Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Tous les sujets relatifs aux guerres de la Révolution et de l'Empire (1792-1815) ont leur place ici. Le but est qu'il en soit débattu de manière sérieuse, voire studieuse. Les questions amenant des développements importants ou nouveaux pourront voir ces derniers se transformer en articles "permanents" sur le site.

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MANÉ Diégo
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

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CORPS DES CHASSEURS À PIED DE LA GARDE IMPÉRIALE en 1815
(par Jean-Marc Boisnard, mel par Diégo Mané)

1er RÉGIMENT DE CHASSEURS À PIED

2e BATAILLON

4ème COMPAGNIE DE CHASSEURS À PIED

Les 135 Chasseurs de la 4e Cie du 2e Bon du 1er Régiment de Chasseurs à pied de la Garde en 1815 (6/6)

Jacques SOUFLETEAU
Né le 17/02/1777 à Champignelles (Yonne), fils de Pierre (manœuvre) et d'Ursule Mathieu.

Il entre au service comme soldat, conscrit de l'an VI, au 2ème bataillon de la 100ème demi brigade de Ligne le 16 prairial an VIII (05/06/1800) pour les campagnes des ans VIII et IX à l'armée du Rhin. Sa demi-brigade est transformée en 100ème de Ligne à l'organisation de l'an XII et il sert à l'armée du Hanovre de l'an XI à l'an XIII. A la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, il est blessé d'un coup de sabre à la tête à la bataille de Dürenstein le 20 brumaire an XIV (11/11/1805). Après la campagne de Prusse de fin 1806, il combat en Pologne en 1807 puis est appelé aux armées d'Espagne pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1813, étant détaché à Valence le 11/10/1812. Admis comme chasseur dans la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/09/1813 pour la campagne de Saxe, il participe à la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 6ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 05/07/1815 sous le gouvernement provisoire.

(N° matricule 1473 du GR 20 YC 44-page 252 et matricule 1660 du GR 20 YC 47-page 284 et matricule 2620 du GR 20 YC 39-page 441 à Souffletto et matricule 1336 du GR 21 YC 727-page 227 et matricule 300 du GR 21 YC 730-page 53, Registre d'état civil de la paroisse de Champignelles de 1774 à 1783-page 57)


Pierre CELLIER
Né le 06/05/1788 à Lemps (Ardèche), fils de Pierre et de Marie Anne Seneclauze.

Il entre au service comme soldat, conscrit de 1808, au 3ème de Ligne le 21/08/1807, déserte son poste le 25/12 suivant et passe au 5ème bataillon du 118ème de Ligne le 01/07/1808 pour faire les campagnes d'Espagne de 1808 à 1813. Admis comme chasseur dans la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/01/1814, il participe à la campagne de France de cette année. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 6ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 21/07/1815 à la seconde Restauration.

(N° matricule 1476 du GR 20 YC 44-page 252 à Sellier et matricule 1663 du GR 20 YC 47-page 285 et matricule 2950 du GR 20 YC 40-page 44 et matricule 443 du GR 21 YC 838-page 77 à Cellier et matricule 6817 du GR 21 YC 26-page 141 à Cellier, Registre d'état civil de la paroisse de Lemps de 1752 à 1792-page 276)


Pierre CLAVIOT ou CLAVEAU
Né le 28/09/1781 à Arcay (Cher), fils de Jean (manœuvre) et de Marie Auroux.

Il entre au service comme soldat, conscrit de l'an XI, au 2ème bataillon du 81ème de Ligne le 04 prairial an XII (24/05/1804) et sert au camp de Boulogne de l'armée des Côtes-de-l'Océan en l'an XIII. A la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, il vient à l'armée de Dalmatie pour les campagnes de 1806 à 1808 et combat l'Autriche lors de la guerre de 1809 avec le XIème Corps d’armée et se trouve blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche à la bataille de Znaïm le 10/07/1809. Admis comme chasseur dans la 4ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied la Garde Impériale le 01/07/1811, il suit son Corps en Russie pour la campagne de 1812 mais est fait prisonnier de guerre à Vilna le 10/12/1812 lors de la retraite de Moscou. Rentré en France à la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 06/12/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et ferait la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 26/07/1815 à la seconde Restauration.

(N° matricule 1578 du GR 20 YC 44-page 253 à Claveau et matricule 2233 du GR 20 YC 47-page 380 à Clavot et matricule 718 du GR 20 YC 41-page 124 à Clavaux et matricule 709 du GR 21 YC 624-page 123 à Claveau, Registre d'état civil de la paroisse d'Arçay de 1689 à 1784-page 398 à Claviot)


Philibert VALLIER
Né le 28/04/1786 à Tournus (Saône-et-Loire), fils de Pierre (vigneron) et de Jeanne Logerot.

