DM => BRH, en réponse au message juste précédent.
« … certitude quant à la médiocrité des recrues prussiennes… » ? Probablement au moins en partie, celle concernant l'important pourcentage de troupes de Landwehr !
Je vous en reparlerai quand j’aborderai la valeur des troupes opposées, mais en attendant vous renvoie à mon article les concernant sur Planète Napoléon car il est édifiant de bout en bout, qui justifie après coup l'opinion relative.
https://www.planete-napoleon.com/docs/1 ... sienne.pdf
Ensuite, « Mépris pour Bernadotte … », certainement, en général et depuis longtemps (qu'il lui avait "volé" Désirée Clary), mais pas nécessairement au particulier de 1813. Bernadotte a toujours été au mieux médiocre dans ses commandements des meilleurs soldats du monde, les Français de la Grande Armée. Pourquoi serait-il tout soudain devenu bon général au commandement de Suédois peu aguerris ?
Qu’il y ait eu des « scrupules » de la part de Bernadotte à « s’engager à fond » contre ses compatriotes, ce serait compréhensible, mais c’est faire fi de la force d’inertie habituelle du personnage. Il reste en effet qu’il a fallu l’aiguillon de l’attaché militaire anglais à son armée pour le faire bouger et participer, fut-ce en bon dernier (et sans engager ses Suédois) aux côtés des Alliés à Leipzig. N'y aurait-il pas eu Bülow que l'Armée du Nord aurait peu contribué à la bataille des Nations.
Maintenant, escompter que même aussi médiocre qu’à l’accoutumée il soit surclassé ou au moins égalé, genre « à médiocre – médiocre et demi », par Oudinot était en effet un vœu pieux.
Reste l’idée séduisante de manœuvres secrètes en sous-main (redondance voulue), mais bon, comme en l’hypothèse elles furent secrètes, et surtout vu le camp qui a gagné, je doute que vous en retrouviez une trace quelconque, à l’inverse de ce qui aurait émergé en cas de victoire de Napoléon.
Mais peut-être notre spécialiste es-Suédois local, Nicolas-Denis Remÿ, « Comte Bernard d’Ott » sur nos tables de jeu, sait-il quelque chose de relatif sur son héros de prédilection après Talleyrand, et je lui ferai suivre la question.
Diégo Mané
Haro sur le colonel Grouard...
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MANÉ Diégo
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Re: Haro sur le colonel Grouard...
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ROY-HENRY Bruno
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Re: Haro sur le colonel Grouard...
J'ai un message qui est passé à l'as de 10 h 55... J'ignore où il a été se fourrer. J'y indiquais que je ne devais pas jouer les érudits plus qu'il ne le fallait, ayant eu recours à l'iA :
Sinon, merci pour les nouveaux détails...GROK : Louis-Marie de Camps n’eut pas de relations personnelles directes ou intimes avec Napoléon Bonaparte. Son lien avec l’Empereur était indirect, via son rôle d’homme de confiance et de secrétaire de Bernadotte (maréchal d’Empire, puis prince héritier de Suède).
Voici les éléments connus : Avant 1810 : De Camps servait dans l’entourage de Bernadotte (à partir de 1805 environ) comme secrétaire et gestionnaire de ses biens. Il appartenait donc au système impérial français, mais sans contact personnel notable avec Napoléon lui-même.
En 1810, lors de l’élection de Bernadotte comme prince héritier de Suède, de Camps fut chargé de vendre les propriétés françaises de Bernadotte et d’agir comme intermédiaire dans les démarches du prince pour obtenir de Napoléon une compensation pour les fiefs et revenus confisqués (notamment ceux liés à la principauté de Pontecorvo). Ces négociations n’aboutirent pas pleinement.
Après le passage de Bernadotte en Suède (et surtout après 1812, quand la Suède s’opposa à la France) : de Camps resta fidèle à Bernadotte. Il l’accompagna pendant une grande partie de la campagne contre Napoléon (1813-1814). Cependant, des sources contemporaines (notamment le diplomate britannique Thornton) indiquent qu’il aurait, au printemps 1813, tenté d’influencer Bernadotte pour qu’il écoute des ouvertures françaises de rapprochement. Selon les mêmes sources, en 1815 (pendant les Cent-Jours), il aurait même été prêt à combattre sous les drapeaux de Napoléon, sans toutefois passer à l’acte.
En résumé, de Camps resta un Français patriote et un proche de Bernadotte, ce qui le plaça dans une position ambiguë une fois que son protecteur s’opposa à Napoléon. Il n’y a pas de trace de relations personnelles, de correspondance directe ou de service auprès de Napoléon lui-même. Son rôle fut toujours celui d’un intermédiaire ou d’un confident de Bernadotte dans le contexte des relations franco-suédoises.
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