un grand bonjour à tous,
N'ayant pas une vision étendue de l'oeuvre militaire de Bonaparte / Napoleon, je vous pose cette petite question : Quelles sont les batailles dans lesquelles Bonaparte/Napoleon se trouve en position défensive ?
Je note Marengo, Essling et Leipzig (mais pas le premier jour) mais il y en a sans doute d'autres (en 1814 sans doute)
Marengo a failli être un échec, Essling est quasi défaite et Liepzig un désastre.
Si cette posture semble minoritaire dans la conduite des opérations, l'étude de ces batailles est sans doute riche d'enseignements quant aux causes qui ont générer ces situations inhabituelles pour un général particulièrement agressif.
@+
Quand Bonaparte/Napoleon est acculé à la défensive
Modérateur : MANÉ John-Alexandre
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BOUTTET Denis
- Messages : 170
- Inscription : ven. mars 12, 2004 10:27 am
Quand Bonaparte/Napoleon est acculé à la défensive
Ils sont fous ces bretons, ils brassent la bière à l'eau de mer ...
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MASSON Bruno
Re: Quand Bonaparte/Napoleon est acculé à la défensive
je dirais Austerlitz. c'est un subterfuge, mais il est en position défensive, mauvaise de surcroît
Dresde aussi il me semble
Dresde aussi il me semble
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MANÉ Diégo
- Messages : 4164
- Inscription : sam. janv. 31, 2004 9:12 am
Re: Quand Bonaparte/Napoleon est acculé à la défensive
D'abord il convient de différencier "être en défensive" et "être acculé à la défensive".
Comme c'est tout de même le titre je réponds à la deuxième option.
Rappelons que de 1796 à 1815 Bonaparte (8) puis Napoléon (26) a personnellement commandé 34 batailles rangées, dont 15 l'ont vu assumer, au moins un temps donné, une attitude défensive.
Voir dans les articles ci-dessous, les batailles concernées.
http://www.planete-napoleon.com/docs/Ba ... Empire.pdf
http://www.planete-napoleon.com/docs/Ba ... lution.pdf
Arcole et Rivoli sont certes défensives, mais la notion "acculé" n'y est pas car il aurait pu reculer, et d'ailleurs il s'agit de belles victoires.
Les Pyramides, défensive également, victoire également, est particulère, comme vous savez.
A Austerlitz c'était en fait un "subterfuge", ou pour mieux dire un piège, donc cela ne compte pas.
Il n'était d'ailleurs pas du tout "acculé" puisqu'il n'était pas "contraint" à livrer cette bataille.
A Friedland c'est surtout Lannes qui défend, en attendant Napoléon, qui attaque quand il est prêt, et transforme l'héroïque résistance de son lieutenant, pas "acculé" du tout, en victoire sans appel.
A Lützen c'est Neÿ qui joue le rôle de la digue, jusqu'à ce que Napoléon puisse contre-attaquer.
En revanche, il était bien "contraint" de livrer bataille pour éviter un désastre, et par suite Napoléon aussi, mais qui fit en sorte de gagner la bataille si mal engagée par son lieutenant.
A Dresde il est en défensive mais c'est délibéré, en attendant l'entrée en ligne des forces rameutées.
A Wachau c'est exactement le même schéma qui prend place et débouche sur une offensive.
Il ne reste à mon sens guère que sept occurrences où Bonaparte/Napoléon ait été "acculé" à la défensive :
1. Caldiéro 1796. Défaite incontestable, mais rapidement sublimée... et oubliée !
2. Marengo 1800, qui finira en victoire, mais grâce à l'intervention "extérieure" de Desaix.
3. Eylau 1807, que seul le départ des Russes pendant la nuit permettra de qualifier de victoire.
4. Essling 1809, authentique défaite, pour laquelle le terme "acculé" est parfaitement justifié.
5. Leipzig 1813, pareil, mais aussi le seul désastre absolu enregistré en situation défensive.
6. La Rothière 1814, défaite aussi, "acculé" aussi, mais s'en sort quand même... comme d'abitude.
7. Arcis/Aube 1814, "acculé" oui, défaite moins évidente puisque s'en sort toujours, et à son gré !
Les 19 autres batailles livrées par Napoléon sont toutes en offensive, dont une seule finira en défaite, en l'occurrence décisive, Waterloo.