Il entre au service comme soldat, conscrit de 1806, au 4ème bataillon du 2ème bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 10/10/1806 et fait la campagne de Pologne de 1807. A la suite de la Garde en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche. Muté comme chasseur dans la 4ème Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde le 21/06/1811, il suit son Corps en Russie pour la campagne de 1812 mais est fait prisonnier de guerre à Vilna lors de la retraite de Moscou le 08/12/1812. Rentré en France à la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 06/12/1814.

Aux Cent-Jours, il est placé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera présumé fait prisonnier de guerre le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean.

(N° matricule 1479 du GR 20 YC 44-page 253 et matricule 2232 du GR 20 YC 47-page 379 et matricule 81 du GR 20 YC 41-page 18 et matricule 449 du GR 20 YC 49-page 78 à Valier, Registre d'état civil de la paroisse Sainte-Madeleine de Tournus de 1786-page 11)


André BORIE
Né le 25/03/1784 à Menteyres, hameau d’Allègre (Haute-Loire), fils de Michel et de Marie Danthony.

Il entre au service comme soldat au 21ème Léger le 30 fructidor an XII (17/09/1804) et sert au camp de Boulogne de l'armée des Côtes-de-l'Océan en l'an XIII. Resté en Hollande en l'an XIV, il vient à la Grande Armée pour les campagnes de Prusse de fin 1806 et de Pologne de 1807 puis combat aux armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1808 à 1813. Admis comme chasseur dans la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/09/1813 pour la campagne de Saxe, il fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Légion de la Haute-Loire le 11/10/1815. Non retenu, il rentrera dans ses foyers à Allègre.

(N° matricule 1480 du GR 20 YC 44-page 253 à Baury et matricule 1450 du GR 20 YC 47-page 247 et matricule 2415 du GR 20 YC 39-page 406, https://gw.geneanet.org/baurier?lang=fr ... orie&oc=10, Registres paroissiaux d’Allègre de 1779 à 1793-page 61)


Jean Pierre GEISWILLER
Né le 30/06/1785 à Molsheim (Bas-Rhin), fils d'Antoine François (agriculteur) et de Dorothée Berger.

Il entre au service comme soldat au 18ème Léger le 26/11/1806 et fait les campagnes de 1807 à 1810 à l'armée de Dalmatie puis de 1811 à 1812 aux armées d'Espagne. Admis comme chasseur dans la 2ème Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 08/05/1813 pour la campagne de Saxe, il fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 04/07/1815 sous le gouvernement provisoire pour rentrer dans ses foyers à Molsheim où il décédera le 31/12/1823.

(N° matricule 1481 du GR 20 YC 44-page 253 à Geiswieler et matricule 1434 du GR 20 YC 47-page 244 à Geiswiller et matricule 1985 du GR 20 YC 42-page 335 à Gasviller, https://gw.geneanet.org/jcm2106?lang=fr ... geiswiller, Registres paroissiaux de Molsheim de 1780 à 1792-page 89)


Jean ESPINASSOUSE
Né le 17/05/1786 à Gaubre, hameau de Brive-la-Gaillarde (Corrèze), fils de Jean (métayer) et de Jeanne Peyrode.

Il entre au service au 18ème Léger le . Admis comme chasseur au 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale.
Passé dans la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde le 29/07/1813 pour la campagne de Saxe, il participe à la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est placé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera présumé fait prisonnier de guerre le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean.

(N° matricule 1482 du GR 20 YC 44-page 253 à Espinasson et matricule 1436 du GR 20 YC 47-page 245 à Spinason et matricule 2900 du GR 20 YC 40-page 35 à Espinasson et matricule , stehelene.org, Registres paroissiaux de Saint-Sernin de Brive-la-Gaillarde de 1786 à 1789-page 3)


Jean Baptiste GABERT
Né le 17/09/1785 aux Omergues (Basses-Alpes aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence), fils de Jean Baptiste (cultivateur) et de Marie Bonnefoy.

Il entre au service comme soldat au 17ème Léger. Admis comme chasseur dans la 1ère Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 07/05/1813 pour la campagne de Saxe, il passe à la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied le 29/07 et participe à la campagne de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est placé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera présumé fait prisonnier de guerre le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean.

(N° matricule 1433 du GR 20 YC 44-page 254 et matricule 1437 du GR 20 YC 47-page 245 et matricule 1829 du GR 20 YC 42-page 309 et matricule 2898 du GR 20 YC 40-page 35, https://gw.geneanet.org/herbo?n=gabert& ... n+baptiste, Registres paroissiaux des Omergues de 1648 à 1789-page 553)


Guillaume LEJUS
Né le 04/02/1787 à Saint-Martin-d'Auxigny (Cher), fils de Jean (manœuvre) et de Françoise Renault.

Il entre au service comme fusilier, conscrit de 1807, à la 1ère Cie du 1er bataillon des Fusiliers-Chasseurs de la Garde Impériale le 13/10/1808 pour la campagne d'Espagne de cette année. A la suite du Corps en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche, il est blessé d'un coup de baïonnette et revient aux armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 et 1811. Rappelé à la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, il est fait prisonnier de guerre le 25/12/1812 lors de la retraite de Moscou. Rentré à la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 06/12/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera présumé fait prisonnier de guerre le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean et rentrera dans ses foyers à la seconde Restauration, pour être licencié le 13/12/1815. Il décédera le 06/02/1870 à Saint-Martin-d'Auxigny.

