I-page 83)
CHIRURGIEN AIDE-MAJOR
Louis Marie JAMES
Né le 05/01/1791 à Fresnes-en-Woëvre (Meuse), fils de Nicolas (chirurgien) et de Marie Jeanne Marguerite Petit.
Mort le 13/09/1854 à Paris (Seine) dans le 8e arrondissement.
Il entre au service comme chirurgien sous-aide-major au 26ème Léger le 10/01/1809 et participe à la campagne de cette année contre l'Autriche. Il passe au 46ème de Ligne le 15/09 suivant puis à l'hôpital militaire de Lille le 10/12/1810. Nommé à celui de Wissembourg, dans la 24ème Division Militaire le 10/06/1811, il retrouve un service plus actif comme chirurgien aide-major au 5ème Hussards le 04/03/1812. Il fait en son sein la campagne de 1812 en Russie et reçoit la croix de Chevalier de l'Ordre de la Réunion à Moscou le 11/10 mais il est fait prisonnier de guerre au début de la terrible retraite le 26/10. Il retrouve la France sous la première Restauration le 31/12/1814 pour être probablement placé en non-activité.
Aux Cent-Jours, il est nommé chirurgien aide-major au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 31/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié avec son régiment puis retrouvera un emploi à la Légion de l'Eure le 27/12/1815. Il passera à la Légion de la Seine-et-Oise le 17/05/1820 puis partira en congé illimité par suite de l'organisation de l'infanterie le 31/12/1820. Disponible en 1823, il retrouvera un poste aux Hussards du Nord cette année.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, Registre reconstitué des décès de la ville de Paris de James(1842) à James(1859)-page 33)
CHIRURGIEN AIDE-MAJOR
Auguste Charles Joseph PETIT RADEL
Né le 24/10/1785 à Paris (Seine), fils de Jean Pierre (vérificateur de la loterie royale) et de Marguerite Élisabeth Porchez.
Mort le 22/03/1822.
Il entre au service comme soldat, conscrit de 1806, au 3ème bataillon du 21ème de Ligne le 15/10/1806, passe caporal le 16/11 pendant la campagne de Prusse et intègre en tant que chirurgien aide-major le 10ème Léger le 01/02/1807 pour la campagne de Pologne, étant blessé d'un éclat d'obus à la tête lors de la bataille d'Heilsberg le 10/06 suivant. En garnison en 1808, il fait la campagne de 1809 contre l'Autriche sous les ordres du général Saint-Hilaire puis est attaché à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris le 13/06/1810. Nommé chirurgien de troisième classe aux ambulances de la Garde Impériale le 17/12/1811, il fait à ce poste la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il est promu aide-major au 2ème Chasseurs à pied de la Garde par décret du 08/04/1813 et passe à la suite du régiment de Flanqueurs-Chasseurs lors de la campagne de Saxe. Il fait à ce poste la campagne de France de 1814 durant laquelle il reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 25/02. A la première Restauration, il est maintenu comme chirurgien de seconde classe au Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.
Aux Cent-Jours, il garde son emploi de chirurgien aide-major au 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant, perdant ses effets personnels lors de la retraite après la bataille du 18/06. A la seconde Restauration, il sera licencié le 05/10/1815 et mis en demi-solde.
(d'après La base Léonore du Ministère de la Culture, N° matricule 4636 du GR 21 YC 190-page 276, ses parents à https://gw.geneanet.org/pdelaubier?n=pe ... ean+pierre, Registre des officiers du Corps Royal des Chasseurs à pied de France-page 96)
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À suivre ...
Le Petit État-Major du 2e Régiment de Chasseurs à pied de la Garde impériale en juin 1815