Je profite de l'occasion pour souligner que la TOTALITE des 34 batailles livrées par le Maître sont donc des ATTaque/DEFense ou des DEFense/ATTaque, et AUCUNE ne relève du genre ATTaque/ATTaque, pourtant le plus pratiqué en "Jeu (dit) d'Histoire". Cherchez l'erreur !
Diégo Mané
Comme c'est tout de même le titre je réponds à la deuxième option.
Rappelons que de 1796 à 1815 Bonaparte (8) puis Napoléon (26) a personnellement commandé 34 batailles rangées, dont 15 l'ont vu assumer, au moins un temps donné, une attitude défensive.
Voir dans les articles ci-dessous, les batailles concernées.
http://www.planete-napoleon.com/docs/Ba ... Empire.pdf
http://www.planete-napoleon.com/docs/Ba ... lution.pdf
Arcole et Rivoli sont certes défensives, mais la notion "acculé" n'y est pas car il aurait pu reculer, et d'ailleurs il s'agit de belles victoires.
Les Pyramides, défensive également, victoire également, est particulère, comme vous savez.
A Austerlitz c'était en fait un "subterfuge", ou pour mieux dire un piège, donc cela ne compte pas.
Il n'était d'ailleurs pas du tout "acculé" puisqu'il n'était pas "contraint" à livrer cette bataille.
A Friedland c'est surtout Lannes qui défend, en attendant Napoléon, qui attaque quand il est prêt, et transforme l'héroïque résistance de son lieutenant, pas "acculé" du tout, en victoire sans appel.
A Lützen c'est Neÿ qui joue le rôle de la digue, jusqu'à ce que Napoléon puisse contre-attaquer.
En revanche, il était bien "contraint" de livrer bataille pour éviter un désastre, et par suite Napoléon aussi, mais qui fit en sorte de gagner la bataille si mal engagée par son lieutenant.
A Dresde il est en défensive mais c'est délibéré, en attendant l'entrée en ligne des forces rameutées.
A Wachau c'est exactement le même schéma qui prend place et débouche sur une offensive.
Il ne reste à mon sens guère que sept occurrences où Bonaparte/Napoléon ait été "acculé" à la défensive :
1. Caldiéro 1796. Défaite incontestable, mais rapidement sublimée... et oubliée !
2. Marengo 1800, qui finira en victoire, mais grâce à l'intervention "extérieure" de Desaix.
3. Eylau 1807, que seul le départ des Russes pendant la nuit permettra de qualifier de victoire.
4. Essling 1809, authentique défaite, pour laquelle le terme "acculé" est parfaitement justifié.
5. Leipzig 1813, pareil, mais aussi le seul désastre absolu enregistré en situation défensive.
6. La Rothière 1814, défaite aussi, "acculé" aussi, mais s'en sort quand même... comme d'abitude.
7. Arcis/Aube 1814, "acculé" oui, défaite moins évidente puisque s'en sort toujours, et à son gré !
Les 19 autres batailles livrées par Napoléon sont toutes en offensive, dont une seule finira en défaite, en l'occurrence décisive, Waterloo.
Je profite de l'occasion pour souligner que la TOTALITE des 34 batailles livrées par le Maître sont donc des ATTaque/DEFense ou des DEFense/ATTaque, et AUCUNE ne relève du genre ATTaque/ATTaque, pourtant le plus pratiqué en "Jeu (dit) d'Histoire". Cherchez l'erreur !
Diégo Mané
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