(N° matricule 1484 du GR 20 YC 44-page 254 et matricule 2234 du GR 20 YC 47-page 380 et matricule 2481 du GR 20 YC 49-page 417, stehelene.org, https://gw.geneanet.org/adages?n=lejus&oc=1&p=guillaume, Registres paroissiaux de Saint-Martin-d’Auxigny de 1780 à 1792-page 177)


Louis PASQUET
Né le 16/05/1780 à Grun (Dordogne), fils de Pierre et d'Anne Peypilus.

Il entre au service comme soldat, conscrit de l’an IX, au 3ème bataillon du 47ème de Ligne le 12 pluviôse an XI (01/02/1803) et sert embarqué sur le vaisseau « Le Patriote » le 03 germinal an XIII (24/03/1805) pour être débarqué le 1er vendémiaire an XIV (23/09/1805). Appelé aux armées d’Espagne et du Portugal pour les campagnes de 1808 à 1813, il est nommé grenadier au 1er bataillon le 26/08/1808 et remis fusilier le 10/04/1812. Admis comme chasseur dans la 4ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/01/1814, il participe à la campagne de France de cette année, manquant à l'appel du 13/04/1814. Rentré au Corps à la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 08/01/1815.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera renvoyé dans ses foyers avec une permission le 25/08/1815 et sera rayé des contrôles comme absent lors du licenciement le 11/10 suivant. Rentré dans ses foyers à Grun, il décédera le 30/09/1852 à Bordas (Dordogne).

(N° matricule 1485 du GR 20 YC 44-page 254 à Pasquet et matricule 2617 du GR 20 YC 48-page 444 à Pasquet et matricule 697 du GR 21 YC 402-page 120, Registre d'état civil de la paroisse de Grun-Bordas de 1744 à 1791-page 260, Registre des décès de la commune de Grun-Bordas de 1852-page 8)


André LAMY
Né le 04/11/1775 à Rivière (Indre-et-Loire), fils de Charles (journalier) et de Marie Anne Lebeau.

Il entre au service comme soldat, réquisitionné, dans le 1er bataillon auxiliaire d'Indre-et-Loire le 28 thermidor an VII (15/08/1799) qui est versé dans la 107ème demi-brigade de Ligne en l'an VIII pour les campagnes des ans VIII et IX en Vendée. Muté à la 15ème demi-brigade Ligne le 17 thermidor an X (05/08/1802), il sert embarqué sur le vaisseau « Le Jean Bart » à Brest en l'an XI et en l'an XII, sa demi-brigade étant transformée en 15ème de Ligne. Venu en Hollande pour les campagnes des ans XIII et XIV, il devient grenadier au 1er bataillon le 05 vendémiaire an XIV (27/09/1805), repasse fusilier et rejoint la Grande Armée pour les campagnes de Prusse de fin 1806 et de Pologne de 1807. Repassé grenadier au 2ème bataillon le 01/09/1808, il vient aux armées d'Espagne pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1813, étant nommé caporal le 01/01/1813. Admis comme chasseur à la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 05/04/1813 pour la campagne de Saxe, il fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 3ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815, reçoit la croix de Membre de la Légion d'honneur le 01/05 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815. Non retenu, il rentrera dans ses foyers à Rivière où il décédera le 17/02/1841.

(N° matricule 1486 du GR 20 YC 44-page 254 et matricule 1507 du GR 20 YC 47-page 257 et matricule 2292 du GR 20 YC 39-page 386 et matricule 1132 du GR 21 YC 133-page 192, La base Léonore du Ministère de la Culture, Registre paroissial de Rivière de 1775-page 5)


Martin SCHIRCH dit Chereck
Né le 06/03/1777 à Bouxwiller (Haut-Rhin), fils de Jean et d’Élisabeth Eritzmann.

Il entre au service comme soldat, enrôlé volontaire, dans le 1er bataillon de la 95ème demi-brigade de Ligne le 29 brumaire an IX (20/11/1800) et sert à l'armée du Rhin en l'an IX, étant blessé d'un coup de feu et de sept coups de lance dans deux combats puis vient en Hollande en l'an X. A l'armée du Hanovre aux ans XII et XIII où sa demi-brigade est transformée en 95ème de Ligne, il sert à la Grande Armée pour la campagne d'Autriche de l'an XIV, étant blessé d'un coup de feu à la bataille d'Austerlitz le 11 frimaire (02/12/1805). Après la campagne de Prusse de fin 1806 durant laquelle il est blessé d'un coup de feu à la jambe gauche, il combat en Pologne en 1807. Nommé grenadier au 3ème bataillon le 11/01/1808, il reste en Allemagne en 1808 et combat l'Autriche lors de la guerre de 1809, étant blessé d'un coup de feu à la tête à la bataille d'Essling le 22/05 et d'un éclat d'obus à celle de Wagram le 06/07 suivant. Reparti pour les armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 à 1812, il est rappelé en Allemagne en 1813 pour la campagne de Saxe. Admis comme chasseur dans la 1ère Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 03/04/1813, il est détaché en tant que caporal dans la 1ère Cie du 1er bataillon du 9ème Voltigeurs de la Jeune Garde le 15/04 et se trouve blessé d'un coup de biscaïen à Dresde le 26/08, devant être admis dans un hôpital où il est fait prisonnier de guerre. Rentré en France à la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 3ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 15/08/1814, reçoit la croix de Chevalier de la Légion d'honneur des mains de Monsieur le 03/11 suivant, confirmé par le Roi le 27/01/1815.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815, se voit confirmer Membre de la Légion d'honneur le 30/04 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera blessé d'un coup de feu à la cuisse droite et fait prisonnier de guerre à la bataille de Mont-Saint-Jean le 18/06 et rentrera à Paris à la seconde Restauration d'où il sera mis à la retraite sur mémoire du 15/11/1815. Il décédera le 01/04/1856 à Bouxwiller.

(N° matricule 1487 du GR 20 YC 44-page 254 à Cherec et matricule 1766 du GR 20 YC 39-page 298 à Schereck et matricule 1837 du GR 20 YC 47-page 314 à Cherek et matricule 74 du GR 20 YC 87-page 18 à Cherc et matricule 1364 du GR 21 YC 712 à Schereche, La base Léonore du Ministère de la Culture, https://gw.geneanet.org/dietlin1853?n=s ... 1&p=martin, Registre des décès de la commune de Bouxwiller de 1793 à 1862-page 302)


Jacques BLONDEL
Né le 11/05/1781 à Neuville (Ain), fils de Jean Baptiste et de Marie Perret.

Il entre au service comme soldat, conscrit de l'an X, au 1er bataillon du 67ème de Ligne le 1er frimaire an XIV (22/11/1805) et fait la campagne de Pologne de 1807. Resté en Allemagne en 1808, il combat l'Autriche lors de la guerre de 1809 et vient à l'armée de Catalogne pour les campagnes de la péninsule de 1810 à 1813. Admis comme chasseur dans la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 12/02/1814, il participe à la campagne de France de cette année. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 3ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est placé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera présumé fait prisonnier de guerre le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean.

(N° matricule 1488 du GR 20 YC 44-page 254 et matricule 1487 du GR 20 YC 47-page 253 et matricule 2831 du GR 20 YC 40-page 40 et matricule 2561 du GR 21 YC 564-page 430, ses parents à https://gw.geneanet.org/faust3?n=blonde ... n+baptiste, Registre d'état civil de la paroisse de Neuville-sur-Ain de 1779 à 1782-page 43)


Philippe Lelu
Né le 13/03/1780 à Mehun-sur-Yèvre ? (Cher), fils de Guillaume et de Jeanne Tardy.

Il entre au service comme grenadier, conscrit de l'an IX, au 1er bataillon du 81ème de Ligne le 09 germinal an XI (30/03/1803) et sert au Corps d'observation du Midi en Italie en l'an XIV puis à l'armée de Dalmatie de 1806 à 1808. Au XIème Corps d'armée en 1809 pour la guerre contre l'Autriche, il rejoint les armées d'Espagne pour les campagnes de la péninsule de 1810 à 1812. Admis comme chasseur dans la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 10/04/1813 pour la campagne de Saxe, il fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 3ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est placé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Légion du Cher le 11/10/1815.

(N° matricule 1489 du GR 20 YC 44-page 255 à Lelus et matricule 1509 du GR 20 YC 47-page 257 et matricule 2310 du GR 20 YC 39-page 389 à Leluce et matricule 460 du GR 21 YC 624-page 81 à Leluse, ses parents théoriquement https://gw.geneanet.org/dortet91?n=rich ... =&p=jeanne)


Jean DURSE
Né le 23/02/1785 à Brive-La-Gaillarde (Corrèze), fils de Jean et de Catherine Bouschie.

Il entre au service comme soldat, conscrit de l'an XIV, au 3ème bataillon du 44ème de Ligne le 15/02/1806 et participe à la campagne de Prusse de cette fin d'année puis à celle de Pologne de 1807. Appelé aux armées d'Espagne en 1808, il y fait les campagnes de la péninsule jusqu'en 1811. Admis comme chasseur dans la 1ère Cie du 2ème bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 21/10/1811, il rejoint la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il est muté dans la 4ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde le 24/01/1813, et participe à la campagne de Saxe, étant fait prisonnier de guerre à la capitulation de la place de Torgau le 10/01/1814. Rentré en France à la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 3ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 15/08/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera renvoyé dans ses foyers avec une permission le 24/08/1815 et sera rayé des contrôles comme absent lors du licenciement le 11/10 suivant. Il décédera le 09/07/1849 à Ussac (Corrèze).

(N° matricule 1490 du GR 20 YC 44-page 255 à Durce et matricule 1836 du GR 20 YC 47-page 313 à Durse et matricule 656 du GR 20 YC 39-page 114 à Durce et matricule 1572 du GR 20 YC 41-page 266 à Durce et matricule 1820 du GR 20 YC 42-page 308 et matricule 2467 du GR 21 YC 374-page 415 à Durce, https://gw.geneanet.org/evelyneb1?n=durse&oc=10&p=jean, Registre des décès de la commune d'Ussac de 1843 à 1862-page 180, son mariage au Registre des mariages de la commune d’Ussac de 1801 à 1821-page 267)


Jean Honoré GAUTHIER
Né le 20/01/1782 à Saint-Dalmas, hameau de Valdeblore (Alpes-Maritimes), fils de Louis et de Marie Catherine Ciais.

Il entre au service comme soldat, conscrit de l'an XIV, au 1er Léger le 10/10/1806 pour les campagnes de 1806 et 1807 à l'armée de Naples. Appelé aux armées d'Espagne pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1811, il est blessé d'un coup de feu par les insurgés en 1809, entre Vic et Gérone en Catalogne. Admis comme chasseur dans la 2ème Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 03/06/1811, il rejoint la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812 et revient de la retraite de Moscou. Muté à la 3ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde le 24/01/1813 pour la campagne de Saxe, il fait celle de France de 1814, manquant à l'appel du 13/04/1814.

Aux Cent-Jours, il rentre en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera présumé fait prisonnier de guerre le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean.

(N° matricule 1491 du GR 20 YC 44-page 255 et matricule 1479 du GR 20 YC 39-page 250 et matricule21 du GR 20 YC 41-page 8, https://gw.geneanet.org/valdeblore?n=ga ... ean+honore, Registres des baptêmes des paroisses Saint-Dalmas et Mollières de Valdeblore de 1707 à 1799-page 89)


Pierre Cornet
Né le 23/06/1775 à Sedan (Ardennes), fils de Joseph et Madeleine Vauthier.

Il entre au service comme soldat le 28/04/1792. Incorporé dans la 15ème demi-brigade Légère le 04 prairial an VIII (24/05/1800), il fait la campagne d'Helvétie de cet an. Admis comme chasseur dans la 7ème Cie du 1er bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13 pluviôse an XI (02/02/1803), il sert au camp de Boulogne de l'armée des Côtes-de-l'Océan en l'an XIII et fait les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de fin 1806 et de Pologne de 1807. A la suite du Corps en Espagne en 1808, il revient en Allemagne en 1809 pour la guerre contre l'Autriche et stationne à Paris en 1810 et 1811. Passé à la 9ème Cie le 01/04/1812, il retrouve la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812, revient de la retraite de Moscou et intègre la 3ème Cie du 2ème bataillon pour la campagne de Saxe de 1813. Rentré en France pour la campagne de 1814, il est renvoyé dans ses foyers avec un congé le 30/06/1814.

Aux Cent-Jours, il est rappelé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 25/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 01/08/1815 à la seconde Restauration.

(N° matricule 1492 du GR 20 YC 44-page 255 à Corlet et matricule 353 du GR 20 YC 38-page 73 et matricule 78 du GR 20 YC 39-page 17 et matricule 1541 du GR 20 YC 37-page 387 à Cornet)


Pierre DUCLOU
Né le 02/02/1780 à Sancerre (Cher), fils de Pierre dit Parisien (vigneron) et de Marie Anne Cadier.

Il entre au service comme voltigeur, conscrit de l'an X, au 1er bataillon du 81ème de Ligne le 1er floréal an XI (21/04/1803), passe comme chasseur dans la 3ème Cie de chasseurs du bataillon d’élite destiné à l’armée des côtes de l’Océan le 09 germinal an XIII (30/03/1805) et fait la campagne d'Autriche de l'an XIV. A l'armée de Dalmatie de 1806 à 1808, il combat l'Autriche lors de la guerre de 1809 au sein du XIème Corps, étant blessé d'un coup de feu à la cuisse gauche à la bataille de Znaïm le 10/07/1809. Appelé aux armées d'Espagne en 1810, il y fait les campagnes de la péninsule jusqu'en 1811. Admis comme chasseur dans la 1ère Cie du 1er bataillon du 2ème Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 14/08/1811, il passe dans la 1ère Cie du bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde le 05/06/1812 pour la campagne de Russie, revient de la retraite de Moscou et combat en Saxe en 1813 puis en France en 1814. A la première Restauration, il est renvoyé dans ses foyers avec un congé.

Aux Cent-Jours, il est rappelé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il sera présumé fait prisonnier de guerre le 18/06 à la bataille de Mont-Saint-Jean et rentrera dans ses foyers à Sancerre à la seconde Restauration.

(N° matricule 1494 du GR 20 YC 44-page 255 à Ducloux et matricule 1421 du GR 20 YC 41-page 241 à Duclou et matricule 2743 du GR 20 YC 38-page 551 à Duclos et matricule 598 du GR 20 YC 39-page 104 à Duclos et matricule 497 du GR 21 YC 630-page 87 à Duclou et matricule 506 du GR 21 YC 624-page 89 à Duclou, https://gw.geneanet.org/danielle52?n=du ... =&p=pierre, Registres paroissiaux de Sancerre de 1766 à 1780-page 342)


Jean JOZANCIE
Né le 12/09/1784 à Azerat (Haute-Loire), fils d'Antoine (laboureur) et de Louise Rochette. Il entre au service comme soldat au 21ème Léger le 19 brumaire an XIV (10/11/1805) et fait les campagnes de Prusse de fin 1806 et de Pologne de 1807. Aux armées d'Espagne pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1813, il est admis comme chasseur dans la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 13/09/1813 pour la campagne de Saxe, puis fait celle de France de 1814, manquant à l'appel du 13/04/1814.

Aux Cent-Jours, il est rappelé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 05/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Légion de la Haute-Loire le 11/10/1815.

(N° matricule 1495 du GR 20 YC 44-page 256 à Jossandy et matricule 2413 du GR 20 YC 39-page 406 à Jaseni, Registre d'état civil de la paroisse d'Azérat de 1700 à 1788-page 232)


François CHAPUIS
Né le 15/06/1785 à Quintaine (Saône-et-Loire), fils de Joseph (gabeleur) et de Marie Buyer.

Il entre au service comme soldat, conscrit de l'an XIV, au 3ème bataillon du 18ème de Ligne le 05 frimaire an XIV (26/11/1805) pour la campagne d'Autriche. Après la campagne de Prusse de fin 1806, il fait celle de Pologne de 1807. Passé au 3ème régiment provisoire à l'armée d'Espagne le 01/07/1808, il intègre le 4ème bataillon du 115ème de Ligne à sa formation au camp d'Anninon près de Miranda sur l'Ebre le 16/08 et participe aux campagnes d'Espagne de 1808 à 1813. Admis comme chasseur dans la 3ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 12/02/1814, il participe à la campagne de France de cette année. A la première Restauration, il est maintenu en poste dans la 2ème Cie du 4ème bataillon du Corps royal des Chasseurs à pied de France le 01/07/1814.

Aux Cent-Jours, il est en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 01/04/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. Il désertera son poste le 24/06/1815 sous le gouvernement provisoire pour rentrer dans ses foyers à Clessé.

(N° matricule 1496 du GR 20 YC 44-page 256 et matricule 1456 du GR 20 YC 47-page 248 à Chapuy et matricule 2916 du GR 20 YC 40-page 38 à Chapuy et matricule 3213 du GR 21 YC 160-page 39 et matricule 2986 du GR 21 YC 820-page 502, https://gw.geneanet.org/gcn93?n=chapuis&oc=&p=francois, Registres paroissiaux de Quintaine de 1778 à 1792-page 54)


Claude LEBLANC
Né le 29/11/1773 à Saint-Parize-le-Châtel (Nièvre), fils de Jean (tailleur d'habits) et de Marguerite Coignet.

Il entre au service comme soldat au 8ème Bataillon des volontaires du Jura le 13/06/1793, intégré à la 74ème demi-brigade de Bataille au premier amalgame de l'an II, elle-même incorporée dans la 109ème demi-brigade de Ligne au second amalgame le 16 ventôse an IV (06/03/1796). A l'armée du Rhin de l'an IV à l'an IX, sa demi-brigade est versée dans le 21ème de Ligne à l'organisation de l'an XII et il sert embarqué sur le corsaire « L'Amiral Bruix » en l'an XIII pour être débarqué le 04 fructidor an XIII (22/08/1805) et rejoindre son Corps à la Grande Armée le 16 frimaire an XIV (07/12/1805) pour la campagne d'Autriche. Après la campagne de Prusse de fin 1806 et celle de Pologne de 1807, il stationne en Allemagne en 1808 puis combat l'Autriche lors de la guerre de 1809. En stationnement en Allemagne en 1810 et 1811, il retrouve la Grande Armée pour la campagne de Russie de 1812. Revenu de la retraite de Moscou, il est placé dans un bataillon de Vétérans le 09/01/1813. A la première Restauration, il est renvoyé dans ses foyers avec un congé illimité.

Aux Cent-Jours, il est rappelé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 08/05/1815 et fera la campagne de Belgique de juin suivant. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Garde Royale le 11/10/1815.

(N° matricule 1497 du GR 20 YC 44-page 256 et matricule 314 du GR 21 YC 189 et matricule 70 du GR 21 YC 192-page 15 et matricule , Registre d'état civil de la paroisse de Saint-Parize-le-Châtel de 1771 à 1792-page 38)

Jean François GOURAINCOURT

Né le 31/03/1780 à Saint-Laurent-sur-Othain (Meuse), fils de Jean Baptiste (bourgeois, cordonnier) et de Catherine Toussaint.

Il entre au service comme soldat, remplaçant un conscrit de l'an IX, au 2ème bataillon de la 94ème demi-brigade de Ligne le 07 prairial an VIII (27/05/1800) et fait les campagnes des ans VIII et IX à l'armée du Rhin. A l'armée du Hanovre de l'an XI à l'an XIII où sa demi-brigade est transformée en 94ème de Ligne, il combat à la Grande Armée pour les campagnes d'Autriche de l'an XIV, de Prusse de 1806 et de Pologne de 1807 au sein du Ier Corps d'armée. Nommé grenadier au 3ème bataillon le 01/06/1808, il rejoint les armées d'Espagne pour les guerres de la péninsule de 1808 à 1812, étant nommé caporal de fusiliers le 01/08/1811 à son bataillon. Admis comme chasseur dans la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 03/04/1813 pour la campagne de Saxe, il fait celle de France de 1814. A la première Restauration, il est renvoyé dans ses foyers avec un congé illimité le 15/06/1814.

Aux Cent-Jours, il est rappelé en fonction comme chasseur à la 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Chasseurs à pied de la Garde Impériale le 12/06/1815 et fera la campagne de Belgique de ce mois. A la seconde Restauration, il sera licencié et concourra à la formation de la Légion de la Meuse le 11/10/1815.

(N° matricule 1498 du GR 20 YC 44-page 256 à Guirincourt et matricule 2444 du GR 20 YC 39-page 411 à Gouraincourt et matricule 1407 du GR 21 YC 704-page 243 à Gouraincourt, ses parents à https://gw.geneanet.org/barnaul?n=goura ... n+baptiste, Registre d'état civil de la paroisse de Saint-Laurent-sur-Othain de 1763 à 1782-page 129)

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À suivre ...

Statistiques de la 4e Cie du 2e Bon du 1er Régiment de Chasseurs à pied de la Garde en 1815
MANÉ Diégo
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Message par MANÉ Diégo »

Le 1er Chasseurs à pied de la Garde en 1815
(par Diégo Mané, le 29/09/2026)

Réflexion en appui des listes de Jean-Marc Boisnard.
(En regard des hommes figure l’affectation éventuelle au sein du Bataillon de l’île d’Elbe)

Je viens de finir de mel la 4ème Cie du 2ème Bon du 1er Chasseurs, soit 158 hommes, savoir :

1 Capitaine BARRET (au Corps Royal).
1 Lieutenant en 1er, non identifié mais figure à la suite.
1 Lieutenant, en 2e, non identifié mais figure à la suite.

1 Sergent-Major MONSACRÉ (au Corps Royal)
4 Sergents (tous issus du Corps Royal)
2 Caporaux Fourriers, Lher (au Corps Royal et VERLE (ancien de la Garde)
8 Caporaux (du Corps Royal)

2 Sapeurs caporaux (anciens de la Garde)
3 Tambours (du Corps Royal)

135 Chasseurs, dont 3 anciens de la Garde, 1 de la Ligne, et donc 131 issus du Corps Royal.

Je constate aussi au passage qu’ils sont de toutes provenance de France.
5 étrangers dans cette 4e compagnie : 3 Italiens (Sardes), et 2 Belges (Pays-Bas autrichiens).

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Cette 4ème Cie du 2ème bataillon du 1er Régiment des Chasseurs de la Garde déplore 52 pertes.

25 présumés pris mais pas rentrés = †ués.

8 stipulés ßlessés (dont 1 désertera le 5 juillet).

19 présumés pris et rentrés ultérieurement, et donc confirmés prisonniers.

Nous constatons 26 déserteurs post-combats (dont 1 avait été blessé à Mont-Saint-Jean) :
8 en juin, après l’abdication (tous le 24).
8 en juillet, 1 le 1er, 1 le 3, 1 le 4, 1 le 5, 1 le 15, 1 le 21, 1 le 26, 1 le 30.
10 en août, tous le 1er, sauf 1 le 23.

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La moyenne d’âge de cette 3ème Cie du 2ème Bon du 1er Régt de Chasseurs de la Garde à Waterloo s’établit à 34 ans. Le plus âgé avait 45 ans et le plus jeune 23 ans.

Le Chasseur Bertrand Gaspard CONNEVOT, entré au service en 1792 a pas encore 15 ans, sera Sergent-Major en 1802, et repassera simple Chasseur pour entrer dans la Garde.

Des 155 militaires (hors officiers) composant la 4ème Cie du 2ème Bon du 1er Chasseurs,
22 arboraient 3 chevrons d’ancienneté, signifiant plus de 20 ans de services.
23 arboraient 2 chevrons d’ancienneté, signifiant plus de 15 ans de services.
57 arboraient 1 chevron d’ancienneté, signifiant plus de 10 ans de services.
Cette 4ème Cie comptait donc dans ses rangs 102 « Vieux de la Vieille ».

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Curiosités ou padubol (à moins que cela ne soit l’inverse) :

Le Chasseur Gaspard BRIFFOD (Sarde de Savoie), volontaire de 1793, fit la Vendée, Toulon, l’Italie, l’Égypte, l’Espagne et le Portugal, ayant subi cinq blessures dont une à Buçaco 1810.

Le Chasseur Martin SCHIRCH dit Cherek, né en 1777 à Bouxwiller (Haut-Rhin), enrôlé volontaire au 95e de Ligne en 1800, va enregistrer 14 blessures en 8 occurrences dont 8 en deux fois (1 coup de feu et 7 coups de lance) en l’An IX, puis Austerlitz 1805, 1806, Essling et Wagram 1809, Dresde 1813, enfin Mont-Saint-Jean 1815. Le gaillard était solide !

Diégo Mané
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À suivre ...

Récapitulatif des statistiques du 2e Bon du 1er Régt de Chasseurs à pied de la Garde en 1815 ...
Rappel spécial de l'intérêt particulier de cette occurrence, c'est le bataillon de Cambronne, m.... !
MANÉ Diégo
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Re: Les Chasseurs à pied de la Garde impériale en 1815

Message par MANÉ Diégo »

Le 1er Chasseurs à pied de la Garde en 1815
(par Diégo Mané, le 29/09/2026)

Réflexion en appui des listes de Jean-Marc Boisnard.

Sommé de se rendre au soir de Waterloo, le général Cambronne, commandant le 2e bataillon du 1er régiment des Chasseurs à pied de la Garde, aurait refusé l'invitation du général anglais Hill, et répondu en substance, je cite mille et un auteurs :

"LA GARDE MEURT ET NE SE REND PAS".

Mille et un autres ont prétendu qu'il aurait répondu la même chose en plus court, soit :

"MERDE".

D'autres encore, mais beaucoup moins nombreux, ont prétendu qu'il n'aurait rien dit du tout, et il faut souligner que ce que l'on a depuis appelé "le mot de Cambronne", le rôle-titre n'a jamais reconnu l'avoir prononcé, bien que cela l'ait rendu mondialement célèbre.

D'autres toujours prétendent placer le mot dans la bouche du général Michel, qui ne fut pas sommé, mais assommé, et pour le compte (fatal), par la première décharge des Guards qui ne firent aucune sommation préalable à l'exécution (dans les deux sens du terme) de leurs feux délétères.

Bref, la polémique dure depuis 2,11 siècles et a toute l'éternité de beaux jours devant elle. Je ne chercherai donc pas à trancher la question, me bornant à souligner que si la Garde est bien morte, c'est du fait du roi Louis XVIII qui la licencia après son deuxième retour "dans les fourgons des Alliés".

Et donc le soir de Mont-Saint-Jean, l'appellation française de la bataille (arrêtons de parler anglais), ne vit pas la Garde "morte", mais "blessée seulement", car il en resta assez, trop selon les Prussiens qui fusillèrent tous leurs prisonniers de la Garde, ceux-là étant bien morts, mais pas pour ne s'être pas rendus, bien au contraire, comme quoi il valait mieux, en effet, ne pas se rendre, du moins aux Prussiens.

Quoi qu'il en soit, l'exploitation des listes de Jean-Marc Boisnard nous permet de faire droit à la vérité.

Quelle est-elle pour ce 2e Bataillon du 1er Régiment des Chasseurs à pied de la Garde en juin 1815 ?

Il entra en campagne fort de 649 hommes (12 officiers, 57 sous-officiers, 8 sapeurs, 12 tambours et 560 chasseurs) ayant subi 118 tués (dont les prisonniers des Prussiens), 61 blessés et 82 prisonniers (des Anglais donc), soit 261 militaires victimes des combats (tout de même 40 %), avant d'enregistrer 23 déserteurs après la bataille et avant le 1er juillet.

Le 3 juillet 1815 vit donc 365 "pas rendus mais pas morts" de ce 2e bataillon parmi les présents sous les armes lors de la "non-bataille" de Paris, non-livrée par Davout suite aux manoeuvres "insidieuses et délétères" (aussi) de Fouché. Dommage pour nos annales militaires qui auraient ainsi bien mieux clôturé les "guerres de Napoléon".

Diégo Mané

P.S. : Quelques détails grossiers qui figurent presque dans tous les textes et plus encore toutes les illustrations relatives au "mot de Cambronne".

Ce n'est pas le général Hill qui somma les Français, et d'ailleurs aucun général anglais n'osa risquer de mourir aussi stupidement un soir de victoire.
C'est le Lieutenant-Colonel Halkett qui "captura" Cambronne, sans l'avoir non plus "sommé".

La majorité de la plupart (redondance voulue) des représentations montrent des Grenadiers alors que Cambronne commandait des Chasseurs.

Précisons encore que le 2e Bataillon du 1er Chasseurs ne fut pas pour tous "le dernier carré" car il y en eut d'autres à le revendiquer. C'est original, et bien Français tout de même, que de se battre pour être le dernier !

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